Dimanche 2 octobre 2011 7 02 /10 /Oct /2011 14:27

Syrie et couleurs nationales Nous tenons à vous présenter une brève analyse des événements successifs qui se sont déroulés dans notre pays, la Syrie, afin de mettre en lumière certains faits, d’une part, et tordre le cou à certains mensonges montés de toute pièce et médiatisés par la propagande impérialiste visant la Syrie.


Depuis que les événements ont commencé en mars dernier, des dizaines de chaînes de télévision en Amérique, en Grande-Bretagne et en France, certaines chaînes dans le monde arabe, et des centaines de sites internet ont travaillé d’arrache-pied pour falsifier la réalité sur ces événements, en tout cas pour l’opinion publique mondiale, avec des programmes spécifiques diffusés en ce sens, jour et nuit.


Le président Américain fait des déclarations quotidiennes comprenant des menaces directes visant la Syrie, ainsi qu’une ingérence flagrante dans les affaires internes du peuple Syrien. Plusieurs hauts dignitaires de  l’Union européenne suivent les pas du président Américain.


Ces menaces et ces ingérences ont atteint un sommet lorsque le président Américain a affirmé l’illégitimité du régime Syrien. Des sanctions sévères et injustes ont été imposées au peuple Syrien et à son économie. Plus dangereux encore, des plans sont discutés et impulsés par l’OTAN afin de lancer des vagues de frappes aériennes pendant plusieurs semaines contre 30 sites stratégiques en Syrie, ressemblant exactement à ce qui s’est passé en Yougoslavie.


Certains hauts dignitaires Européens ne vont pas hésiter à appeler à traiter la situation en Syrie avec des méthodes qui en ferait une pâle copie de la crise Libyenne. Des dizaines de milliers de civiles ont été massacrés, des dizaines d’usines et de sites économiques ont été détruits par des frappes aériennes, et pendant ce temps, la Libye est divisée.


Des Etats-membres de l’alliance impérialiste internationale essaient, par tous les moyens possibles, de faire adopter une résolution du Conseil de sécurité condamnant la Syrie, qui serait suivie par des résolutions successives contre la Syrie et la soumettre au chapitre 7 de la Charte de l’ONU, afin qu’une campagne agressive puisse être légitimée. Grâce à l’opposition de la Russie et de la Chine, accompagnées de l’Afrique du sud, l’Inde, le Brésil et le Liban, les tentatives impérialistes au Conseil de sécurité de l’ONU sont tout simplement, jusqu’à présent, un échec.

Toutes ces manœuvres sont justifiées de deux façons :

  1. Des manifestants sont tués en Syrie, on a recours à des méthodes sécuritaires dans le traitement des manifestations ;
  2. La manipulation des insuffisances du régime en Syrie, tels que le manque de démocratie et le monopole du pouvoir exercé par le parti au pouvoir, afin de faire pression sur le régime pour qu’il adopte des changements internes, bien que tout changement interne doive être considéré comme une partie intégrante de la souveraineté nationale de n’importe quel pays ;


En fait, plusieurs manifestations ont eu lieu dès le mois de mars, appelant à des réformes sociales, économiques et démocratiques. La majorité de ces revendications ont été soutenues par notre parti comme une façon de s’opposer aux effets néfastes de la mise en œuvre de mesures économiques libérales, issues des accords passés avec le FMI, et de la transformation de la Syrie en une économie de marché. Les effets ont été très mauvais sur le niveau de vie des pauvres et des couches moyennes.


La direction politique du pays a été constamment mise en garde, par la presse du parti, des rencontres officielles ou des mémorandum officiels, le dernier il y a cinq semaines de cela. Les manifestations étaient pacifiques.


Elles ont été bien vite manipulées par des religieux fondamentalistes et des groupes radicaux à l’idéologie obscurantiste.


De pacifiques, les manifestations sont devenues armées, visant à atteindre des objectifs qui n’ont rien à voir avec des réformes politiques et sociales. Les forces de sécurité ont commis plusieurs erreurs injustifiables dans le traitement de ces manifestations. Des dizaines de civils et de soldats ont été tués. Des gangs armés se sont constitués, attaquant des propriétés publiques et privées, et mettant en place des barricades dans certaines villes où ils ont pris le dessus. Dans les tout derniers mois, ces bandes armées se sont chargées de mettre sur pied des sites armés dans les régions frontalières entre la Syrie, d’une part, et la Turquie, la Liban, la Jordanie et l’Irak pour s’assurer une continuité dans le ravitaillement en armes et en équipements divers.

Quoi qu’il en soit, les bandes armées n’ont pas réussi à établir une base frontalière stable. Cela a coûté à la vie à des centaines de civils et de soldats, plus de 2 000 victimes. Dans le même temps, certains événements ont été exagérés. Des faits ont été falsifiés. Les équipements dernier cri électroniques et médiatiques ont été utilisés afin de faire passer l’armée Syrienne comme étant complètement responsable de ces actes, et de déresponsabiliser totalement les bandes armées.


Pressé par les événements, le gouvernement a adopté plusieurs réformes sociales et démocratiques comprenant : l’annulation des lois d’urgence, des tribunaux exceptionnels, et le caractère légal accordé aux manifestations pacifiques. Récemment, une nouvelle loi électorale et une loi permettant la création de partis politiques ont été adoptées. Est en cours de préparation une nouvelle constitution ou une constitution modifiée.


De nouvelles lois couvrant les domaines des médias et de l’administration locale ont également été adoptées.


Les objectifs de ces lois et mesures sont : casser le monopole du pouvoir exercé par le parti Baath, pour établir une société pluraliste et démocratique, pour garantir les libertés publiques et privées, pour aider au développement de la liberté d’expression et à la reconnaissance du droit de l’opposition à une activité politique pacifique.


En dépit de nos réserves quant à certains articles, ces lois sont très importantes. Pendant plus de quarante années, notre parti a lutté pour que de telles lois soient adoptées. Si ces lois étaient mises en œuvre, elle pourraient être un pas important en avant, dans la transition de la Syrie vers une société démocratique et pluraliste.


De vastes secteurs de l’opposition nationale pacifique ont accueilli positivement ces mesures, tandis que l’opposition fondamentaliste et armée s’en tient toujours au slogan du renversement du régime, attisant les tentions communautaires.


Tenter de dépeindre le problème comme s’il s’agissait d’une lutte communautaire ou religieuse serait une falsification flagrante des faits.


Nous pouvons résumer la situation de la façon suivante :


  • Les tentions armées dans les villes Syriennes ont diminué. Les bandes armées ont subi de lourdes pertes. Cependant, certaines d’entre elles sont capables de reprendre leurs activités.
  • Les manifestations pacifiques n’ont pas disparu et ne sont pas confrontées à la violence de l’État, à moins qu’elles se soient accompagnées d’agissements violents.
  • L’État a invité l’opposition nationale à participer à un dialogue politique général visant à contribuer à la réalisation de la transition à la démocratie et au pluralisme de façon pacifique. Ce dialogue doit affronter de nombreuses difficultés, la plus importante d’entre elles est la pression de groupes armés qui s’opposent au dialogue pacifique et à une solution pacifique, et dépendant du soutien de l’étranger.
  • Les menaces impérialistes et colonialistes contre la Syrie se sont intensifiées. Bien que ces menaces posent de nombreuses difficultés, nous devons être prêts à les affronter.


 

Pour ce qui est de la situation dans notre pays, il apparaît que :

 

  • Les mouvements de protestation existent toujours à différents niveaux. Ils diffèrent d’un gouvernorat à l’autre. On peut remarquer que la plupart des mouvements partent des mosquées, des zones rurales et des taudis, pour se diriger vers les centres-villes .
  • Les mouvements parmi les minorités ethniques ou religieux sont rares. Dans les usines, les universités et les syndicats, il n’y a pas de mouvement ;
  • Dans les cercles de la grande bourgeoisie, qu’elle soit industrielle ou économique, en particulier dans les grandes villes comme Aleppo, Lattakia et Damas, il n’y a pas de mouvement.
  • Il n’y a aucun mouvement parmi les clans et les tribus.
  • L’opposition se compose d’un large spectre de partis très divers. Certains sont patriotiques, s’opposant à l’ingérence étrangère et aux bandes armées. De plus, il faut compter avec les Frères musulmans qui peuvent être considérés comme le parti le plus actif et le mieux organisé dans le pays et à l’étranger.

 
 

Il y a également plusieurs groupes traditionalistes avec différentes orientations, dont l’influence devient clairement visible dans des rassemblements et manifestations dans différentes régions. Ces groupes ne cachent pas leurs objectifs qui sont typiquement réactionnaires et sectaires.


Sur place, les groupes les plus actifs et importants depuis le début des manifestations sont les coordinations locales qui comprennent des groupes de jeunes n’ayant pas d’orientations ou de plans idéologiques communs clairs si ce n’est le slogan : « A bas le régime ! ». Ils sont vulnérables aux pressions externes et internes.

 

L’opposition en exil composée essentiellement d’intellectuels, de traditionalistes, de personnes qui ont abandonné le régime et ont certains contacts à l’intérieur (Khadam et Refaat Al Assad).


Durant la dernière période, ces forces ont organisé plusieurs conférences à l’étranger (exceptée une rencontre organisée à l’hôtel Samir Amis à Damas par l’opposition interne), dans l’objectif de mobiliser des forces et de coordonner leurs positions Des différences idéologiques, politiques ainsi que d’intérêts l’ont emporté. Certaines forces d’opposition à l’étranger ont travaillé dur pour obtenir le soutien des forces étrangères colonialistes.

 

  • Jusqu’à présent, les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne mènent la campagne internationale de menaces et de provocation contre le régime en Syrie visant à imposer de plus en plus de sanctions contre la Syrie, en particulier des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU et d’autres organisations internationales, la Russie et la Chine continue de s’opposer à de telles sanctions et mesures. La Turquie a choisi une position opportuniste qui fluctue en fonction de ses intérêts régionaux et politiques. Grosso modo, il y a une unanimité internationale dans l’opposition aux mesures militaires directes contre la Syrie, comme cela s’est produit en Libye, étant donné que la Ligue arabe et le Conseil de sécurité de l’ONU n’adoptent pas de résolutions ouvrant la voie à cette perspective. Le conflit sur cette question est féroce.
  • Excepté le Qatar qui joue un rôle vital et important dans la conjuration contre la Syrie, il existe différentes opinions et position dans le monde Arabe concernant la situation en Syrie ;
  • Jour après jour, la situation économique se détériore, la pression sur les conditions de vie des masses s’intensifie ;
  • Le régime est cohérent et offre de grandes potentialités. Cinq mois après le début des événements, aucune des institutions de base (le parti, l’armée, la sécurité, les institutions d’État, les ambassades, les organisations populaires, les syndicats, le Front national progressiste…) n’a connu de divisions ;


 

  

Assurément, le tableau n’est pas statique, et doit être perçu dans ses aspects dynamiques, son évolution et son développement jour après jour.


Parmi les scénarios possibles :

  • La crise pourrait continuer encore pendant une longue période, menant à d’autres catastrophes, bains de sang et souffrances ;
  • Un effondrement menant à l’anarchie générale, une guerre civile ou quelque chose de ce genre, ouvrant la voie à une intervention extérieure ;
  • Une division claire dans l’opposition peut se produire, faisant en sorte qu’une partie d’entre elle s’ouvre à un dialogue sérieux avec le régime pour parvenir à un nouveau contrat social dans le pays ;
  • Un terme aux divergences d’approches et à l’ « immobilisme » en ce qui concerne les forces du régime ;
  • Un terme aux divergences d’approches et à l’ « immobilisme » en ce qui concerne les forces du régime ;

 

Il y a deux issues possibles : soit l’avancée vers une solution politique à la crise rendant possible une fin rapide et définitive, soit la poursuite du recours au traitement sécuritaire de la crise quelqu’en soit le prix.

Il est difficile de prédire la manière dont une solution décisive sera atteinte.


Certains événements inattendus peuvent se produire, poussant tous les partis à trouver un accord, ou à accepter un accord imposé par des puissances étrangères pour aider le pays à trouver une issue au tunnel dans lequel il s’est engouffré.


Où en est le parti désormais ?


Pour commencer, nous aimerions attirer votre attention sur le fait que notre parti a envoyé un mémorandum au commandement régional à la veille de la 10ème conférence nationale du parti Baath en 2005. Le parti a demandé à ce que l’État soit séparé du parti, que la démocratie et les libertés soient garanties, que les lois d’urgence soit levées, qu’une loi démocratique pour les partis soit adoptée, que les prisonniers d’opinion et politiques soient libérés, que l’on mette un terme à la domination du parti Baath sur les syndicats, que la corruption soit combattue, etc.


En outre, nous tenons à ajouter que le parti a affirmé, dans tous les documents adoptés dans la dernière période, qu’il soutenait la position nationale de la Syrie.


Pour réaliser cet objectif, les besoins sociaux, économiques et démocratiques des masses populaires doivent être satisfaits. Nous avons discuté en détail de ces revendications dans nos conférences et documents.


Dans son analyse de la crise profonde actuelle de notre pays, notre parti avait indiqué clairement que la principale contradiction se trouve entre la formule politique selon laquelle le pays est gouverné depuis des décennies et les revendications de démocratie, de développement social, économique et culturel dont a besoin la société syrienne.


Le fond de notre position, c’est que cette formule politique repose sur le monopole de l’autorité par le parti Baath, la tutelle sur le mouvement populaire et ses organisations. Cette formule a mené à la décadence et à la bureaucratie, et à la corruption de l’appareil d’État. Par conséquent, les plans de réforme économique et sociale doivent être pris en considération, mis au niveau des exigences de progrès.

 

En bref, notre parti estime que le fond de la crise actuelle réside dans le décalage entre la structure du régime et les tâches que doit affronter la Syrie. Dans le même temps, le parti insiste sur le fait que l’ennemi et les forces impérialistes font de leur mieux pour utiliser ce décalage interne pour rendre possible la conjuration contre la Syrie, et l’utiliser comme un cheval de Troie pour servir son objectif bien connu, comme nous l’avons mentionné ci-dessus.


En conséquence, le Parti communiste syrien (unifié) n’est pas neutre pour ce qui est de l’alternative nécessaire, d’une part, et des moyens nécessaires pour atteindre cet objectif, d’autre part.


Une solution politique passant par la poursuite de réformes véritables et radicales est la seule issue à la crise. Les mesures sécuritaires ne font que développer les facteurs de la crise, et l’approfondir toujours plus tout en vidant de son sens le contenu des réformes.


Nous affirmons que la situation actuelle rend nécessaire un dialogue constructif et loyal entre toutes les forces patriotiques et honnêtes, indépendamment des différences d’opinions et d’idées dans l’objectif de parvenir à un accord ou à un plan de réformes radicales répondant aux besoins des masses populaires et des garanties sur la création d’un État civil laïc et démocratique s’opposant aux plans impérialistes et Israéliens dans la région.


Si le dialogue nécessite l’existence d’un climat propice, le dialogue même pourrait contribuer à créer un tel climat, car les autres options ne conduiraient qu’à de nouveaux bains de sang, de nouveaux désastres pour le pays et pour le peuple.


Chers camarades, 


Étant donné la faiblesse des médias syriens face aux gros médias de l’impérialisme, à la mobilisation des forces du monde entier contre la Syrie, et à l’alliance anti-syrienne composée des puissances impérialistes ainsi que de leurs marionnettes dans la région, y compris la Turquie, qui a adopté une politique pragmatique pour se partager l’hégémonie dans la région avec les pays européens, pour toutes ces raisons, notre parti espère que tous les partis communistes, ouvriers et démocratiques dans le monde contribueront à diffuser ces précisions dans l’opinion publique de leurs pays respectifs.


Palestine communisteAinsi, nous appelons ces partis à soutenir la Syrie car elle est le plus important des pays Arabes à résister aux plans impérialistes de domination du Moyen-Orient, et à s’opposer fermement au plan américano-israélien visant à diviser la région en diverses entités communautaires dont le contrôle serait rendu plus facile. La Syrie soutient également la résistance nationale en Palestine, au Liban et en Irak. De plus, elle soutient le droit du peuple palestinien à libérer ses territoires et à fonder un État national avec Jérusalem comme capitale. 

  

Par Résistance - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Samedi 1 octobre 2011 6 01 /10 /Oct /2011 23:04

Libye, OAN et mediamensongesLe nouveau livre de Michel Collon, Libye, OTAN et mediamensonges, vient de sortir.
Il s'agit d'un court manuel destiné à offrir un autre point de vue sur la guerre de l'OTAN.

Kadhafi a-t-il bombardé sa population ? L'OTAN respecte-t-elle le mandat de l'ONU ? Qui sont les rebelles ? Quels sont les intérêts en jeu dans ce conflit ?... Autant de questions qui méritent le débat et auxquelles ce livre veut contribuer à répondre.

L'équipe d'Investig'Action est à votre disposition pour organiser rencontres, conférences, interviews ou pour toute autre demande.

Contact : secretariat@michelcollon.info ou simondebeer@michelcollon.info - 0032 487 38 68 58 (jusqu'en janvier 2012)

Un dossier de presse contenant toutes les infos pratiques sur le livre et l'équipe de Michel Collon est disponible sur simple demande.

Par Résistance - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Mardi 27 septembre 2011 2 27 /09 /Sep /2011 22:22

Klarsfeld - ShalitL’allégeance aux armes, la proposition de Jean François Copé, qui consiste pour tout candidat à la nationalité française ou tout français accédant à la majorité, de prêter un serment de loyauté à la France, comme le fichier de la double nationalité, la proposition de Claude Goasguen, sont les deux aspects d’un même piège de la démagogie qui se referme contre ses auteurs.

L’allégeance aux armes, soit. Mais que faire des objecteurs de conscience ? Des pacifistes ?

Une allégeance n’immunise pas contre la trahison. La collaboration avec l’ennemi de la France, l’Allemagne nazie, a été institutionnalisée par un maréchal de France, lors de la Deuxième guerre mondiale.

Messieurs les législateurs, commencez par réviser vos cours sur l’histoire de France avant de vous lancer dans une entreprise si chauvine.

Tant qu’à faire, commençons par mettre de l’ordre chez soi. La défense du caporal binational franco- israélien Gilad Shalit par la France devient dès lors caduque et, non avenue, la promotion du réserviste israélien Arno Klarsfeld au poste de directeur de l’office de immigration et de l’intégration.

Pour en finir avec le double standard…… dans le même ordre d’idées, faire intervenir l’Otan en Libye et apposer son veto à la Palestine, relève de la duplicité, une forme de déloyauté à l’égard de ses propres principes fondamentaux.

A force jouer avec le feu, on finit par s’y brûler.

 

Texte de René Naba.

L’auteur a vécu, pendant plus de vingt ans, sur les «points chauds» de l’actualité internationale, d’abord, en tant que correspondant tournant au bureau régional de l’Agence France Presse à Beyrouth (1969 à 1979) où il a notamment couvert la guerre civile jordano-palestinienne, le «septembre noir» de 1970, la nationalisation des installations pétrolières d’Irak et de Libye (1972), une dizaine de coups d’État et de détournements d’avion, ainsi que la guerre du Liban (1975-1990), la guerre d’octobre (1973), les premières négociations de paix égypto-israéliennes de Mena House Le Caire (1979).

Puis en tant que responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l’Agence France Presse (1978-1990) où il a couvert, à ce titre, la guerre irako-iranienne (1979-1988), la guerre algéro-marocaine, la guerre tchado-libyéenne (1982-1987), le conflit américano-libyen (1986-1987), l’assassinat du président égyptien Anouar El-Sadate (1981), le raid contre la centrale nucléaire irakienne de Tammouz (1980), les sommets des Non-alignés de New Delhi (1983) et de Harare (1987), les sommets arabes de Fès (1981 et 1982) de Rabat et d’Alger (1988), les sommets islamiques de Lahore (1974), de Kuala Lumpur (1975) et de Riyad (affaire Salman Rushdie 1989) ainsi que l’affaire des otages occidentaux au Liban (1984-1988), la guerre des ambassades entre Paris et Téhéran (1987) et la percée diplomatique de Yasser Arafat à Paris (1989) et en Europe occidentale.

Français d’origine libanaise, jouissant d’une double culture franco-arabe, natif d’Afrique, juriste de formation et journaliste de profession ayant opéré pendant 40 ans au Moyen Orient, en Afrique du Nord et en Europe, l’auteur dont l’expérience internationale s’articule sur trois continents (Afrique Europe Asie) a été la première personne d’origine arabe à exercer, bien avant la diversité, des responsabilités journalistiques sur le Monde arabo-musulman au sein d’une grande entreprise de presse française de dimension mondiale.

Le mérite en revient à l’AFP, qui a eu, en la matière, un rôle précurseur, bien avant que les concepts de «discrimination positive» ou de «quotas ethniques» ne viennent polluer le débat public.

Par Résistance - Communauté : antisioniste
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Mardi 27 septembre 2011 2 27 /09 /Sep /2011 19:37

Wadah KhanfarAl-Jazeera, la chaîne d’information qatariote qui s’est imposée en 15 ans dans le monde arabe comme une source originale d’information, s’est soudainement engagée dans une vaste opération d’intoxication visant à renverser les régimes libyen et syrien par tous les moyens. Ce revirement, démontre Thierry Meyssan, n’est pas le fruit de la conjoncture, mais a été préparé de longue date par des personnalités qui ont su cacher leurs intérêts personnels au grand public. Révélations…

 

La chaîne qatariote Al-Jazeera a annoncé la démission de son directeur général, Wadah Khanfar, et son remplacement par un membre de la famille royale, cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani, le 20 septembre 2011.

Cheikh Hamad est un cadre de Qatargas. Il a travaillé pendant un an à Paris-La Défense au siège de Total. Il présidait par le passé le Conseil d’administration d’Al-Jazeera.

Cette nouvelle est présentée dans la presse atlantiste de trois manières différentes : soit comme une démission forcée et une reprise en main de la chaîne par l’État, soit comme une vengeance de l’Autorité palestinienne après la diffusion des Palestinian Papers, soit enfin comme une conséquence des fuites de Wikileaks exposant certaines des connexions de M. Khanfar avec les États-Unis.

Si toutes ces interprétations peuvent contenir une part de vérité elles masquent la raison principale : le rôle du Qatar dans la guerre contre la Libye. Ici, un retour en arrière est nécessaire.

L’origine d’Al-Jazeera : une volonté de dialogue

Al-Jazeera a été conçu par deux personnalités franco-israéliennes, les frères David et Jean Frydman, après l’assassinat de Yitzhak Rabin, dont ils étaient proches. Selon David Frydman, l’objectif était de créer un média où des Israéliens et des Arabes pourraient débattre librement, échanger des arguments, et apprendre à se connaître, alors que ceci était interdit par la situation de guerre et bloquait toute perspective de paix.

Pour créer la chaîne, les frères Frydman bénéficièrent d’un concours de circonstances : la compagnie saoudienne Orbit avait conclu un accord avec la BBC pour créer un journal télévisé en arabe. Mais les exigences politiques de la monarchie absolue saoudienne se révélèrent vite incompatibles avec la liberté de travail des journalistes britanniques. L’accord fut résilié et la majorité des journalistes arabisants de la BBC se retrouvèrent au chômage. Ils furent donc récupérés pour fonder Al-Jazeera.

Les frères Frydman tenaient à ce que leur télévision soit perçue comme une chaîne arabe. Ils parvinrent à convaincre le nouvel émir de Qatar, Hamid bin Khalifa al-Thani, qui, avec l’aide de Londres et de Washington, venait de renverser son père —accusé de sentiments pro-Iraniens—. Cheikh Hamad bin-Khalifa comprit rapidement les avantages qu’il pouvait tirer à se trouver au centre des discussions israélo-arabes, qui duraient depuis un demi-siècle déjà et s’annonçaient encore longues. Au passage, il autorisa l’ouverture à Doha d’un bureau du ministère israélien du Commerce, à défaut de pouvoir ouvrir une ambassade. Surtout, il vit l’intérêt pour le Qatar de concurrencer les riches médias saoudiens pan-arabes et de disposer d’un média qui critique tout le monde, sauf lui.

Le montage financier initial prévoyait à la fois une mise de fonds des frères Frydman et un prêt de l’émir de 150 millions de dollars sur 5 ans. C’est le boycott des annonceurs organisé par l’Arabie saoudite et l’absence de revenus significatifs de la publicité qui a conduit à modifier le schéma initial. En définitive, l’émir est devenu le bailleur de fonds de la chaîne et donc son commanditaire.

Des journalistes exemplaires

Durant des années, l’audience d’Al-Jazeera a été tirée par son pluralisme interne. La chaîne s’enorgueillissait de laisser dire une chose et son contraire. Sa prétention n’était pas de dire la vérité, mais de la faire surgir du débat. Son émission phare, le talk show de l’iconoclaste Faisal al-Qassem, intitulé « L’Opinion contraire », se régalait à bousculer les préjugés. Chacun pouvait trouver des motifs de se réjouir de certains programmes et d’en déplorer d’autres. Peu importe, ce bouillonnement interne a eu raison du monolithisme de ses concurrents et a bouleversé le paysage audio-visuel arabe.

Le rôle héroïque des reporters d’Al-Jazeera en Afghanistan et durant la troisième guerre du Golfe, en 2003, et leur travail exemplaire contrastant avec la propagande des chaînes satellitaires pro-US, transforma l’image de la chaîne d’une station polémique en média de référence. Ses journalistes payèrent au prix fort leur courage : George W. Bush hésita à bombarder les studio de Doha, mais fit assassiner Tareq Ayyoub, arrêter Tayseer Alouni et incarcérer Sami el-Hajj à Guantanamo.

La réorganisation de 2005

Cependant les meilleures choses ont une fin. En 2004-05, après le décès de David Frydman, l’émir décida de réorganiser complètement Al-Jazeera et de créer de nouveaux canaux, dont Al-Jazeera English, alors que le marché mondial se transformait et que tous les grands États se dotaient de chaînes d’information satellitaires. Il s’agissait clairement d’abandonner l’effervescence et les provocations du début, de capitaliser une audience atteignant désormais les 50 millions de téléspectateurs, pour se positionner comme un acteur du monde globalisé.

Cheikh Hamad bin-Khalifa fit appel à un cabinet international qui lui avait dispensé une formation personnelle en communication. JTrack s’était spécialisé dans l’entraînement des leaders arabes et d’Asie du Sud-Est pour leur apprendre à parler le langage de Davos : comment donner aux Occidentaux l’image qu’ils ont envie de voir. Du Maroc à Singapour, JTrack a ainsi formé la plupart des responsables politiques soutenus par les États-Unis et Israël —souvent de simples fantoches héréditaires— pour en faire des personnalités médiatiquement respectables. L’important n’est pas qu’ils aient quelque chose à dire, mais qu’ils sachent manier la langue de bois globale.

Toutefois, le Pdg de JTrack, ayant été appelé à de hautes fonctions gouvernementales en Afrique du Nord, il dût se retirer avant d’avoir achevé la transformation du Al-Jazeera Group. Il confia la suite des opérations à un ancien journaliste de Voice of America qui travaillait depuis plusieurs années déjà pour la chaîne qatariote et appartenait à la même confrérie musulmane que lui : Wadah Khanfar.

À la fois professionnellement compétent et politiquement sûr, M. Khanfar s’attacha à donner une couleur idéologique à Al-Jazeera. Tout en donnant la parole à Mohamed Hassanein Heikal, l’ancien porte-parole de Nasser, il fit de cheikh Yusuf al-Qaradawi —qui avait été déchu de sa nationalité égyptienne par Nasser— le « conseiller spirituel » de la chaîne.

Le virage de 2011

C’est avec les révolutions en Afrique du Nord et dans la péninsule arabique que Wadah Khanfar a brutalement modifié la ligne éditoriale de sa rédaction. Le Groupe a joué un rôle central dans l’accréditation du mythe du « printemps arabe » : les peuples, avides de vivre à l’occidentale, se seraient soulevés pour renverser des dictateurs et adopter des démocraties parlementaires. Rien ne distinguerait les événements de Tunisie et d’Égypte, de ceux de Libye et de Syrie. Quant aux mouvements du Yémen et de Bahreïn, ils n’intéresseraient pas les téléspectateurs.

En réalité, les Anglo-Saxons se sont efforcés de surfer sur des révoltes populaires pour rejouer le vieil air du « printemps arabe » qu’ils avaient organisé dans les années 1920 pour s’emparer des anciennes provinces ottomanes et y installer des démocraties parlementaires fantoches sous contrôle mandataire. Al-Jazeera a donc accompagné les révoltes tunisienne et égyptienne pour écarter la tentation révolutionnaire et légitimer de nouveaux gouvernements favorables aux États-Unis et à Israël. En Égypte, il s’est même agi d’une véritable récupération au profit d’une seule composante de la contestation : les Frères musulmans, représentés par le prêcheur star de la chaîne… cheikh Yusuf al-Qaradawi.

Indignés par cette nouvelle ligne éditoriale et par le recours de plus en plus fréquent au mensonge, certains journalistes comme Ghassan Ben Jedo claquent la porte.

Qui tire les ficelles de l’info ?

Quoi qu’il en soit, il faut attendre l’épisode libyen pour que les masques tombent. En effet, le patron de JTrack et mentor de Wadah Kanfhar n’est autre que Mahmoud Jibril (le "J" de "JTrack", c’est "Jibril"). Ce manager aimable, brillant et creux, avait été conseillé à Mouammar Kadhafi par ses nouveaux amis états-uniens pour piloter l’ouverture économique de la Libye après la normalisation de ses relations diplomatiques. Sous le contrôle de Saif el-Islam Kadhafi, il avait été nommé à la fois ministre du Plan et directeur de l’Autorité de développement, devenant de facto le numéro 2 du gouvernement, et ayant autorité sur les autres ministres. Il mena au pas de charge la dérégulation de cette économie socialiste et la privatisation de ses entreprises publiques.

À travers l’activité de formation de JTrack, Mahmoud Jibril avait noué des relations personnelles avec presque tous les dirigeants arabes et d’Asie du Sud-Est. Il disposait de bureaux à Bahreïn et à Singapour. M. Jibril avait aussi créé des sociétés de négoce, dont une chargée du commerce du bois de Malaisie et d’Australie avec son ami français Bernard-Henri Lévy.

Mahmoud JibrilMahmoud Jibril avait suivi ses premières études universitaires au Caire. Il y avait fait la connaissance de la fille d’un des ministres de Nasser et l’avait épousée. Il avait poursuivi ses études aux États-Unis, où il avait adopté les thèses libertariennes qu’il essaya d’introduire dans l’idéologie anarchiste d’el-Kadhafi. Surtout, M. Jibril avait rejoint la confrérie des Frères musulmans en Libye. C’est à ce titre qu’il avait placé les Frères Wadah Kanfhar et Yusuf al-Qaradawi à Al-Jazeera.

Durant le premier semestre 2011, la chaîne qatariote est devenue l’instrument privilégié de la propagande pro-occidentale : elle a nié autant que possible l’aspect anti-impérialiste et anti-sioniste des révolutions arabes et a choisi dans chaque pays les protagonistes qu’elle soutenait et ceux qu’elle conspuait. Sans surprise, elle a soutenu le roi de Bahreïn —un élève de Mahmoud Jibril— qui faisait tirer sur la foule, tandis que cheikh al-Qaradawi appelait à l’antenne au Jihad contre el-Khadafi et el-Assad, accusés mensongèrement de massacrer leur propre peuple.

M. Jibril étant devenu le Premier ministre du gouvernement rebelle libyen, le sommet de la mauvaise foi aura été atteint avec la construction dans des studios à Doha de répliques de la Place verte et de Bab el-Azizia où furent tournées de fausses images de l’entrée des « rebelles » pro-Us dans Tripoli. Que n’ai-je lu comme insultes lorsque j’ai annoncé cette manipulation dans les colonnes de Voltairenet.org ! Pourtant Al-Jazeera et Sky News diffusèrent ces fausses images le second jour de la bataille de Tripoli, semant le désarroi parmi la population libyenne. Ce ne fut en réalité que trois jours plus tard que les « rebelles » —presque exclusivement les Misrata— entrèrent dans Tripoli dévastée par les bombardements de l’OTAN.

Il en va de même avec l’annonce par Al-Jazeera de l’arrestation de Saif el-Islam Kadhafi et de la confirmation de cette capture par le procureur de la Cour pénale internationale Luis Moreno-Ocampo. Je fus le premier, sur les ondes de Russia Today, à démentir cette intoxication. Et là encore, je fus l’objet de quolibets dans certains journaux jusqu’à ce que Saif el-Islam vienne réveiller en personne les journalistes enfermés au Rixos et les conduise sur la vraie place Bal el-Azizia.

Interrogé sur ces mensonges par le canal arabe de France24, le président du Conseil national de transition (CNT), Mustafa Abdul Jalil revendiqua une ruse de guerre et se réjouit d’avoir ainsi accéléré la chute de la Jamahiriya.

Quel avenir pour Al-Jazeera ?

Le détournement d’Al-Jazeera en instrument de propagande pour la recolonisation de la Libye ne s’est pas fait à l’insu de l’émir de Qatar, mais sous sa houlette. C’est le Conseil de coopération du Golfe qui, le premier, a appelé une intervention armée en Libye. Le Qatar a été le premier membre arabe du Groupe de contact. Il a acheminé des armes pour les « rebelles » libyens, puis a envoyé son armée au sol, notamment lors de la bataille de Tripoli. En échange, il a obtenu le privilège de contrôler tout le commerce des hydrocarbures effectué au nom du Conseil national de transition.

Il est encore trop pour savoir si la démission de Wadah Khanfar marque la fin de sa mission au Qatar, ou si elle annonce une volonté de la chaîne de retrouver la crédibilité qu’elle avait mis 15 ans à gagner et 6 mois à perdre.

Thierry MeyssanThierry Meyssan. Intellectuel français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for peace. Il publie des analyses de politique étrangère dans la presse arabe, latino-américaine et russe.

Par Résistance - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 22 septembre 2011 4 22 /09 /Sep /2011 19:27

«L'ignorance est une force».

 

 


 
Par Résistance - Communauté : La Cyber-résistance
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Vendredi 16 septembre 2011 5 16 /09 /Sep /2011 22:10

Nouvelle imageAvec leur art consommé du mensonge et de la tromperie « ils » disent « règle d’or » !

Sous-entendu, c’est positif, c’est bénéfique ! Refusant leur point de vue, nous disons « règle de plomb" car il s’agit de littéralement plomber les dépenses sociales utiles pour la population (santé, retraite, sécurité sociale, salaires …) en intégrant ces choix politiques de classe dans la constitution.

 

Avec l’objectif de verrouiller tout autre choix et toute autre politique !

Ainsi, quel que soit le vote des citoyens, quelle que soit leur volonté, les politiques d’austérité voulues par les marchés financiers s’imposeraient, toute autre politique se voyant désignée comme anticonstitutionnelle !

 

Soyons lucides !

 

Le problème, c’est que le chœur des réformistes syndicaux et politiques reprend le « il faut bien maîtriser les déficits publics ! ».

Ce serait paraît-il un gage de sérieux (n’est-ce pas MM Hollande et Chérèque ?) car « nous aurions vécu au-dessus de nos moyens ! ».

 

En oubliant de dire :

 

• que c’est la puissance publique qui est venue au secours des banques menacées de faillite à coups de centaines de milliards d’euros : privatisation des profits, socialisation des pertes.

• que les Etats ont été placés sous la dépendance du capital financier à coups de décisions politiques (n’est-ce pas MM Pompidou et Giscard ?), ce qui en 30 ans a coûté des centaines de milliards d’euros empochés par les banques privées, les compagnies d’assurances, les fonds de pensions …

• que les exonérations patronales et les niches fiscales en tout genre pour les plus riches privent l’État de dizaines de milliards tous les ans !

• etc., etc.

 

Et qu’au final, c’est aux mêmes qu’on présente l’addition en s’en prenant à toutes les  conquêtes sociales issues de dizaines d’années de luttes !

 

Et que la mise en œuvre des politiques d’austérité au nom de la réduction des déficits (il s'agit en fait de s'assurer que les banques allemandes et françaises seront remboursées) viendraient au passage aggraver la dette publique comme on le voit en ce moment même en Grèce !

 

Syndicalement, le problème est que malgré les déclarations de la CGT indiquant par exemple dans son texte de soutien à la lutte engagée par les Commissions Ouvrières en Espagne : « Un budget équilibré ne peut constituer, en soi, un objectif des finances publiques », la déclaration intersyndicale nationale du 1er septembre stipule quant à elle que « pour relancer la croissance, en respectant les impératifs de développement durable, réduire les inégalités et maîtriser les déficits, une politique visant une autre répartition des richesses et favorisant le développement économique et social est incontournable ».

 

Donc, dans son appel à l’action pour le 11 octobre, l’intersyndicale se fixe aussi pour objectif la maîtrise des déficits, cédant ainsi aux pressions de la droite, de Sarkozy et des marchés financiers ! On retrouve ici la matrice euro-formatée de la Confédération Européenne des Syndicats qui, rassemblant toutes les directions syndicales françaises, n'a de cesse que de vouloir « sauver le capitalisme de lui-même » en défendant l'Euro et toutes les politiques antisociales au cœur de la construction européenne.

 

Et la direction confédérale de la CGT pour sauver le « le syndicalisme rassemblé » qui vacille doit faire le grand écart au détriment d’une véritable mobilisation des travailleurs, qui implique lucidité, clarté sur les objectifs et combativité sans concession aux barrières dressées par les forces du capital et leurs idéologues !

 

Alors à l’instar des travailleurs de Goodyear Amiens qui appellent pour le 11 octobre à un rassemblement combatif de tous les salariés et de la population de l’amiénois devant leur entreprise, fixons-nous des objectifs ambitieux de mobilisation et commençons dès à présent à réfléchir aux suites du 11 octobre !

 

Une déclaration du Front syndical de classe.

Par Résistance - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 19:02

Logos - partis politiquesFrançois Asselineau est le fondateur de l’UPR (Union Populaire Républicaine), d’inspiration gaulliste. L’UPR milite pour la sortie de l’Europe. Récemment, François Asselineau a fait une étude sur le sens des logos des partis : c’est un délice ! Nous vous recommandons spécialement l’étude sur les logos de l’UMP et des Verts. Peut-être un peu freudien, mais tellement criant de vérité !

 

L'article est ici.

 

La rédaction de Résistance.

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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 19:36

La commémoration des événements du 11 septembre 2001 a fait couler beaucoup d’encre et beaucoup de larmes. Les médias prostitués de l’empire ont cherché à justifier les guerres d’agression contre l’Afghanistan et l’Irak comme une légitime réponse à une attaque terrorisme.

Ces mêmes médias cherchent à rejeter dans un brouillard obscurantiste ceux qui ont des doutes sur la version officielle des événements du 11 septembre. Pourtant l’administration étasunienne a prouvé que sa politique en direction des populations est fondée sur le mensonge.

L’association ReOpen911.info qui milite pour l’ouverture d’une enquête sur le 11 septembre a publier cette vidéo de 25 minutes qui oppose, en cinq points, les doutes que l’on peut avoir sur la version officielle.

 La rédaction de Résistance.


  

Par Résistance - Communauté : La Cyber-résistance
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Mercredi 7 septembre 2011 3 07 /09 /Sep /2011 22:15

Boycott Israël Tous ceux qui se sont rendus en Palestine en ont fait l’humiliante expérience : la police israélienne traite les voyageurs non juifs avec une particulière attention ! Plusieurs membres de la rédaction de Résistance l’ont vécu ! Le site Europalestine publie un papier sur la réplique des autorités turques. Bon, ça manque de grandeur, mais c’est réjouissant !

 

Des dizaines de voyageurs israéliens atterrissant en Turquie ont reçu ce week-end une cruelle leçon d'éducation politique : ils y ont été traités exactement de la même manière que le sont des milliers de passagers, notamment mais pas exclusivement ceux qui ont des origines arabes ou musulmanes, arrivant à l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv.


Les médias turcs et israéliens rapportent ainsi, lundi, que des citoyens israéliens arrivant ou en transit à l'aéroport d'Istanbul ont été arbitrairement séparés des autres voyageurs, confinés dans une salle particulière, interrogés sur leur identité, leurs croyances religieuses, les prénoms de leurs parents, grands-parents et arrière-grands-parents, fouillés à corps, poireautant pendant des heures en slip ou en petite culotte, avant d'être relâchés.

En somme, ils ont subi les mêmes humiliations que celles infligées, à longueur d'année et en toute impunité, par la police israélienne, à de nombreuses catégories d'usagers de l'aéroport de Tel-Aviv : citoyens israéliens palestiniens, porteurs de patronymes arabes, pèlerins chrétiens ou musulmans,  parlementaires voire diplomates, et bien sûr toutes les personnes déclarant se rendre dans les territoires palestiniens occupés, ou soupçonnées de vouloir s'y rendre.

La presse turque rapporte d'ailleurs que l'action de la police des frontières à l'aéroport d'Istanbul était elle-même une réplique au traitement inhumain infligé à des voyageurs turcs désirant se rendre à Jérusalem à l'occasion de la fin du Ramadan, il y a quelques jours. Tant qu'il maintenait une alliance stratégique avec Israël, le gouvernement turc fermait les yeux sur les mauvais traitements subis par ses propres ressortissants en Israël. Mais les choses ont changé, notamment depuis que le gouvernement israélien a refusé de prononcer ne serait-ce qu'un mot d'excuses, après le massacre du Mavi Marmara où neuf citoyens turcs ont été assassinés.

Il reste à espérer que les voyageurs israéliens tireront un enseignement salutaire de l'épreuve qu'ils ont subie, et qu'ils s'en prendront au seul responsable de leur sort : leur propre gouvernement.


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Par Résistance - Communauté : antisioniste
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Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 08:21

Union soviétiqueLa Tribune de la Région Minière vient de publier les opinions (contrastées) de Pierre Thorez, fils de Maurice, sur la restauration du capitalisme en U.R.S.S. Cet entretien est une pièce dans cette réflexion qui est loin d’être close.

La Rédaction de Résistance.

 

Universitaire, Pierre Thorez est l’un des meilleurs connaisseurs français de la Russie postsoviétique.

A l’occasion du 50e anniversaire du vol dans l’espace de Youri Gagarine, qui marque peut- être l’apogée du système soviétique, il nous livre ici ses impressions sur la restauration du capitalisme en URSS et donne son avis sur les raisons de la chute du socialisme.

Plus que jamais communiste, il invite à en tirer les leçons. Pour continuer de croire en des lendemains qui chantent enfin !

 

Quelles sont, à votre avis, les causes de la chute du socialisme en URSS ?

Pierre Thorez : Il faudrait un livre pour répondre ! Très sommairement, il y a des causes internes et externes, politiques, économiques et sociales. Au niveau externe : le gouffre provoqué par la course aux armements, la forte campagne antisoviétique relayée par quasiment tous les médias et forces politiques (y compris les PC en Occident), le soutien à tous ceux qui, en URSS, pouvaient affaiblir le régime. Au niveau interne : les limites d’une gestion bureaucratique incapable de répondre aux besoins accrus de la population et de satisfaire la demande en produits agricoles et manufacturés. L’écart grandissant entre le discours et la pratique, les effets pervers du parti unique devenu un instrument de carrière individuelle et non plus une force politique révolutionnaire sont aussi des éléments d’explications.

 

Ḗtait-il possible d’empêcher la fin du socialisme ?

Il fallait soit changer les pratiques en mettant fin aux privilèges dont bénéficiaient les cadres ; ce qu’a tenté de faire Andropov (à la tête du pays de 1982 à 1984). Celui-ci a voulu remettre au pas ceux qui avaient fait carrière dans le parti sans avoir aucune conviction communiste. Il a essayé d’insuffler un idéal. Ce fut une occasion ratée. Il est mort trop rapidement et ses adversaires bénéficiaient de réseaux puissants au cœur du système. L’autre voie était de changer le discours pour le mettre en cohérence avec la réalité ; ce qui a été fait sous Gorbatchev et a conduit à la contre-révolution. Ce sont les cadres du Parti qui ont précipité la chute du socialisme. En dehors des pressions extérieures, c’est quand même le système lui-même qui a produit ses fossoyeurs.

Eltsine par exemple appartenait au bureau politique du Parti communiste d’Union soviétique.

Certains dirigeants sont ainsi devenus banquiers et chefs d’entreprise. Que faisaient-ils au cœur du système ? À la tête du PCUS ? Cela pose la question de la formation révolutionnaire des cadres mais aussi du parti unique…


L’instauration du parti unique a été une erreur ?

Je pense que sur le long terme, c’est l’abandon du slogan de Lénine (« Tout le pouvoir aux soviets !») qui a aussi précipité la chute de l’URSS. Dès la fin des années 1920, les soviets où était représenté l’ensemble de la société, ont cessé de jouer leur rôle et de détenir le pouvoir au profit du parti unique. Une évolution finalement entérinée dans la Constitution de 1977. A mes yeux, avec le recul, c’est un des éléments qui a empêché le fonctionnement de la démocratie socialiste.

Bien sûr, pendant la Seconde Guerre mondiale, le parti unique pouvait se justifier : à circonstance exceptionnelle, direction exceptionnelle. Il n’y a rien à dire là-dessus. Mais après, cela a posé problème. Il y a eu une espèce de rupture entre le pouvoir et la société, classe ouvrière comprise… C’est aussi pour ça que le peuple n’a pas bougé lors de la contre-révolution.


Le mouvement progressiste international a-t-il tiré les leçons de cet échec ?

Pas encore et tant que l’on n’aura pas vraiment étudié ses causes, je pense que l’on va avoir du mal à avancer. Comment faire demain pour amener un processus révolutionnaire et trouver un chemin qui nous permette d’éviter ces écueils ? Pour ma part, je pense qu’il faut revenir aux préceptes du léninisme.


Quel bilan dresserais-tu aujourd’hui de la restauration capitaliste en URSS ?

Encore un livre ! Sur le plan économique et social, la destruction du système soviétique a été une catastrophe. Les conquêtes sociales ont été balayées (droit au travail, santé, formation, culture…).

Ainsi la législation du travail a pratiquement disparu, les contrats collectifs sont rares, les droits syndicaux et le droit de grève (officiellement interdit dans bon nombre de secteurs comme l’énergie et les transports) jamais respectés. On est dans le capitalisme sauvage. Une anecdote : interrogé sur une grève que préparaient des cheminots, le ministre des Transports a répondu que, de toute façon, comme le droit de grève y était interdit, celle-ci serait réprimée et les grévistes licenciés. Ça ne facilite pas la lutte… Sarkozy en rêve, Poutine l’a fait ! Ici, en Occident, on ne parle jamais du sort réservé aux militants syndicaux. Il est terrible. Les nouveaux bourgeois savent se défendre. Un fossé sépare désormais les riches et les pauvres. Dans les villes on voit l’émergence des « beaux quartiers» aux habitations luxueuses réservées aux « nouveaux Russes » enrichis. Les magasins regorgent de tout, mais seule une minorité peut acheter. A l’inverse de la situation soviétique lorsque le pouvoir d’achat ne trouvait pas à se dépenser… Cela dit, les classes moyennes émergent peu à peu.


Et dans le domaine économique ?

L’économie a été désorganisée. Les personnes, les entreprises et les régions ont été mises en concurrence. Cependant, après une décennie tragique pour l’écrasante majorité, un capitalisme un peu plus organisé se met toutefois en place. En particulier, le pouvoir redonne sens au passé et à la patrie. Les productions russes ne sont plus décriées, mais recherchées. Des secteurs industriels ont redémarré, et des investissements publics et privés ont lieu dans différents secteurs d’activité.


Peut-on évoquer un «recul de civilisation» en Russie ?

Je ne sais pas si on peut parler de « recul de civilisation ». Mais il s’agit à coup sûr, d’un énorme recul social. J’ai l’habitude de dire que, non seulement la contre-révolution a jeté le bébé avec l’eau du bain, mais qu’elle a jeté le bébé et gardé l’eau sale. Tout ce qui était critiquable du temps de l’URSS est resté (bureaucratie, autoritarisme, absence de démocratie, maffias), alors que tous les aspects positifs (protection et dignité de la personne, droits au travail, à la retraite, aux soins, à la culture, à la formation, aux loisirs, aux logements) sont désormais principalement réservés aux riches. On peut parler d’un recul de civilisation si on regarde le développement en Russie de mouvements xénophobes et fascistes. Des crimes racistes (assassinats de personnes originaires d’Asie centrale ou du Caucase, ou bien encore de Vietnamiens ou d’Africains) ne sont pas rares et, jusqu’à présent, ils sont commis avec la complicité, ou du moins la complaisance, des autorités.


Comment la population vit ces changements ?

Les points de vue sont partagés. Les bénéficiaires du nouveau système sont évidemment heureux.

Leur nombre ne se limite pas aux nouveaux riches, mais s’étend aussi aux classes moyennes émergentes qui trouvent une place dans la société postsoviétique et réalisent enfin leurs aspirations : voyager librement à l’étranger, acheter des produits de consommation disponibles en abondance, bref devenir comme les classes moyennes de partout. Cela dit pour y parvenir, le recours au double emploi n’est pas rare (notamment chez les enseignants) ; ce qui signifie de très longues journées de travail. Les retraités ont vu leur situation se dégrader et sont les principales victimes du nouveau système. Beaucoup d’ouvriers ont perdu leur emploi et se retrouvent à exercer des petits métiers avec des contrats à durée déterminée. La précarité s’est généralisée.

Mais les réactions sont rares. Il est vrai que la répression officielle (police, justice) ou privée (milices et hommes de main qui s’attaquent voire assassinent les militants ou les membres de leur famille) est très dure. On constate aussi une très grande abstention, surtout dans les milieux populaires qui n’ont pas d’espoir d’un changement par les urnes.


Une certaine nostalgie s’exprime-t-elle et de quelles façons ?

Après une période marquée par le rejet de tout ce qui était soviétique, du moins dans les médias et les discours officiels, l’heure est à une certaine nostalgie, du moins pour certaines catégories de la population, et ce, indépendamment de l’âge. La télévision repasse des classiques soviétiques, des produits alimentaires ou des marques soviétiques de beurre, de saucissons, de chocolat sont redemandés. Des gens rappellent que dans les années qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, on pouvait avoir un peu de caviar dans nos assiettes. Aujourd’hui il réservé aux plus fortunés. Les exclus de l’enrichissement évoquent aussi les droits sociaux perdus, le sens de la solidarité et du bien commun, aujourd’hui oubliés. Beaucoup ont aussi souffert du déclin sur l’arène internationale et se félicitent d’une plus grande indépendance vis-à-vis des Etats-Unis ces dernières années. Cette nostalgie n’implique pourtant pas la volonté de revenir au passé soviétique, dont personne ne veut plus. Même les plus opposés au retour du capitalisme, ne veulent pas revenir à ce qui finalement y a conduit. Un de leur discours est : « Vive les bolcheviques, à bas les « communistes » qui ont trahi Lénine et la Révolution et restauré le capitalisme ! »


Les PC russes ne seraient donc pas en mesure de capter ce courant ?

Géographe, je n’ai pas une connaissance assez précise de l’évolution des PC en Russie et dans les autres États postsoviétiques pour répondre. Simplement, la disparition du PCUS et de l’URSS ont laissé un grand vide idéologique. Beaucoup, y compris les gouvernements et des opposants, ont trouvé refuge dans les religions. De plus, parmi les organisations qui se réclament du communisme, les courants sont nombreux. Certains se réclament du marxisme-léninisme, d’autres du stalinisme, ou encore de la social-démocratie. Le mouvement révolutionnaire est aujourd’hui divisé et un parti comme le PC de la Fédération de Russie paraît trop compromis pour avoir tenu parfois des discours pas toujours très clairs sur des bases nationalistes.


Dans ces conditions, la personne de Staline bénéficie-telle d’un retour en grâce ?

Le nom de Staline est attaché à une époque où le pays avait de grands projets et a réalisé la transformation de l’URSS en grande puissance, en assurant une amélioration des conditions de vie pour les travailleurs. Quelques mouvements, y compris de jeunes, se réclament du stalinisme.

Le 65e anniversaire de la victoire sur le nazisme a été l’occasion de grandes manifestations populaires mobilisant toute la population. Des portraits de Staline ont été présentés ce qui a valu un débat : beaucoup ont considéré qu’on ne pouvait pas effacer Staline de l’histoire, et que son rôle dans la victoire ne doit pas être gommé. D’autres ont critiqué un retour pernicieux au stalinisme.

D’autres considèrent que Staline a instauré une dictature qui n’a rien à voir avec les idéaux du bolchevisme et donc le condamnent. Enfin les plus libéraux voient en Staline l’archétype du communisme qui n’est, d’après eux, que violence et totalitarisme. Staline continue donc d’alimenter des débats…


Propos recueillis par Jacques Kmieciak.


À propos de Pierre Thorez

Né à Puteaux dans la banlieue parisienne, Pierre Thorez a 64 ans. Il est le fils de Maurice Thorez, secrétaire général du PCF de 1930 à 1964, et de Jeannette Vermeersch. Professeur de géographie, il s’est spécialisé dans la question des transports. Il consacre une bonne partie de ses recherches à la Russie postsoviétique. Un pays qu’il connaît bien pour l’avoir parcouru à maintes reprises dès l’âge de 4 ans. Pour être souvent allé en URSS en bateau avec ses parents, Pierre rêve de devenir marin. Il fait ses classes sur des navires soviétiques à la fin des années 1960…

Maîtrisant la langue de Tchekhov, il appréhende la société soviétique de l’intérieur avant de renoncer à ses ambitions océanes pour des raisons de santé et de se tourner vers l’enseignement.

Agrégé, il professe longtemps dans un lycée du Havre où il vit depuis 1972. Docteur d’état, il obtient plus tard un poste à l’université du Havre où il enseigne toujours la géographie humaine.


Les racines de Noyelles-Godault

Enfant, Pierre s’est souvent rendu dans le Bassin minier du Pas-de-Calais, à Noyelles-Godault où

vivait sa grand-mère. Dans l’Héninois, « j’ai encore une cousine que je n’ai cependant pas vue depuis quelques années », rappelle-t-il. Quant il est de passage dans le Nord, Pierre vient volontiers se recueillir sur la tombe de ses aïeux. « Pour beaucoup, je suis encore le fils de… », sourit-il.

Peut-être « mal placé pour en parler », il reconnaît bien volontiers que son père bénéfice toujours d’une certaine renommée. Maurice inspire le respect toujours, la sympathie souvent, la crainte ou même le rejet parfois. La réaction des gens à l’évocation de sa filiation « me donne souvent une idée de ce qu’ils sont sur le plan des idées », s’amuse l’universitaire. Pierre Thorez continue de militer au PCF.


Jacques Kmieciak.

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Samedi 3 septembre 2011 6 03 /09 /Sep /2011 11:13

Yuan L’article qui suit a été publié récemment par le Quotidien du Peuple en ligne. Cependant, il n’est pas une position officielle du gouvernement Chinois, mais il illustre le débat existant en Chine sur les questions monétaires. L’auteur est un chercheur en « études chinoises » nous dit le Quotidien du Peuple, de l’université des Nouvelles-Galles du Sud, à Sydney (Australie).

 

La rédaction de Résistance.

 

La Chine possède des réserves de plus de 3.200 milliards de dollars US en devises étrangères, dont environ 70% seraient libellées en dollars US, particulièrement en bons du Trésor et en obligations. Étant donné l'augmentation continue de la dette du gouvernement américain et la dégradation de sa note de crédit par Standard & Poor's, la mesure la plus évidente pour la Chine serait de cesser d'accumuler des bons du Trésor américain ou de commencer à réduire ses capitaux en dollars US.


Mais indépendamment de la difficulté de changement immédiat des capitaux en dollars US en d'autres devises, une telle décision pourrait également causer une forte baisse de la valeur du dollar US, ce qui pourrait en retour conduire à un effondrement du système financier international. La valeur des actifs en dollars US de la Chine se réduirait alors aussi. En outre, il n'y a aucun autre actif (or, argent ou autres produits) susceptible de pouvoir s'adapter à l'énorme quantité de bons du Trésor américain que la Chine détient.

La Chine n'a aucune volonté de porter préjudice au système financier international, mais en tant que nation débitrice, les États-Unis devraient également comprendre les besoins et les intérêts vitaux de son plus grand créancier. Dans de telles circonstances, qu'est-ce que la Chine peut exactement faire ?

La Chine peut commencer par réduire l'utilisation du dollar US dans ses transactions internationales et employer sa propre devise, le yuan. En fait, elle a déjà commencé à faire ainsi. La Banque Populaire de Chine, ou la banque centrale, a signé des accords de change avec un certain nombre de pays, dont le Brésil, la Corée du Sud, Singapour, la Malaisie, l'Indonésie, le Belarus, l'Argentine et l'Islande. Et lors d'une réunion en avril 2011, les dirigeants du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont accepté d'encourager l'utilisation de leurs propres devises dans les règlements commerciaux entre ces pays.

L'établissement de marchés en yuans à l'étranger est une autre étape qui aidera à internationaliser le yuan. De tels marchés fonctionnent déjà à Hong Kong et à Singapour, et d'autres pourraient être installés dans les pays et les régions qui ont des relations commerciales substantielles avec le continent chinois. Les centres en yuans à l'étranger vont se développer, car de plus en plus d'entreprises, chinoises et étrangères, échangent des yuans et leur besoin d'acheter et de vendre leurs propres devises en échange de yuans devient fréquent. Il est possible que même Londres, New-York et Sydney, comme davantage de villes asiatiques puissent devenir des centres en yuans à l'étranger.

Mais le yuan peut-il devenir une monnaie de réserve ? Ou plus exactement, le yuan est-il prêt à devenir une monnaie de réserve ? La réponse est un simple « non », parce que la devise chinoise ne possède toujours pas plusieurs des attributs d'une monnaie de réserve.

Premier et plus important attribut en ce domaine, c'est que cette monnaie doit être entièrement convertible. Le yuan est à l'heure actuelle seulement convertible pour les comptes courants ou de commerce, pas pour les investissements ou les comptes de capitaux. La raison à cela est partiellement historique, parce que la Chine a souffert d'une pénurie de capitaux dans les premières années de la réforme économique et qu'un contrôle sur les capitaux a dû être mis en place, quoique ce ne soit plus le cas aujourd'hui.

Ensuite, on doit permettre au yuan de flotter librement sur le marché. La banque centrale maintient toujours la valeur du yuan dans des limites fixes, bien que le yuan ait été réévalué de presque 30% depuis qu'il a été désindexé du dollar US il y a six ans. Enfin, la dette, les valeurs et les marchés financiers de la Chine ne sont pas suffisamment importants ni assez sophistiqués pour faire face au rôle du yuan comme monnaie de réserve. Si le yuan n'est pas prêt à devenir une monnaie de réserve maintenant, le sera-t-il un jour dans l'avenir ? La question de savoir si le yuan devrait ou ne devrait pas devenir une monnaie de réserve a déjà suscité des discussions aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays.

Un avantage particulier de posséder une monnaie de réserve est qu'il permet au pays d'accueil d'imprimer autant de billets de banque que les autres nations sont prêtes à en accepter en tant que réserves en devises étrangères. En d'autres termes, le pays d'accueil peut techniquement imprimer des montants considérables de sa devise et les employer pour acquérir des capitaux étrangers et peut ainsi sans s'inquiéter voir monter l'inflation sur son marché intérieur.

L'inconvénient d'avoir une monnaie de réserve est que le pays d'accueil doit être préparé à avoir de forts déficits budgétaires et/ou commerciaux, de sorte que les autres pays puissent accumuler des quantités suffisantes de sa devise pour les utiliser en tant que réserves de changes. Puisque la Chine a maintenant un excédent commercial avec beaucoup de pays, elle devra complètement changer ses alignements de devise pour pouvoir avoir des déficits commerciaux. Ceci portera un coup aux petites et moyennes entreprises, qui ne peuvent pas faire face à une montée en flèche de la valeur du yuan. Le fait que le yuan devienne ou non une devise internationale ou une monnaie de réserve dépend non seulement des actes du gouvernement chinois, mais, plus essentiellement, des forces commerciales, financières et d'investissement extérieures qui déterminent son rythme et sa direction.

Le yuan a déjà été réévalué, et ce processus doit continuer. À un certain moment, il trouvera son équilibre visà-vis d'autres devises, et c'est seulement alors que la Banque Populaire de Chine pourra cesser de se ronger les sangs au sujet de ses fluctuations.

Par Résistance - Communauté : La Cyber-résistance
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Jeudi 1 septembre 2011 4 01 /09 /Sep /2011 22:13

 

Front National - méfiance Marine Le Pen a tenu le 11 août une conférence de presse.

 

Surfant sur les colères de millions de  Français, victimes de la crise, elle s'est présentée comme l'unique recours, face à une "classe politique" responsable de mener le pays à la ruine.

 

De cette tribune, elle a  dénoncé le "système" économique et politique imposé à la France, dans le cadre de l'Union européenne.

 

"canempechepasnicolas" reprend, ci-dessous, son argumentaire.

 

Pourquoi  ces citations ?

 

Ne serait-ce pas, de notre part,  participer à la diffusion des thèmes du Front national, et faire ainsi à celui-ci, une propagande néfaste et dangereuse ?

 

Nous ne le croyons pas.

 

Marine Le Pen dispose de bien d'autres moyens de publicité, et d'une autre ampleur que "canempechepasnicolas".

Si nous reproduisons ici les propos de Marine Le Pen, c'est que nous ressentons un sentiment de dépit du fait que les idées qu'elle prétend représenter, des constats réels et justifiés, elle est la seule à les exprimer.

 

C'est ce qui nous désespère.

 

Certes, de petits groupes militants  font des analyses critiques bien plus cohérentes de la société dans laquelle nous sommes enfermés, le capitalisme, et proposent des issues globales pour en sortir.

 

Ce que ne fait pas, bien sûr, Marine Le Pen.

 

Mais l'audience de ces groupes ne leur permet pas d'être audibles pour le plus grand nombre. C'est la présidente du Front National qui capitalise une part grandissante de la colère populaire.

 

Cette situation nous inquiète au plus haut point.

 

Et la responsabilité en incombe aux partis, qui se prétendent "de gauche", ou qui se parent du qualificatif "d'opposition", et aux syndicats se disant « de lutte », qui restent muets sur l’essentiel.

En effet, le Parti socialiste, les "dits écologistes" situent leur action dans le cadre, pour eux intangible, du "marché", de "la "libre concurrence", de "l'Europe", autrement dit du capitalisme qui mène le monde et la France à leur perte.

Non seulement, ils ne renient pas leurs choix fondamentaux, mais ils en« redemandent » et exigent encore plus « d’intégration européenne », de « fédéralisme », comme le camion fou qui accélère devant le précipice.

 

Quant aux partis qui se revendiquent encore du communisme, ou de « l’anticapitalisme », le PCF en particulier, ils s’en tiennent aux effets et non aux causes. Ils ont abandonné toute idée de rupture révolutionnaire avec la société capitaliste.

Leur objectif se limite à la sphère électorale, d’où leur dépendance vis-à-vis du PS.

 

Cette absence totale de perspective de changement hypothèque dangereusement l’avenir de notre pays.

Elle ouvre la voie à Marine Le Pen et au Front National l’apparence de l’exclusivité, en matière d’opposition résolue et frontale.

Elle permet donc à la démagogie de développer des illusions, et bloque toute perspective véritable de changement de société.

 

C’est donc pourquoi nous posons la question :

« Pourquoi les vérités exprimées par Marine Le Pen, ne sont-elles pas défendues par une force populaire et organisée, qui crie, elle, haut et fort, la nécessité d’une rupture globale avec le capital »?

 

Seule cette perspective peut changer la donne et nous préserver du Front National.

C’est la seule voie qui permette de redonner l’espoir d’une rupture véritable avec la société actuelle, condition de faire du bonheur, une idée neuve en Europe.

 

 

CE QU’A DIT MARINE LE PEN

(…)

Depuis 30 ans, au gré des alternances aussi inutiles qu’illusoires, droite et gauche ont renoncé à travailler au service de l’intérêt général. Ils ont passé le gouvernail aux marchés et aux banques.

Je pense que si la crise actuelle n’a qu’un seul mérite, c’est de montrer très clairement cette réalité aux Français : les dirigeants politiques ne font plus la politique de la France, ce sont les marchés et les banques internationales qui font la politique de la France. Nos politiques sont totalement soumis à la finance internationale.(…)

Il est urgent de le dire avec force aux français : le système ne peut pas réformer le système.

Ceux qui ont vendu aux marchés financier, à vil prix, notre souveraineté, c’est-à-dire notre liberté de peuple, ne nous la rendront pas.(…)

Cette politique de soumission aux marchés, qui pour moi n’a plus rien à voir avec la vraie politique, est vouée à l’échec et condamne les peuples à l’asphyxie. (…)

Et aujourd’hui on constate que Nicolas Sarkozy et le gouvernement courent après des marchés devenus fous de cupidité, qu’ils adaptent leur calendrier aux exigences de spéculateurs qui n’ont aucune limite dans leurs exigences, qu’ils promettent des sommes faramineuses pour rassurer des banques toutes plus avides d’argent public les unes que les autres.

En rien Nicolas Sarkozy ne protège la France et les Français, bien au contraire ! Il ne fait que les précipiter sous le joug des marchés et il les emmène vers la ruine ! S’il protège quelqu’un, ce sont les marchés !

Cette politique de soumission aux marchés, qui pour moi n’a plus rien à voir avec la vraie politique, est vouée à l’échec et condamne les peuples à l’asphyxie.(…)

 

À ce titre, la folie qui frappe nos institutions est telle qu’elles se mettent en toute impunité à violer les propres règles qu’elles ont édictées. Ainsi, souvenez-vous que la classe politique a imposé de force au peuple français le Traité de Lisbonne pourtant rejeté par référendum. Or, en rachetant les titres des États italien, espagnol, grec, la BCE viole les traités de Maastricht et Lisbonne.

On peut donc se poser la question : sommes-nous encore dans un État de droit ? Sur quels fondements juridiques la BCE agit-elle ? Avec quel mandat ? Quelle légitimité ? Quel cadre légal ? Sommes-nous encore dans un processus démocratique ? Et comment le président de la République peut-il cautionner des violations aussi flagrantes des Traités internationaux qu’il a imposés aux Français contre leur volonté.

 

Certains, comme Jean-Luc Mélenchon, Jean-Pierre Chevènement ou Nicolas Dupont-Aignan émettent sur les thématiques économiques et financières des idées qui peuvent pour certaines aller dans le bon sens, mais ils ne sont pas clairs sur cette question centrale du fédéralisme : je suis la seule qui porte un projet entièrement cohérent, et je suis aussi la seule qui ait la surface politique, le soutien populaire suffisants pour prendre la tête de ce front de résistance et de redressement.

 

Il est ainsi incontournable de :

 

  • reprendre le contrôle du processus financier et revenir sur la privatisation scandaleuse de l’argent public issue de la loi Pompidou Giscard de 1973.
  • imposer que la création de monnaie revienne aux États représentant de l’intérêt général.
  • œuvrer à la réintroduction d’un étalon polymétallique (or, argent, platine…) au niveau du système monétaire international afin de mettre fin définitivement à la spéculation des prédateurs internationaux.
  • refuser de faire payer la crise aux Français en sacrifiant sur ordre de la troïka (UE, FMI, BCE) notre système de protection sociale et nos services publics.
  • réarmer notre pays contre la mondialisation par la restauration d’un État stratège, fer de lance de la réindustrialisation de la France.
  • s’opposer à la tyrannie d’un libre échange échevelé et d’une concurrence mondiale déloyale qui sacrifie nos entreprises et nos emplois.
  • rétablir l’échelle mobile des salaires, supprimée par les socialistes afin de permettre aux salaires à proportion de l’augmentation constatée des prix
  • retrouver la maîtrise de nos frontières en rétablissant un contrôle des flux de capitaux, de marchandises et de personnes (…)

 

 

La mauvaise dépense publique, c’est aussi le coût des guerres meurtrières et inutiles, menées par Nicolas Sarkozy pour plaire à Washington : guerre d’Afghanistan, guerre de Libye. Ces guerres tuent nos soldats, arrachent à la France ses enfants, et nous ont déjà coûté des milliards. Quittons le sol afghan et le ciel libyen dès le 1er septembre.(…)

La France ne doit plus être un paradis fiscal pour les très grands groupes et les très grandes fortunes. Il n’est pas normal que dans notre pays les grands groupes du CAC 40 ne paient en moyenne que 8 % d’impôt sur les sociétés, contre 33 % pour les PME. Il n’est pas normal que les très grandes fortunes paient parfois moins en proportion de leurs revenus que les classes moyennes

 

Pourquoi faut-il que ce soit Marine Le Pen qui dise cela ?

 

Face à Marine Le Pen et à ses propos, suffit-il de dire qu'elle est "facho" ?

Par Résistance - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Jeudi 1 septembre 2011 4 01 /09 /Sep /2011 22:01

Pour ceux qui ne comprennent rien aux « Marchés »Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village. Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l'entendre qu'il achèterait cash 100 euros l'unité tous les ânes qu'on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien un peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie.

 

Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 euros par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendit les bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 euros et ceux qui ne l'avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants. Constatant qu'il n'en restait plus un seul, il fit savoir qu'il reviendrait les acheter 500 euros dans huit jours et il quitta le village.

Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu'il venait d'acheter et l'envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 euros l'unité.
Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 euros dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu'ils l'avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent.

Comme il fallait s'y attendre, les deux hommes d'affaire s'en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu'au cou, ruinés.

Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l'âne s'effondra. Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci pourtant s'en alla pleurer auprès du maire en expliquant que s'il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune.

Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l'argent aux habitants du village pour qu'ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne traça pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement.
Voyant sa note en passe d'être dégradée et prise à la gorge par les taux d'intérêts, la commune demanda l'aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondirent qu'elles ne pouvaient en aucun cas l'aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.

Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses : moins d'argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale... On repoussa l'âge de départ à la retraite, on supprima des postes d'employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts. C'était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.

Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le banquier et les deux escrocs sont frères et vivent ensemble sur une île des Bermudes, achetée à la sueur de leur front. On les appelle les frères Marchés.

Très généreusement, ils ont promis de subventionner la campagne électorale de leurs maires sortants.
Cette histoire n'est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les villageois.


Et vous, qu'auriez-vous fait à leur place ? Que ferez-vous ?

 

Michel Collon.

Par Résistance - Communauté : Parti Communiste Français
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Lundi 29 août 2011 1 29 /08 /Août /2011 12:23

Société véritableAlors qu'au nom de leur crise et de leurs dettes, l'UE, le FMI, les gouvernements aux ordres des grands groupes capitalistes imposent aux peuples de véritables « thérapies de choc » antisociales, un communiqué de la direction confédérale de la CGT fait état des appréciations suivantes, suite à la réunion du 18 août des 5 organisations présentes (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA) : "Les échanges à cinq ont confirmé des différences d’appréciation quant aux causes de la crise et aux solutions à y apporter… L’intersyndicale a décidé de demander une véritable concertation sociale (organisation syndicale, patronat, gouvernement) et considère indispensable l’intervention des salariés pour peser….
Cette intersyndicale constitue un bon point d’appui pour la mobilisation de la rentrée et permet aux organisations de la CGT de préparer la mobilisation et de prendre contact partout pour une construction unitaire…"


Ces appréciations illustrent l'impasse à laquelle la stratégie du syndicalisme rassemblé conduit et les risques d’un véritable dévoiement du mouvement social plus que jamais nécessaire : aucune perspective d’action crédible ni analyse sérieuse de la crise du système, aucun objectif revendicatif mais demande d'une "d’une véritable concertation sociale" avec le patronat et le gouvernement (le fameux dialogue entre partenaires sociaux !) : où cela peut-il conduire sinon à de nouvelles défaites et de nouvelles désillusions ?


De leur côté, les classes dominantes disposent leurs forces et leur intervention idéologique, utilisent la stratégie du choc et de l'effroi pour présenter la facture au peuple, que ce soit en matière d’emploi, de pouvoir d’achat, de protection sociale, de services publics ou de fiscalité, comme l’illustre la réduction massive des dépenses publiques utiles ("Règle d’or") que l’Union européenne, Sarkozy et Merkel veulent imposer aux peuples et graver jusque dans les constitutions ! La grande bourgeoisie n’a que du sang et des larmes à offrir et ce qu’elle attend d’un mouvement syndical régulièrement qualifié de "responsable", c’est qu’il conduise les travailleurs à accepter les politiques d’austérité draconiennes.


Dociles, les forces réformistes (syndicales et politiques) considèrent ainsi comme nécessaire la réduction de la dette et donc de la dépense publique utile (santé, enseignement, sécurité sociale …) et de garder "la confiance des marchés financiers", ce qui est le mot d'ordre des classes dominantes ET des forces réformistes. Garder la confiance des marchés financiers, c’est l’acceptation des plans de rigueur et des reculs sociaux considérables que les institutions officielles du capitalisme ont commencé à appliquer (réforme des retraites) et qu’elles s’apprêtent à aggraver considérablement !


En pleine crise systémique du capitalisme, les forces réformistes accompagnent la politique du pire à l'image de la Confédération Européenne des Syndicats appelant il y a deux ans à « sauver le capitalisme de lui-même » ou de la Confédération Syndicale Internationale qui défend sur les privatisations, l'économie de marché, les relations de travail, la santé, l'éducation et le rôle des organisations internationales les mêmes positions que celles du G-20, de la Commission Européenne et du FMI.


C’est donc tromper le peuple et les travailleurs que de faire croire qu’existe une possibilité de dialogue social, fût-ce en en appelant à "l’indispensable intervention des salariés pour peser".
Il n’y aura pas la moindre avancée sociale sans une remise en cause déterminée de la domination des marchés financiers sur l’économie et la vie politique, sans remise en cause du capitalisme qui n'offre plus aux peuples que la régression sans fin et le pourrissement généralisé.


Pour la CGT et ses militants, pour tous les syndicalistes de lutte, il n’y a donc pas d’autre voie que le travail d’explication en profondeur sur la crise, ses causes profondes, le travail unitaire à la base sur les conditions pour commencer à en sortir. Pas d’autre voie que la construction de puissants mouvements sociaux qui s’en prennent frontalement au système et à sa crise, sans illusion sur le dialogue social ou sur la fausse unité de sommetqui a déjà fait tant de dégâts !


Banksters, nous ne vous devons rien, nous ne paierons pas votre crise !

 

Déclaration du Front syndical de classe.

Par Résistance - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Dimanche 28 août 2011 7 28 /08 /Août /2011 19:21

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