Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 22:47

 

Qui a dit ?

 

« On parle souvent d'Europe, c'est un mot auquel, en France, on n'est pas encore très habitué. On aime son pays parce qu'on aime son village. Pour moi, Français, je voudrais que demain, nous puissions aimer une Europe dans laquelle la France aura une place qui sera digne d'elle (…)

Ainsi donc (…) nous voilà placés devant cette alternative: ou bien nous intégrer, notre honneur et nos intérêts vitaux étant respectés, dans une Europe nouvelle et pacifiée, ou bien nous résigner à voir disparaître notre civilisation.

 

Je veux être toujours vrai. Je ne peux rien faire pour vous sans vous. Nul ne saurait sauver une nation inerte ou rétive. Seule, l'adhésion du pays peut faire d'une politique sensée une politique féconde (…)

 

Quand je vous dis que cette politique est la seule qui puisse assurer le salut de la France et garantir son développement (…), vous devez me croire et me suivre (...).

 

Vous n'avez rien à redouter, mais tout à espérer du régime qui s'instituera chez nous. Une République plus jeune, plus humaine, plus forte, doit naître ; le socialisme s'instaurera partout en Europe, et la forme qu'il trouvera en France sera dessinée par notre caractère national. »

 

Au style près, ce pourrait être Nicolas Sarkozy, ou François Hollande, ou encore François Bayrou. Peut-être aussi Jean-Luc Mélenchon ou Daniel Cohn-Bendit.

Mais non, l’auteur est Pierre Laval !

 

C’est dans ce même discours du 22 juin 1942 qu’il déclara : « Je souhaite la victoire allemande, parce que, sans elle, le bolchevisme demain s'installerait partout (...) ». Et finalement, son vœu ne s’est-il pas réalisé ? L’Allemagne n’a-t-elle pas finalement gagné cette guerre ?

Bon, vous avez raison, le dernier acte n’est pas encore joué !

 

En attendant, vous comprendrez aisément l’intérêt de visionner cette vidéo de François Asselineau, gaulliste délicieux et fondateur de l’UPR, qui traite de ce sujet.


 


 

 

Par Résistance - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 22:26

АнтиснайперSelon Nicolas Slipchenko, directeur commercial de la socièté Инновационная безопасность, un système de détection de snipers baptisé Антиснайпер (antisniper), a permis de sauver la vie du Président Hugo Chavez lors d'une de ses visites prés de la frontière colombienne . Le tueur chargé d'abattre le Président vénézuélien a été détecté par le système offert par le gouvernement russe au leader vénézuélien à une distance de 800 m et a été mis en fuite.

 

Antisniper peut détecter de jour comme de nuit les équipements optiques et optoélectroniques utilisés par les tireurs d'élite jusqu'à une distance de 2,5 km - ceci dans trois bandes spectrales - et procéder ensuite à l'aveuglement du tireur et à son illumination pour permettre sa mise hors de combat, au moyen par exemple d'un fusil de précision ORTIS T-5000 couplé à ce système de détection.

 

Selon Nicolas Slipchenko, le système antisniper permet aussi la détection des équipements optoélectroniques présents sur le système de combat individuel FELIN.

 

Si jusqu'à présent la présence d'agents du renseignement cubains assurant la sécurité du président vénézuélien témoignait des liens entre les deux pays, il apparaît que les services russes pourraient participer aussi à cette sécurité. On imagine en effet mal que ce système, bien que facile à déployer et à mettre en œuvre, ait pu être offert sans " assistance technique " aux services de protection du président vénézuélien. Cette participation probable d'agents du renseignement russes à la protection du président vénézuélien donnerait un véritable sens à la notion de " partenariat stratégique " entre les deux États. Le président vénézuélien a fait l'objet de nombreuses tentatives d'attentat dont plusieurs tentatives d'assassinat au moyen d’un fusil.

 

De tels systèmes sont soumis par les pays capables d'en fabriquer en occident [EU, France, GB, Israël, Suisse,....] à un contrôle très strict à l'exportation. Les chefs politiques et les forces armées des "États-voyous " ne peuvent donc se les procurer qu'auprès de la Russie ou la Chine.

 

Source : Ice station zebra.

Par Résistance - Communauté : La Cyber-résistance
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Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 15:20
Le numéro 24 de Résistance est paru. 
Vos commentaires, remarques et critiques sont les bienvenus. 
Bonne lecture à toutes et à tous. 


Par Résistance - Communauté : Parti Communiste Français
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Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 00:03
La nationalité israélienne n’existe pas. Ce n’est pas Shlomo Sand qui l’affirme, mais l’État d’Israël lui-même. En revanche, Israël reconnaît une nationalité juive. Mais comment a-t-il forgé cet étrange concept ?

Sand, dans une analyse passionnante et non dénuée d’humour, démonte l’histoire officielle de son pays, qui a fabriqué de toutes pièces un « peuple juif » ethniquement pur… et nie obstinément l’existence d’un peuple palestinien, au risque d’alimenter le vieil antisémitisme pourri.


Le comité rédactionnel de Résistance



PS
: beaucoup d'autres œuvres sont disponibles ICI.
Par Résistance - Communauté : La Cyber-résistance
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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 19:47

 Fin de partie au Proche-OrientAlors que les combats ne sont pas tout à fait terminés dans le quartier insurgé de Homs et que les autorités syriennes et libanaises n’ont pas encore communiqué sur leur action récente, Thierry Meyssan tirait un premier bilan des opérations, lundi soir, sur la première chaîne russe ; des informations de première main qu’il partage […]

 

Depuis onze mois, les puissances occidentales et du Golfe conduisent une entreprise de déstabilisation de la Syrie. Plusieurs milliers de mercenaires se sont infiltrés dans le pays. Recrutés par des officines de l’Arabie saoudite et du Qatar au sein des milieux extrémistes sunnites, ils sont venus renverser «l’usurpateur alaouite» Bachar el-Assad et imposer une dictature d’inspiration wahhabite. Ils disposent du matériel militaire le plus sophistiqué, incluant des systèmes de vision nocturne, des centraux de communication, et des robots de combat urbain. Soutenus en sous main par les puissances de l’OTAN, ils ont en outre accès aux renseignements militaires indispensables, notamment des images satellites des déplacements des troupes syriennes, et des interceptions téléphoniques.

 

Cette opération est présentée mensongèrement au public occidental comme une révolution politique écrasée dans le sang par une dictature sans pitié. Bien sûr, ce mensonge n’est pas universellement accepté. La Russie, la Chine et les États américains membres de l’ALBA le récusent. Chacun dispose en effet d’expériences historiques qui leur permettent de comprendre rapidement ce qui est en jeu. Les Russes pensent à la Tchétchénie, les Chinois au Xinkiang, et les Américains à Cuba et au Nicaragua. Dans tous ces cas, au-delà des apparences idéologiques ou religieuses, les méthodes de déstabilisation de la CIA étaient les mêmes.

 

Ayman Al-ZawahiriLe plus étrange dans cette situation est d’observer les médias occidentaux s’auto-persuader que les salafistes, les wahhabites et les combattants de la mouvance Al-Qaïda sont épris de démocratie, alors que ces derniers ne cessent d’appeler sur les chaînes satellitaires saoudiennes et qataries à égorger les hérétiques alaouites et les observateurs de la Ligue arabe. Peu importe qu’Abdelhakim Belhaj (numéro 2 d’Al Qaida et actuel gouverneur militaire de Tripoli, Libye) soit venu personnellement installer ses hommes au Nord de la Syrie, et qu’Ayman Al-Zawahiri (numéro 1 d’Al-Qaïda depuis la mort officielle d’Oussama ben Laden) ait appelé au jihad en Syrie, la presse occidentale poursuit son rêve romantique de révolution libérale.

 

Le plus ridicule, c’est d’entendre les médias occidentaux répéter servilement les imputations quotidiennes de la branche syrienne des Frères musulmans diffusant des dépêches sur les crimes du régime et ses victimes, sous la signature de l’Observatoire syrien des Droits de l’homme. Et d’ailleurs, depuis quand cette confrérie de putschistes s’intéresse-t-elle aux Droits de l’homme ?

 

Il aura suffi que les services secrets occidentaux mettent en scène un fantoche « Conseil national syrien », avec pour président un professeur de la Sorbonne et pour porte-parole la maîtresse de l’ancien patron de la DGSE, pour que des « terroristes » deviennent des « démocrates ». En un tournemain, le mensonge est devenu vérité médiatique. Les personnes enlevées, mutilées et assassinées par la Légion wahhabite sont devenues dans la presse des victimes du tyran. Les conscrits de toutes confessions qui défendent leur pays face à l’agression sectaire sont devenus des soldats alaouites opprimant leur peuple. La déstabilisation de la Syrie par des étrangers est devenue un épisode du « Printemps arabe ». L’émir de Qatar et le roi d’Arabie saoudite, deux monarques absolus qui n’ont jamais organisé d’élections nationales dans leurs pays et embastillent les contestataires, sont devenus des chantres de la révolution et de la démocratie. La France, le Royaume-Uni et les États-Unis, qui viennent de tuer 160 000 Libyens en violation du mandat qu’ils avaient reçu du Conseil de sécurité, sont devenus des philanthropes responsables de la protection des populations civiles. Etc.

 

Cependant la guerre de basse intensité que la presse occidentale et du Golfe dissimule derrière cette mascarade a pris fin avec le double veto russe et chinois du 4 février 2012. L’OTAN et ses alliés ont été sommés de cesser le feu et de se retirer, au risque d’assumer une guerre régionale, voire mondiale.

 

Le président syrien Bashar al-Assad et le ministre russe dLe 7 février, une importante délégation russe, incluant les plus hauts responsables du renseignement extérieur, est arrivée à Damas où elle a été accueillie par une foule en liesse, certaine que le retour de la Russie sur la scène internationale marquait la fin du cauchemar. La capitale, mais aussi Alep, la seconde ville du pays, pavoisaient aux couleurs blanc, bleu, rouge, et défilaient derrière des banderoles écrites en cyrillique. Au palais présidentiel, la délégation russe a rejoint des délégations d’autres États, notamment de la Turquie, de l’Iran et du Liban. Une série d’accords a été conclue pour le retour à la paix. La Syrie a restitué 49 instructeurs militaires faits prisonniers par l’armée syrienne. La Turquie est intervenue pour faire libérer les ingénieurs et les pèlerins iraniens enlevés, y compris ceux qui étaient détenus par les Français (au passage, le lieutenant Tlass qui les séquestrait pour le compte de la DGSE a été liquidé). La Turquie a cessé tout soutien à l’ « Armée syrienne libre », a fermé ses installations (hormis celle située sur la base de l’OTAN à Incirlik), et a livré son chef, le colonel Riad el-Assad. La Russie, qui s’est portée garante des accords, a été autorisée à réactiver l’ancienne base soviétique d’interception du mont Qassioum. 

 

Le lendemain, le département d’État des États-Unis a informé l’opposition syrienne en exil qu’elle ne devait plus compter sur une aide militaire US. Comprenant qu’ils ont trahi leur pays pour rien, les membres du Conseil national syrien sont partis en quête de nouveaux sponsors. L’un d’entre eux allant même jusqu’à écrire à Benjamin Netanyahu pour lui demander d’envahir la Syrie.

 

Après un délai de deux jours nécessaire à la mise en œuvre des accords, les armées nationales non seulement de la Syrie, mais aussi du Liban, ont donné l’assaut des bases de la Légion wahhabite. Au Nord du Liban, un gigantesque arsenal a été saisi à Tripoli et quatre officiers occidentaux ont été faits prisonniers dans le Akkar dans une école désaffectée de l’UNRWA transformée en QG militaire. En Syrie, le général Assef Chawkat en personne a commandé les opérations. Au moins 1.500 combattants ont été faits prisonniers, dont un colonel français du service technique de communication de la DGSE, et plus d’un millier de personnes ont été tuées. À ce stade, il n’est pas possible de déterminer parmi les victimes combien sont des mercenaires étrangers, combien sont des Syriens collaborant avec les forces étrangères, et combien sont des civils pris au piège de la ville en guerre.

 

Le Liban et la Syrie ont rétabli leur souveraineté sur l’ensemble de leur territoire.

Des intellectuels débattent de savoir si Vladimir Poutine n’a pas commis une erreur en protégeant la Syrie au prix d’une crise diplomatique avec les États-Unis. C’est une question mal posée. En reconstituant ses forces durant des années et en s’affirmant aujourd’hui sur la scène internationale, Moscou a mis fin à deux décennies d’un ordre mondial unipolaire dans lequel Washington pouvait étendre son hégémonie jusqu’à parvenir à une domination globale. Le choix n’était pas de s’allier soit à la petite Syrie, soit aux puissants USA, mais de laisser la première puissance du monde détruire un État de plus ou de bouleverser les rapports de force et de créer un ordre international plus juste dans lequel la Russie a son mot à dire.

 

Thierry Meyssan.

Par Résistance - Communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 19:27
  • les conséquences du double veto à l'ONU ? 
  • quelles options pour l’Empire en Syrie ? 
  • le sens de la rencontre Lavrov-Assad ? 
  • un deuxième front au Nord Liban ? 
  • que s’est-il passé lors de la bataille de Homs ?
Par Résistance - Communauté : La Cyber-résistance
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Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 23:07

L'euro en mauvaise postureLa crise de la zone euro s’aggrave encore. Après la Grèce, ce sont la Belgique, l’Espagne et le Portugal qui sont entrés en récession et risquent de s’endetter encore un peu plus vec « l’aide » des grands organismes de l’usure internationale.


La Belgique est le troisième État de la zone euro à connaître la récession après avoir connu une légère baisse de sa production dans les trois derniers mois de 2011 ainsi que de son produit intérieur brut, avec une contraction de 0,2 % de ce dernier et de 0,1 % rien qu’au dernier trimestre de l’année dernière. Contraction survenue dans une période tumultueuse marquée par la formation d’un nouveau gouvernement après dix-huit
mois de paralysie politique, la nationalisation de la filiale belge de Dexia par l’État belge et le déclassement par Standard & Poor’s. Les économistes retiennent pour leur part que la cause des chiffres peu brillants est imputable à une recrudescence de la crise de la dette de la zone euro et à un ralentissement économique global.


La situation de l’Espagne est autrement plus grave. Début février, le ministre ibérique du travail a dévoilé le nombre record des sans-travail : 4.599.829. Madrid ne sera certainement pas en mesure de porter le déficit sous le seuil voulu par l’Union européenne de 3 % du PIB en 2013. Les entrepreneurs espagnols pensent au contraire qu’atteindre en 2012 l’objectif de 4,4 % de déficit du PIVB est quasi impossible et risque de miner définitivement une économie déjà en crise. Leurs inquiétudes sont corroborées par l’annonce faite par le président du gouvernement Mariano Rajoy selon laquelle le déficit de l’année dernière pourrait atteindre 8,4 % du PIB, bien en-deçà des 6% fixés par le précédent gouvernement socialiste et par l’Union européenne, avec de surcroît le risque d’avoir à combler un déficit de 40 milliards d’euros cette année si l’économie reste au point mort. Or, les prévisions des économistes tablent sur une baisse de 1,5 % du PIB cette année.


Le gouvernement Rajoy espère confirmer son engagement pour atteindre l’objectif des 4,4 % de déficit du PIB, objectif qui va de pair avec la rigueur, et espère que la commission européenne et la chancelière allemande Angela Merkel seront disposées à accepter des mesures moins dures sur le plan économico-financier. Tout porte malheureusement à croire que la situation s’aggravera et affaiblira davantage une économie en récession aux prises avec un taux de chômage à deux chiffres.


Mais si Athènes pleure, Sparte ne rit pas forcément. L’économie du Portugal subira une contraction d’au moins 3 % de son produit intérieur brut cette année. Le gouvernement lusitanien estime que pour renforcer l’économie et lui faire prendre son élan, il faut créer une nouvelle vague de privatisations de l’énergie, des services postaux jusqu’aux chemins de fer. Une série de mesures qui appauvriraient un peu plus le peuple lusitanien comme les autres peuples européens aux prises avec la crise, jetant sur le pavé des millions de famille et provoquant seulement la faim et le chômage.


Capitaine Martin. 

Par Résistance - Publié dans : Les petits papiers du capitaine Martin - Communauté : Parti Communiste Français
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Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 22:56

Richard Labévière, né à Thonon-les-Bains en 1958, est un journaliste français qui a travaillé à RFI avant d'en être licencié en août 2008. Il est actuellement rédacteur en chef de Défense, la revue de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN). Il critique ici la couverture médiatique du conflit israélo-palestinien.

 


Par Résistance - Communauté : antisioniste
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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 20:26

Manifestations en RoumanieAmbiance de crise en Roumanie où la révolte s’empare des habitants furieux. Le peuple de Bucarest et des autres villes s’oppose en effet à la politique inique du gouvernement, mise en œuvre pour satisfaire le diktat du Fonds monétaire international (FMI) et de l’Union européenne, en échange d’un prêt particulièrement onéreux.

 

La rage a explosé à cause des mesures draconiennes imposées par le FMI et la privatisation du système de santé voulues jusque-là par l’ex premier ministre Boc. Des dizaines de manifestants s’étaient donné rendez-vous à Bucarest le soir du 12 janvier pour crier leur colère. Les premiers affrontements avec la police commencèrent…  Le mécontentement ne tarda pas à se transformer en révolte populaire et s’étend désormais aux autres villes du pays. Des milliers de manifestants ont répondu ainsi répondu à l’appel de la rue et ont bravé la police à Bucarest mais aussi Cluj,  Iasi, Târgu-Mureş et beaucoup d’autres villes. Ces manifestations ont provoqué en quatre jours 70 blessés et plus de 250 arrestations.

 

Le 15 janvier, une foule impressionnante est descendue dans les rues de Bucarest pour réclamer le départ du Premier ministre, de son gouvernement et du Président, Traian Basescu. Le gouvernement lâcha du lest et annonça, temporairement, le retrait des réformes ayant trait au système de santé. Mais c’est bien la politique générale voulue par le gouvernement, soi-disant pour équilibrer les déficits publics et obtenir une aide du FMI, qui est mise en cause par les manifestants.

 

En 2010 déjà, le gouvernement avait abaissé de 15 % les retraites et diminué de 25 % le salaire des fonctionnaires, affamant ni plus ni moins le peuple dont les pensions de retraite avoisinent en moyenne les 160 euros mensuels quand les salaires ne dépassent pas les 350. Des mesures injustes dans le but d’obtenir du FMI et de l’UE un prêt de 20 milliards d’euros qui devrait permettre à la Roumanie, selon ce même gouvernement, de sortir de la crise et d’intégrer les pays « vertueux » (selon les paramètres de l’UE), avec un niveau de déficit d’1,9 % par rapport au PIB (produit intérieur brut).

 

Dans les projets du gouvernement figure toujours un vaste programme en vue d’assainir les services de santé, avec, à la clé, une forte diminution d’effectifs dans les hôpitaux publics qui préfigurerait, selon les plus pessimistes (mais aussi les plus réalistes), une privatisation du secteur. Un choix que n’accepte pas le ministre de la santé, Raed Arafat, qui le critiquait lors d’un débat télévisé au cours duquel il a reçu un appel téléphonique en direct du président Basescu qui lui demandait de démissionner. Chose qu’a faite Arafat. « La goutte d’eau qui fait déborder le vase », selon un manifestant de Bucarest opposé aux choix gouvernementaux.

 

Pendant ce temps, le représentant en Roumanie du Fonds monétaire international et ex-ministre des finances, Mihai Tănăsescu, a souligné lors d’une entrevue donnée à une éminente radio privée que les marchés internationaux ne seraient pas influencés par le vaste mouvement de protestation si la Roumanie continue de suivre le pas des réformes mises en place. « Il s’agit certes d’un mécontentement accumulé sur la durée, et il représente une gêne imposée à la population qui a déjà beaucoup payé, mais ces réformées étaient nécessaires à la Roumanie », a commenté Tănăsescu. L’ex ministre a ajouté que les prochains temps seront durs pour la Roumanie, en raison de la dépendance des flux de capitaux provenant de l’étranger, et en particulier de la zone euro. Mais Tănăsescu a la mémoire courte et il devrait se rappeler les mesures draconiennes prises par son pays au cours des trois dernières années et qui ont provoqué ces révoltes populaires. Et il faut aussi souligner que ces mouvements contre le gouvernement et le président Tănăsescu n’ont jamais atteint un niveau aussi élevé depuis l’élection du chef de l’État, en 2004.

 

La crise semble irréversible, et le peuple roumain a raison de s’opposer aux mesures vexatoires d’un gouvernement et d’un président à la merci de grands organismes mondialistes  qui sont littéralement en train d’appauvrir et de dépouiller la Roumanie. Emil Boc, membre et président du Parti démocrate-libéral (PDL), a dû démissionner le 6 février 2012 de ses fonctions de Premier ministre. Ce n’est, espérons-le, que le début de la chute des vendus.

 

Capitaine Martin. 

Par Résistance - Publié dans : Les petits papiers du capitaine Martin - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 21:52

François HollandeL’ancien Premier ministre français, Laurent Fabius, est attendu vendredi 3 février 2012 à Doha (Qatar), en qualité d’envoyé spécial du candidat socialiste à l’élection présidentielle, François Hollande. Il sera reçu par l’émir Hamad ben Khalifa al-Thani. L’entretien portera sur la position de François Hollande face à la guerre contre la Syrie et sur le possible soutien de l’émir au candidat socialiste.

L’émir Hamad avait déjà noué des liens étroits avec Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni (à laquelle il ne manque jamais une occasion de prêter un avion privé) ainsi qu’avec le maire de Paris, Bertrand Delanoë, et le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, qui l’ont aidé à obtenir des dérogations pour aménager l’hôtel Lambert (Île Saint-Louis) acquis à la famille Rothschild.

L’émir Hamad multiplie les investissements en France. Après avoir placé à son service de hautes personnalités, comme l’avocat d’affaire et ex-Premier ministre Dominique de Villepin, il a acheté des parts dans les médias (groupe Lagardère) et dans un club de football (le Paris Saint-Germain). Il a par ailleurs annoncé, le 9 décembre 2011, la création d’un fonds de 50 millions d’euros destiné à de jeunes leaders issus des quartiers français « en difficulté ».

En rivalité avec l’Arabie saoudite, l’émirat wahhabite est devenu le principal financier d’Al-Qaeda et des Frères musulmans. L’émirat a engagé 5.000 mercenaires pour composer des Forces spéciales qui ont combattu au sol en Libye, en violation de la résolution de l’ONU. Il a depuis transféré ces troupes en Syrie, ainsi qu’environ 1.500 membres d’Al-Qaeda en Libye sous le commandement d’Abdelhakim Belhaj, pour constituer l’Armée syrienne libre à laquelle se sont joints quelques centaines de déserteurs syriens. Pour terroriser les populations, les combattants d’Al-Qaeda se sont caractérisés par le recours à des crimes spectaculaires (ils égorgent les hommes ou leur coupent les membres, tandis qu’ils coupent les seins des femmes ; parfois ils écorchent les corps).

L’émir Hamad est propriétaire de la chaîne satellitaire Al-Jazeera qui s’est récemment caractérisée par la diffusion de fausses images d’actualité –en réalité des images de fiction tournées en studio– ; une propagande de guerre destinée à servir ses ambitions en Libye et en Syrie. Le groupe Al-Jazeera entend s’implanter progressivement en France avec le prochain lancement d’Al-Jazeera Sports.

En 2006 déjà, François Hollande déclarait que la diplomatie du « Qatar va plutôt dans le sens de la stabilité et de la recherche de la paix ».

Réseau Voltaire.

 Hollande : "La diplomatie du Qatar va plutôt dans le sens de la stabilité et de la paix"

    

 

 

 

 

Par Résistance - Communauté : Parti Communiste Français
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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 14:38

Hamad bin Khalifa Al Thani et Sarkozy

 

 

« Ce texte n’engage que l’auteur, mais la description qu’il nous fait de l’attitude ambiguë du Qatar servant en réalité les seuls intérêts américano-sionistes nous semble particulièrement crédible ».

Le comité rédactionnel de Résistance. 

 




Le Qatar est le pays de toutes les contradictions :

  • la plus grande base américaine y est implantée, mais les Talibans ont maintenant leur représentation dans l’émirat ;
  • c'est le pays d’Al-Jazeera, le média audiovisuel qui a le mieux couvert la seconde Intifida et le bombardement de Gaza, mais c'est aussi l'un des rares pays arabes qui a une représentation israélienne sur son sol ;
  • c'est un micro-état foncièrement pro-américain, mais c’est aussi celui qui soutient nombre de mouvements islamistes, dont le Hamas, qui y a également installé sa représentation. 

Quand on visite le Qatar, ce qui nous choque de prime abord, c'est l’extravagance consumériste et l’ultralibéralisme économique qui y règnent. L’essentiel est en réalité là. En fait, tant que les privilèges sont préservés, tant que l'appropriation des richesses au profit d’une seule caste perdure, tout le reste devient secondaire. Si l’on ne comprend pas ce préalable, on aura du mal à comprendre la logique de cet État.

Coincé entre les deux puissances régionales, l’Arabie Saoudite et l’Iran, le petit émirat a soif de rayonnement international. Le Qatar nourrit aujourd’hui l’ambition démesurée d’être reconnu comme la puissance régionale politique et diplomatique incontournable du monde arabe. Et cela pour deux raisons majeures : d’abord, satisfaire son égo insatiable, et ensuite faire en sorte que personne ne puisse remettre en cause l’appropriation des richesses de son sous-sol par la famille royale.

En acceptant l'installation de la plus grande base américaine de la région sur son sol, et en se mettant donc sous la protection US, la famille royale espère ainsi pérenniser sa mainmise sur les gisements d’hydrocarbures, tout en se protégeant des ambitions régionales de ses deux grands et très redoutés voisins.

Et l'installation de la représentation diplomatique israélienne sur le sol qatari est, bien évidemment, la condition sine qua non de la protection américaine. L'affaiblissement de la puissance financière et économique américaine constitue l'élément nouveau de cette dernière décennie. Cela bouleverse la donne dans cette région qui avait l’habitude, depuis plusieurs décennies, de vivre sous l’ordre américain.

Aujourd’hui, les États-Unis n'ont plus les moyens de leur politique hégémonique. De plus, la zone Asie-Pacifique, avec l'émergence de la Chine, devient la région clé pour l'impérialisme américain, beaucoup plus que le Moyen-Orient.

Certes, la protection des gisements d’hydrocarbures et de ses voies d’acheminement vers les pays du Nord restera un enjeu central. Mais la crise économique et financière mondiale, associée à la reconsidération des priorités stratégiques, font que les États-Unis n’ont plus les moyens d’agir directement dans cette région pour préserver leurs intérêts.

Cette situation inédite a deux conséquences pour cette région 

  1. la première est que Washington, face à ses nouvelles restrictions budgétaires, a décidé d’intervenir dorénavant à travers ses relais locaux qui, eux, ont les moyens et l'ambition de devenir des puissances régionales. 
  • Ces relais locaux sont d’abord ceux qui, historiquement, ont toujours été présents dans cette région : au premier plan, les deux anciennes puissances coloniales, la France et la Grande-Bretagne (puissance militaire et technologique), sans oublier la fidèle héritière de l’empire ottoman, la Turquie, nouvelle puissance économique et militaire.
  • Le Qatar, diplomatiquement et médiatiquement très présent, espère aussi être reconnu comme une nouvelle puissance régionale. Il aspire à devenir un de ces relais de la puissance américaine, qui aura l’avantage d’être le seul à appartenir à la « nation arabe ». 
  • Fait important, ces pays (France, Grande-Bretagne, Turquie et Qatar), qui sont déjà des acteurs influents dans l’évolution des révolutions arabes, sont tous membres de l’OTAN ou hébergent d’importantes bases américaines, et ont en commun d’avoir noué des relations diplomatiques et économiques avec l’État sioniste.

  1. la seconde conséquence de cette situation nouvelle est que ces relais locaux, tout en agissant pour les intérêts US, œuvrent aussi pour leurs propres intérêts. C'est, très logiquement, une « juste » rétribution qu'« autorise » le gendarme américain : 
  • ainsi, profitant des révolutions arabes, les anciennes puissances coloniales européennes (France et Grande-Bretagne) tentent de reprendre pied dans cette région, où elles espèrent devenir l’intermédiaire obligé ;
  • la Turquie, de son côté, voudrait reconquérir, à travers son dynamisme économique, son aire d’influence qui s’étendait de l’Asie centrale au Maghreb. L’État sioniste qui entretient des relations économiques florissantes avec le capitalisme turc ne fait pas exception. Business is Business ;
  • quant au Qatar, fort de sa toute nouvelle puissance financière et médiatique, il promeut une parole libre (mais évidemment orientée) reflétant toutes les tendances politiques du monde arabe, dans le but de s’imposer comme le centre d’un nouveau rayonnement panarabe.

 

C'est à la lumière de ce contexte qu'il faut interpréter l'action du Qatar, ainsi que son rapport avec le Shaykh Al-Qaradawi et la chaîne satellitaire Al-Jazeera. Pour comprendre le rôle du Shaykh Al-Qaradawi, il faut retracer son historique. Issu des Frères musulmans égyptiens, Shaykh Al-Qaradawi a payé très cher son opposition publique et franche à la dictature égyptienne ; il croupit, pendant toute une partie de sa vie, dans les prisons égyptiennes. Jusqu’à très récemment, tous les mouvements politiques islamiques des pays arabes, sans aucune exception, vivaient sous une terrible répression, faite de meurtres, disparitions, emprisonnements, massacres, ou encore de tortures. Et cela, dans l'indifférence de tous les médias occidentaux.

Shaykh Al-Qaradawi a toujours refusé de se taire sur le droit d'expression de tous les peuples et sur son antisionisme viscéral. Le seul pays qui a, finalement, accepté de l'accueillir tout en lui laissant sa liberté de parole fut le Qatar. Il fit même plus, il lui attribua un canal (Al-Jazeera) pour lui permettre de s’adresser à toutes les masses arabes. La quasi-totalité des dirigeants des mouvements politiques islamiques en exil, ou subissant la répression, lui emboîtèrent le pas. Contournant la censure exercée par toutes les dictatures arabes, ils purent, à travers Al-Jazeera, exprimer leur point de vue et en débattre avec les autres mouvements d’opposition arabes.

Ainsi, à travers Al-Jazeera et le rayonnement du Shaykh Al-Qaradawi, le Qatar a obtenu ce qu'il voulait : être une puissance médiatique incontournable dans cette région. Grâce au  Qatar, le Shaykh Al-Qaradawi et beaucoup de mouvements islamiques réprimés ont obtenu en retour le droit de s'exprimer et de débattre publiquement. Ce qui était irréalisable et inespéré  dans leur propre pays, et cela depuis plusieurs décennies.

Aujourd’hui, le Qatar compte bien tirer ses dividendes de sa politique d’ouverture, audacieuse à l’époque, vis-à-vis des mouvements politiques islamiques. L’émirat s’implique, désormais, directement dans les révolutions arabes, financièrement, médiatiquement, diplomatiquement et même militairement, si cela doit s’avérer nécessaire. Pour cela, l’émir du Qatar en personne n’a pas hésité à  reprendre en main la chaîne Al-Jazeera. La direction a été remaniée pour qu’elle réponde plus fidèlement aux orientations politiques du pays.

Si la situation du monde arabe n’était pas aussi dramatique, on pourrait sourire de ce petit émirat royal qui soutient les soulèvements populaires et donne des leçons de démocratie, alors que l’émir lui-même est arrivé au pouvoir en destituant son propre père.

Du Nord ou du Sud, musulman ou non, nous n’oublierons jamais ce qui rassemble ces États (France, Grande-Bretagne, Turquie, Qatar) qui se posent aujourd’hui en modèle pour les peuples arabes :

  • un assujettissement à l’ordre US, responsable de toutes les guerres impériales menées dans la région ;
  • des relations normalisées avec l’État sioniste, seule idéologie d’Etat ouvertement raciste du XXIè siècle ;
  • une intégration à un système économique mondial, capitaliste et ultra-libéral, responsable de la pire des catastrophes humaines, spirituelle et écologique (1 milliard de sous-alimentés, inégalités croissantes, consumérisme, réchauffement climatique…).

Dépasser l’impérialisme américain, combattre l’idéologie raciste que représente le sionisme, s'affranchir du modèle consumériste occidental et de sa logique capitaliste, requièrent la mise en place d’un projet alternatif de société pour les pays arabes.

Le chemin sera certainement long et difficile. Par contre, ce qui est déjà clair aujourd’hui, c’est que ni la France avec ses philosophies des Lumières qu’elle renie au quotidien, ni la Turquie avec son orientation islamo-libérale qui trahit l’essence de notre foi musulmane, ni les pétrodollars d’un Qatar consumériste et égoïste, ne sont un exemple pour tous les peuples qui aspirent à se libérer.


Et seul Dieu est Savant de toutes choses.

Yamin MakriYamin Makri.

L'auteur est marié et père de quatre enfants. Né en France, c'est dans ce pays qu'il effectue toute sa scolarité. Il conclut son parcours universitaire en 1987 par un diplôme de chirurgien-dentiste, puis ar un master en informatique de gestion. 

Par Résistance - Communauté : les anti-capitalistes
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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 14:22

C’est un dessin animé réjouissant, basé sur un discours tenu en 1944 par Thomas Douglas, qui fut un dirigeant socialiste du Canada après la seconde guerre mondiale.

 


Par Résistance - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 22:48

Bachar, nous t'aimonsAux responsables nationaux du Mouvement de la Paix

Avec votre « Infos-Paix 344 du 21 janvier 2012 », comme vous l'aviez déjà fait pour la Libye, vous colportez sur la Syrie des informations dont vous ne pouvez ignorer le caractère fallacieux.


Certes, pour la Libye, vous pouviez avoir « l'excuse » d'être manipulés par tout ce que l'OTAN compte de médias à son service. Mais au vu du résultat de votre « soutien au peuple libyen », qui vient d'exprimer sa « satisfaction » en saccageant le siège du CNT à Benghazi, berceau de la « révolution », la circonspection aurait dû être de mise avec la Syrie.

Ainsi, quand le 28 novembre 2011, dans Le Figaro, Georges Malbrunot écrit que « Paris soutient logistiquement les insurgés syriens », vous ne vous demandez pas qui sont ces insurgés que le « démocrate » Sarkozy (celui qui s'est permis un coup d'État face au vote NON majoritaire du peuple de France le 29 mai 2005) peut bien soutenir. Et lorsque le 9 décembre 2011, toujours Malbrunot dans Le Figaro interroge : « L'armée syrienne libre : Couverture turque ? Ou faux-nez islamiste ? », ça ne vous fait pas réfléchir non plus...

C'est donc sans ambiguïté que votre récidive syrienne prouve votre choix : vous avez décidé d'être complices des fauteurs de guerre, ce qui est un comble pour un mouvement de la paix...

Pour vous permettre de rectifier vos « erreurs » auprès des destinataires de votre lettre « Infos-Paix », je vous signale que le 2 janvier 2012, le site qatari The Doha Debates a publié un sondage indiquant que 55 % des Syriens soutenaient leur président Assad ; information reprise par The Guardian du 17 janvier : « Most Syrians back President Assad, but you'd never know from western media. Assad's popularity, Arab League observers, US military involvement: all distorted in the west's propaganda war », article dont vous pourrez lire une traduction en français titrée « Les Syriens sont une majorité à soutenir le président Assad, mais ce n’est pas des médias occidentaux que vous pourriez l’apprendre », sur le site de Réseau Voltaire.

D'autre part, au cas où vous auriez « gobé » la fable des iPhone interdits en Syrie (Le Monde, 5 décembre 2011), n'hésitez pas à prendre le temps de découvrir la supercherie de la BBC, et souvenez-vous de Joseph Goebbels, ministre de la Propagande de l'Allemagne nazie...

Enfin, s'agissant du rapport de la Mission d'observation arabe en Syrie, il n'est sans doute pas inutile de comparer les informations données par la presse française avec celles publiées en français par l'agence de presse syrienne Sana sous le titre : « La mission d'observation arabe confirme dans son rapport les actes de violence des groupes armés contre l'armée, les civils et les édifices étatiques ». Au cas où vous ne sauriez pas ce qui se passerait légalement en France en pareilles circonstances, je vous invite à consulter le « décret n° 2011-795 du 30 juin 2011 relatif aux armes à feu susceptibles d'être utilisées pour le maintien de l'ordre public ».

En attendant votre prochaine parution et vos excuses au peuple syrien ainsi qu'aux destinataires de votre lettre « Infos-Paix », je fais suivre ce message à mon carnet d'adresses et vous prie d'agréer mes salutations.

Jean-François Autier,

ajusteur mécanicien retraité et ancien combattant.

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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 22:33

Jonathan SteeleMême dans les pays les plus alignés sur le Nouvel Ordre mondial et ses mots d’ordre, des voix discordantes – et autorisées -se font quand même entendre. Ainsi en Grande-Bretagne, plus que jamais, en ce qui concerne la politique étrangère et singulièrement le dossier syrien, le « porte-avions des États-Unis en Europe » . Et dont le Premier ministre David Cameron a mérité au moins autant que son prédécesseur Tony Blair le sobriquet de « caniche » de président américain.

Une voix isolée, mais dans un journal influent

Eh bien, dans ce même pays sous influence, dont le Premier ministre vient de traiter Bachar al-Assad de « maudit tyran », c’est un journaliste chevronné, l’ancien responsable de la rubrique internationale du grand quotidien de référence The Guardian (de sensibilité plutôt travailliste) qui vient de dénoncer les mensonges et l’attitude de son gouvernement et d’une grande partie de sa presse. Jonathan Steele, déjà auteur en novembre dernier d’une tribune libre qui s’attaquait à nombre de contre-vérités sur la crise syrienne véhiculées docilement par ses confrères, vient à nouveau de dénoncer - dans une nouvelle tribune libre publiée par The Guardian - la désinformation dont continue malheureusement à faire l’objet ce pays. « Cette couverture médiatique est devenue une arme de propagande contre la Syrie », dit-il notamment. Et Steele de pointer plusieurs éléments de cette propagande, les négations, omissions ou francs mensonges relatifs aux faits suivants : la popularité de Bachar, la mission des observateurs arabes, l’implication militaire et diplomatique américaine. À propos de la mission de la Ligue arabe en Syrie, Jonathan Steele écrit que son actuel dénigrement par les Occidentaux est motivé par la crainte que les observateurs donnent dans leurs rapports un son de cloche, notamment sur la soi disant opposition pacifique, un son de cloche assez éloigné de la vulgate en cours.

Et, toujours sur ce sujet, le journaliste prévoit – sans prendre trop de risques, il est vrai – que la Ligue arabe va, à l’occasion de sa réunion du 22 janvier au Caire, faire de fortes pressions pour mettre fin à sa mission. Mission dont Steele estime la prolongation nécessaire pour garantir une vision plus objective de la situation, elle-même condition de l’instauration d’un dialogue effectif entre pouvoir et opposition.

Jonathan Steele a, comme Infosyrie de l’autre côté de la Manche, fort à faire dans un pays qui héberge l’agence de désinformation qu’est l’OSDH dont le patron Rami Abdel Rahmane a ses entrées chez William Hague, patron de la diplomatie britannique, une diplomatie aussi fidèlement suiviste du Département d’État américain sur la Syrie qu’elle l’avait été pour Israël, l’Irak, l’Afghanistan ou la Libye. Mais Steele est une grande figure du journalisme anglais – deux fois lauréat des trophées de la presse britannique, catégorie « Reporter de l’année ». Et The Guardian, qui offre une tribune à son ex-collaborateur, est un média de premier plan.

Par Louis Denghien.

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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 22:12

Yak 130C’est ce que dit le site ICE STATION ZEBRA, spécialisé dans « la géopolitique de l’arctique », et qui se définit comme « russophile ».


J'ai souvent parlé de "courage géopolitique
" dans l'attitude de la Russie face au dossier syrien et en particulier dans la poursuite de ses livraisons d'armes. C'est le cas des systèmes de défense côtiers BASTION- P qui ont été récemment mis en service, mais aussi de l'escale d'un cargo dans le port de Tartous qui selon plusieurs sources transportait des armes. La Russie poursuit cette politique, ce qui marque sa confiance dans la pérennité du gouvernement en place. L'agence russe d'exportation de matériel militaire Rosoboronexport aurait signé selon le journal Kommersant un contrat de 500 millions de dollars au mois de décembre 2011 pour la livraison de 36 avions d'entraînement Yakovlev Yak-130. Selon l'avionneur Irkut, les aéronefs pourraient commencer à être livrés dès le premier paiement effectué par le gouvernement syrien. La Syrie est, comme on le sait, victime de plusieurs embargos et en particulier un embargo pétrolier. Toutefois, ces mesures décrétées unilatéralement par la " ligue des démocraties " ne semblent pas avoir les effets escomptés sur l'économie syrienne. Il se pourrait qu'à l'occasion de la vente de ces aéronefs, la Russie accorde un crédit-relais à la Syrie pour financer cet achat mais aussi compenser les conséquences de l'embargo pétrolier.

Par Résistance - Communauté : La Cyber-résistance
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