Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 22:28

André Delcourt avec Jacques VergèsJeudi 23 février 2012. Le conseil municipal de Calonne-Ricouart, à l’unanimité, élève Georges Ibrahim Abdallah au rang de citoyen d’honneur de l’ex-commune minière. Du jamais vu !

 

Samedi 19 mai 2012. 19h 30. Salle des mariages de l’hôtel de ville de Calonne-Ricouart. Ceint de son écharpe tricolore, André Delcourt, maire et conseiller général communiste, procède à la remise de la Médaille de la Ville et du diplôme de citoyen d’honneur à une militante parisienne en contact régulier avec le plus ancien prisonnier politique incarcéré dans l’Hexagone. L’instant est solennel, l’émotion palpable.

 

Suzanne Le Manceau, du Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah (CLGIA), lui transmettra ces précieux témoignages de solidarité, le week-end prochain, lors d’un parloir à la prison de Lannemezan où le résistant communiste libanais a entamé sa 28ème année d’emprisonnement. Un coin de la République française célèbre ainsi son engagement anti-impérialiste et antisioniste… Une salve d’applaudissements accompagne cet acte hautement symbolique. « Qu’il puisse marquer le début d’une large mobilisation dans toute la France », imagine volontiers Jacques Vergès, son avocat, qui dit toute l’humanité d’un militant révolutionnaire de la Cause palestinienne dont le seul crime est bien de n’avoir jamais renié ses engagements.

 

« La justice française, putain de l’Amérique ? »

 

Et Jacques Vergès de dénoncer les ingérences des États-Unis qui bloquent l’élargissement de Georges Ibrahim Abdallah. Il est pourtant libérable depuis… 1999. Douze ans. Une éternité ! En 2003, la cour d’appel de Pau avait bien émis un avis favorable, mais le Parquet avait immédiatement saisi la cour de cassation. « C’est une honte. La justice se couche. Elle se conduit comme la putain de l’Amérique. Sommes-nous un protectorat américain ? »,  s’interroge Jacques Vergès dont l’intensité et la profondeur du propre engagement anti-impérialiste conforte l’assistance dans son ambition de « sensibiliser encore et toujours autour du dossier Abdallah afin qu’il regagne le Liban libre et en héros », confie un militant du comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59 – 62), en présence d’une large délégation du collectif « Solidarité Georges » de Lille.

 

Des initiatives tous azimuts !

 

Déjà le maire communiste de Grenay a emboîté le pas à son homologue calonnois. Christian Champiré vient d’écrire à Georges Ibrahim Abdallah pour lui annoncer qu’il était aussi, depuis quelques semaines, le « citoyen d’honneur » de sa commune des environs de Liévin. Un élu PCF d’Auchel promet de proposer une motion de soutien lors du prochain conseil municipal. Un autre du Parti de Gauche en fera de même à Isbergues, un bastion ouvrier là encore… Au cœur d’un Bassin minier du Pas-de-Calais pétri d’internationalisme, le vœu de Jacques Vergès semble bénéficier d’un début d’exécution. Même le député PS Serge Janquin a saisi Christiane Taubira, la nouvelle garde des Sceaux, pour qu’elle mette fin à ce « scandale ». De bon augure dans ce dossier éminemment « politique »…

 

Note de Résistance : Georges Ibrahim Abdallah est un libanais né en 1951, membre du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP). Au cours de l’année 82, sont successivement assassinés à Paris trois diplomates, deux Américains et un Israélien. Georges Ibrahim Abdallah est arrêté à Lyon en 84, puis condamné en 86 pour faux et usage de faux (il aurait été en possession d’un « vrai-faux » passeport algérien). Puis en 87, il est à nouveau condamné par une cour d’assisses « spéciale » car une arme de poing ayant été utilisée lors des assassinats de 82 aurait été opportunément retrouvée dans un lieu où il aurait auparavant séjourné. Il est alors accusé de complicité d’assassinat, et, pour ce motif, condamné à la perpétuité. Son avocat est Jacques Vergès.

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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 22:11

Zbigniew WiktorUne fois n’est pas coutume, l’équipe rédactionnelle de Résistance se propose de relayer une pétition. En effet, nous assistons aujourd’hui avec inquiétude à la montée d’un anticommunisme européen qui prend de plus en plus une forme répressive. La finalité de cet anticommunisme est toujours la même : forclore la Révolution, diaboliser les luttes de classes et les grèves, faire croire qu’il n’y a pas d’alternative au capitalisme… et le cas échéant justifier la répression contre tous ceux qui contestent l’Europe de Maastricht, construite par le grand capital sur les ruines du socialisme. Nous ne pouvons que nous élever contre cet état de fait.

 

L’équipe rédactionnelle de Résistance. 


 

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Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 14:53

Quel avenir pour l'OTAN ? Dimanche 20 et lundi 21 mai se déroulera à Chicago le vingt-cinquième sommet de l’OTAN, le plus fréquenté depuis sa création en 1949. Outre les vingt-huit pays membres ont été invités différents États qui n’adhèrent pas à Alliance atlantique tels que la Russie, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon, la Corée du sud ou le Pakistan. La participation de ce dernier aura, notons-le, aura été incertaine jusqu’au dernier moment à cause des tensions survenues ces derniers temps avec Washington. Au total, ce seront donc pas moins de 6.000 délégués qui convergeront vers la cité étasunienne, bastion de Barack Obama, en vue de représenter une soixantaine de pays et des organisations internationales comme les Nations-unies et l’Union européenne. En dehors des lieux en revanche sont attendus au moins 50.00 manifestants…

 

Le thème le plus épineux qui y sera abordé est l’Afghanistan, qui est aussi la raison principale d’un sommet aussi élargi. Et plus particulièrement le retrait des troupes de l’OTAN et le financement des forces de sécurité à Kaboul, après 2014. Vu sous cet angle, le sommet est une sorte de vaste campagne de recueil de fonds. Selon les plans de l’OTAN, les forces de sécurité de Kaboul devraient s’ajouter à la fin de l’année aux 352.000 hommes de l’armée nationale afghane (il s’agit en réalité d’une estimation très optimiste compte tenu du nombre record de désertions, d’une corruption endémique et des infiltrations talibanes). Ce chiffre devrait commencer à diminuer dès 2015 pour finalement atteindre les 230.000 en 2017. Les États-Unis indiquent que le coût du maintien d’un nombre aussi important de militaires et de policiers avoisinerait 4,1 milliards de dollars par an. Une économie non négligeable pour l’Oncle Sam qui dépense déjà plus d’une centaine de milliards pour maintenir 90.000 hommes dans le pays. Une somme inenvisageable pour le gouvernement de Kaboul qui a un budget annuel à peine supérieur à 1,5 milliards et qui ne pourrait participer qu’à hauteur de 500 millions. Et encore…

 

Plus de la moitié de la somme totale (environ 2,5 milliards) serait à mettre au compte des États-Unis. C’est du moins ce qu’avait promis l’administration Obama qui n’a pourtant encore rien écrit noir sur blanc, hormis un vague accord de partenariat au grand dam d’ailleurs de Kaboul. Pour la somme restante (2,6 milliards), la Maison blanche espère fortement des pays engagés au sein de l’ISAF qu’ils participent, y compris dans le cas d’une éventuelle déstabilisation du pays après le retrait des forces de l’OTAN.

 

« Les États-Unis s’attendent à ce que les pays composant l’ISAF payent une contribution d’environ un milliard de dollars par an », expliquait dernièrement le ministre polonais des affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, contrarié par le fait que la Pologne doive verser 20 millions de dollars par an pendant que l’Inde, la Chine ou la Russie participent seulement à hauteur de 10 millions. « Nous devrions payer la même somme que la Chine et la Russie ensemble », a-t-il commenté. 

 

Même l’Italie est appelée à apporter sa pierre à l’édifice, malgré les menaces économiques qui pèsent sur elle. James Townsend, vice-secrétaire à la défense des États-Unis et responsable des relations avec l’Europe, n’y va pas par quatre chemins dans l’entretien qu’il a tenu au journal la Stampa : « j’espère que l’Italie sera malgré les difficultés financières capable de renouveler l’engagement qu’elle a pris jusqu’à aujourd’hui ».

 

Dans ce même entretien, le représentant étatsunien a parlé de la collaboration toujours plus étroite de l’Alliance atlantique avec quelques pays d’Asie, comme le Japon ou la Corée du sud. « Á Chicago, on parlera d’une OTAN globalisée parce que nous avons des intérêts globaux à protéger », a-t-il déclaré. Agrandir sa propre sphère d’influence est devenu depuis longtemps une des priorités de l’OTAN. En réalité, vingt ans après la chute de l’Union soviétique, les membres de l’Alliance, les États-Unis au premier chef, doivent s’interroger sur l’engagement et sur l’utilité d’une structure apparemment anachronique. Même si le projet de bouclier anti-missiles dans l’Europe de l’est montre que le cauchemar russe est encore bien présent. Á la fin de la Guerre froide et à la disparition de l’ennemi qui avait justifié la naissance de l’OTAN s’ajoutent les difficiles contractions économiques. Les États-Unis ont ainsi fait savoir qu’ils n’étaient plus disposés, après les dernières coupes dans le budget de leur défense, à couvrir 75 % des dépenses de l’Alliance. Ce qui explique pourquoi ils ont demandé à leurs alliés européens de s’investir davantage. Un possible effondrement de l’OTAN n’est pas inenvisageable à terme.

 

Capitaine Martin

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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 21:47

Grèce et eurosLes premiers à croire que la Grèce sortira de la zone euro sont les Grecs eux-mêmes qui, en proie à la panique, se sont présentés aux guichets bancaires pour retirer, en quelques jours, quelque 700 millions d’euros des comptes courants. La banque centrale a sonné l’alarme pour éviter la fuite des capitaux, sachant que le phénomène ne pourra que s’accentuer eu égard au contexte économique et social du pays. Même si rien ne sera comparable aux années 2010 et 2011, quand l’importance de la dette publique grecque éclata à la face du monde.  

 

L’échec des tractations en vue de former un nouveau gouvernement et la perspective de nouvelles élections, fixées au 17 juin 2012, ont aggravé les préoccupations des citoyens qui disposent encore d’un peu d’argent. La dissolution des partis historiques, socialistes et conservateurs, liés tous les deux aux technocrates européens, et la prise de conscience que de lointains usuriers ont imposé à la Grèce un programme « de sang et de larmes », ont accru à tel point le mécontentement que nombreux sont en droit de penser que la débâcle est proche et que le pays s’achemine tout droit vers la banqueroute et la sortie de l’euro.

 

Le Pasok et Nouvelle démocratie sont considérés comme étant les seuls en mesure de traiter avec l’Union européenne et le Fonds monétaire international pour négocier des prêts (conditionnés à une politique d’austérité que l’extrême-gauche comme l’extrême-droite rejettent en bloc). La Grèce a donc vu affluer aux guichets bancaires un grande nombre de ses citoyens venus retirer des espèces sonnantes et trébuchantes pour les garder par-devers eux, à la maison, au cas où… D’autres les ont déjà probablement confiés à des compatriotes à l’étranger.

 

Pour conjurer le mauvais sort, la banque centrale a pensé un moment introduire un plafond maximum de 50 euros sur les prélèvements de comptes courants, mais c’est une mesure qui aurait été d’autant plus impopulaire qu’il a été porté à la connaissance publique que le Trésor grec a récemment remboursé 450 millions d’euros en titres à un fonds d’investissement étatsunien. Une dette qui ne rentrait pas du tout dans l’accord fixé avec les principales banques internationales. Accord qui comportait un taux de 70 % sur le capital et qui a été à l’origine de la réaction, fort légitime, du leader de la Gauche démocrate, Fotis Kouvelis, qui s’est dit indigné que les spéculateurs qui ont mis la Grèce à genoux aient pu être ainsi remboursés.

 

Mario Draghi et José Manuel Barroso, au nom respectivement de la banque centrale européenne et de la commission européenne, ont assuré urbi et orbi que la nomenklatura communautaire voulait que la Grèce reste tant dans l’Union que dans la zone euro. Le technocrate portugais a même usé du terme de « famille européenne ». « La décision finale revient à la Grèce », a concédé Barroso, « mais je l’exhorte à tenir ses engagements vis-à-vis de la politique de rigueur ». « Il est donc important que les citoyens grecs se prononcent prochainement en toute connaissance de cause », finit-il par conclure.

 

Le pouvoir politique n’ayant pu constituer un gouvernement légitime, soutenu par le Pasok et Nouvelle démocratie et dirigé par l’ancien de Goldman Sachs, Lucas Papademos, il reviendra au gouverneur de la banque de Grèce, George Provopoulos, de colmater les brèches et d’éviter qu’on n’assiste, comme en février 2011, à une prise d’assaut en bonne et due forme, des ministères et des sièges des banques, considérés par les Grecs comme responsables des spéculations et de la situation actuelle de leur pays.  

 

Capitaine Martin

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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 18:23

Manifestation éudiante à MontréalLa ministre de l’éducation du Québec, Line Beauchamp, a annoncé lundi 14 mai sa démission après trois mois de conflit étudiant sans précédent. En cause, une augmentation de 82 % des frais de scolarité au cours des sept dernières années.

 

Line Beauchamp a pris cette décision à la suite d’un refus des étudiants d’une proposition du gouvernement provincial pour sortir de la crise, affirmant avoir perdu confiance dans la volonté des porte-parole du mouvement de trouver une solution.

 

Visiblement émue, la ministre, qui a également abandonné son mandat de députée libérale, a tenté de se justifier : « je n’ai jamais, en tant que ministre de l’éducation, réussi à obtenir des étudiants un quelconque compromis. Par conséquent, je fais l’ultime compromis que je puisse faire, démissionner ».

 

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, était à ses côtés au moment de cette annonce. Il n’a pas manqué d’insister sur le choix personnel de Line Beauchamp tout en lui rendant hommage. La démission de la ministre intervient après quatorze semaines de grèves et de manifestations qui ont impliqué quotidiennement quelque 165.000 étudiants, dans un contexte parfois d’extrême radicalité.

 

Le dernier accord proposé prévoit une augmentation des droits de scolarité de 1.780 dollars sur sept ans au lieu des cinq ans qui avaient été initialement décidés, afin d’atteindre 4.000 dollars en moyenne à l’année. Les prêts et les bourses devraient de leur côté légèrement augmenter.

 

Il y a fort à parier que ces résultats obtenus de haute lutte n’assouviront pas la volonté des étudiants de mettre un terme à la gestion néolibérale des savoirs. Un bon avertissement pour les mobilisations en France : l’irréductibilité et le refus de la médiation paient. En voici un bel exemple.

 

Capitaine Martin

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Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 19:28

Indignés place Puerta del SolQuestion de points de vue. Pour le représentant des commerçants, l’image de la Puerta del Sol pleine de personnes et de tentes, qui fit l’année dernière le tour du monde, a causé un dommage incalculable pour l’Espagne, une perte bien supérieure à trente millions d’euros pour les magasins ayant pignon sur la place centrale madrilène. Demetra, quarante-cinq ans, assistant social au chômage et militant du mouvement 15-M, a quant à lui une vision radicalement différente de la situation : « tout d’abord, les chiffres sont exagérés, mais surtout, ce genre d’arguments est d’une insondable bêtise. Qui parle comme le président des commerçants ne comprend pas la nécessité de réveiller les consciences, chose que nous faisons depuis un an et que nous continuons de faire. Nous ne pouvons pas continuer à vivre dans une société dominée par le Dieu argent et où l’humain ne compte pas ».

 

Il est facile de deviner lequel des deux points de vue épouse le gouvernement espagnol, qui n’a pas perdu une occasion ces derniers jours pour répéter qu’il ne tolèrerait pas que se répètent les occupations de l’an dernier, tant dans la capitale que dans les autres villes. Une attitude jugée comminatoire y compris par le quotidien El Pais, pourtant sur des bases libérales. Dans son éditorial d’hier, on se demandait quel était le véritable objectif de l’exécutif de Rajoy : « éviter de nouveaux rassemblements ou laisser entendre que l’utilisation de la force est envisageable ».

 

A l’apparente nervosité de la droite au pouvoir, les Indignés ont répondu par la force de leurs arguments, en défilant dans plus de quatre-vingts communes, grandes ou petites, dans toute la péninsule ibérique. Dans la capitale, de nombreux cortèges sont partis dès les premières heures de l’après-midi des quartiers périphériques pour converger vers la place Puerta del Sol.

 

Les revendications du mouvement 15-M sont nombreuses et pouvaient se lire sur Internet ou sur les banderoles portées par les manifestants, dont beaucoup portaient un maillot vert, symbole de la lutte en faveur de l’école publique. 

 

« En peu de mots, nous demandons un changement radical des politiques économiques », nous dit encore Demetria, engagé dans le groupe 15-M et plus particulièrement en charge de la désobéissance fiscale. « Nous voulons payer le coût de la dette publique que nous avons souscrit, nous, citoyens. Et nous en avons marre de soutenir à bout de bras la monarchie et l’Eglise catholique », finit par ajouter Demetria.

 

« Mariano, Mariano, no llegas a verano » (Mariano, tu n’arriveras pas à l’été), est un slogan répété en chœur. Un objectif apparemment difficile à atteindre étant donné la majorité absolue que détient le parti populaire au Parlement, mais il est en revanche tout à fait envisageable de penser que le gouvernement en place puisse ne pas tenir jusqu’à la fin de la législature : les enquêtes d’opinion montrent chaque jour un peu plus que le consensus vis-à-vis de l’exécutif est en train de s’effriter.

 

Mais les Indignés espagnols regardent aussi au-delà de leurs propres frontières, vers cette Europe où les choses commencent peu à peu à bouger. Dans le cortège madrilène figurait Alex, chômeur de 28 ans, qui portait une pancarte sur laquelle était inscrit : « je suis reconnaissant au peuple grec d’avoir donné une leçon aux partis favorables à l’austérité ». « Nous devons nous joindre à eux pour crier fort notre refus d’un système inhumain comme le capitalisme », ajoute-t-il.

 

A quelques pas de lui, Inès, étudiante âgée de 19 ans, argumente : « la fin de la crise ne peut passer que par la sortie de l'union européenne, pilier de l'ordre néolibéral mondial. Si l'on ne reprend pas la souveraineté monétaire, on est livré aux marchés et aux intérêts de la dette, et aux politiques de rigueur ».

 

Nombreux sont celles et ceux qui s’informent des initiatives prises à travers le monde, de Jérusalem à Londres en passant par Paris et Londres. Un énorme drapeau palestinien rappelle le drame que vit ce peuple.

 

A la fin de cette édition, la place Puerta del Sol est noire de monde. Pour les Indignés commence une soirée que tous espèrent très longue, en dépit des avertissements proférés par le gouvernement de Mariano Rajoy, manifestement aux abois. La police a délogé comme prévu les manifestants encore présents place Puerta del Sol ce dimanche matin.

 

Capitaine Martin

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Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 12:48

Yuan et dollar Selon ce qu’a révélé le Financial Times qui cite des responsables chinois, l'Iran aurait décidé d'étendre son commerce du pétrole avec comme monnaie le yuan. Dans le passé, l'Iran aurait déjà accepté des paiements en yuans, mais maintenant, avec les sanctions occidentales qui ont rendu les transactions plus compliquées en utilisant les dollars pour la Banque Centrale de l'Iran, Téhéran a décidé d'augmenter le volume d'affaires monétisé en monnaie chinoise.

Selon le journal, en outre, l'Iran dépenserait les yuans accumulés en achetant biens et services importés de Chine. D’autres rapports suggèrent que des accords similaires ont été conclus entre l'Iran et l'Inde pour accepter des paiements en roupies, et entre l'Iran et la Russie en roubles, dans le cadre de ce qui paraît faire partie d'une stratégie iranienne pour éliminer rapidement sa dépendance au dollar.

 

Depuis toujours, les États-Unis exploitent l'avantage énorme d'avoir la monnaie de réserve internationale à volonté. Plusieurs pays émergents comme la Chine et le Brésil, et des pouvoirs établis comme la Russie et la France sont en train de demander, avec une insistance croissante, la création d'un nouveau système monétaire international qui réduit le pouvoir excessif du dollar.

 

Avec cette opération, l'Iran permet aux pays qui font des affaires avec lui de réduire leur besoin de trouver des dollars pour acheter du pétrole dans le marché de l'énergie. Il permet également aux autres pays ayant des yuans de commercer librement avec lui en augmentant ainsi le prestige et l'utilité de la monnaie chinoise.

 

Selon le Financial Times, ce geste ne saurait pas à être expliqué simplement comme une nécessité face aux sanctions internationales qui ont limité les possibilités pour le secteur bancaire du pays islamique d'effectuer des transactions en dollars, mais il représenterait plutôt une attaque claire contre la devise américaine dans le cadre du conflit au sujet du nucléaire, dans lequel on voit s’opposer Washington et Téhéran.

 

Federico Artizzu   

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Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 23:57

Sotchi 2014Les services de sécurité russes et abkhazes viennent de découvrir en Abkhazie trois dépôts d'armes destinés à alimenter des actions terroristes avant et pendant les JO de Sotchi de 2014. La nature de l'arsenal et les quantités des armes saisies laissent penser que ce ne sont pas a priori des actions terroristes «  traditionnelles » qui étaient envisagées mais une véritable action militaire.

 

Dans les trois dépôts d'armes découverts par le FSB et le renseignement abkhaze, on peut noter : trois MANPADS de type " Igla " et " Strela ", deux lance-roquettes anti-char guidés - ATGM, un lance-roquette thermobarique « Shmel », 29 lance-grenades, 655 munitions pour lance-grenade, 12 IED, 39 grenades, 15 mines anti-char et anti-personnel, 15 kg de TNT, 1 fusil de sniper, 2 fusils d'assaut, plus de 10.000 munitions de divers calibres et des cartes topographiques militaires.

 

La nature et la quantité de l'arsenal découvert laisse supposer qu'on est en dehors du terrorisme islamiste caucasien «  traditionnel «  même si «  l'Émirat du Caucase «  que veut instaurer le chef terroriste Dokou Oularov est cité. Ce terrorisme est en effet désormais essentiellement constitué par des kamikazes, hommes ou femmes, se faisant exploser avec une ceinture d'explosifs ou avec un véhicule comme ce fut le cas à Makachkala il y a une semaine. Les «  combattants » islamistes - corps de bataille et cadres - capables de mener des actions de guerre conventionnelles, comme à Grozny en 2000 ou à Naltchik les 13 et 14 octobre 2005 ou encore en Syrie, ont pour la plupart été tués.

 

Les MANPADS, les ATGM, le lance-flamme et même les lance-grenades nécessitent une formation qui ne s'acquiert qu'avec un véritable entraînement militaire et auprès de professionnels. De la même manière, si ces armes font l'objet de nombreux trafics, leur présence simultanée au même endroit laisse soupçonner l'existence d'une structure étatique pour le fournisseur. Le principal suspect dans ce cas est bien sûr la Géorgie, qui cherche à déstabiliser la présence russe dans la région, et surtout la tenue des JO de Sotchi en 2014 en y activant le séparatisme circassien - tcherkesse. En février 2012, l'arrestation en Abkhazie d'un homme transportant 300 détonateurs a permis d'établir la complicité de Tbilissi.

 

Une «  joint-venture » du séparatisme circassien avec le terrorisme islamiste caucasien « traditionnel wahhabite » ne pourrait pas être exclue, surtout si elle est organisée par une tierce partie. Le conseiller pour les affaires caucasiennes du ministre des affaires étrangères israélien Avigdor Liberman, Avraam Schmoulevitch, a émis l'idée en 2009 de cette «  joint venture » entre les mouvements de la diaspora circassienne et les terroristes gravitant autour d'Oumarov afin de « mettre le feu au Caucase » dans la perspective des JO de Sotchi. Des « représentants de groupes armés illégaux » agissant depuis la Turquie - представители незаконных вооруженных формирований на территории Турции - sont aussi dans le viseur des services de renseignement russes et abkhazes, ce qui pourrait renforcer l'hypothèse d'un terrorisme circassien avec le blanc-seing de certains cercles sécuritaires et islamistes d'Ankara

 

Les provocations des activistes circassiens, manipulés depuis Tbilissi et en particulier par les services de Nugzar Tsiklauri, président du comité des affaires caucasiennes du parlement géorgien, sont désormais continuelles dans la partie occidentale du Caucase russe.

Le 25 avril dernier, les autorités de la République de Karatchaevo-Tcherkessie ont ainsi mis fin à l'action d'agitateurs qui désiraient commémorer « la journée du drapeau circassien ».

 

Ice Station Zebra

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Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 23:17

Droite et gaucheFrançois Hollande a donc été élu à la présidence de la République. Mais ce qu’il conviendra de retenir, c’est surtout l’échec de Nicolas Sarkozy. La droite libérale est tombée dimanche pour avoir trahi durant le quinquennat présidentiel les promesses faites aux Français en 2007. Mais celui que l’histoire ne retiendra probablement pas comme le plus grand président a facilement reconnu sa défaite lors de son discours d’adieu, tenu quelque temps après la proclamation des résultats.

 

Même si la victoire n’a pas été écrasante (l’écart entre les deux candidats étant à peine de deux points), l’ex chef de l’État a fait savoir une nouvelle fois qu’il quittait définitivement la vie politique.

 

Outre la liquidation du patrimoine gaulliste, la défaite de Nicolas Sarkozy vient du fait que le report des voix du Front national n’a pas été franc et massif, les électeurs du parti d’extrême-droite préférant s’abstenir ou voter blanc.

 

Ainsi, après dix-sept années de gouvernance libérale, François Hollande s’est imposé comme l’héritier du mitterrandisme en portant le parti socialiste au pouvoir. Ses électeurs ont fêté comme il se doit leur victoire sur la place de la Bastille en scandant le slogan électoral du PS : « la changement, c’est maintenant ».

 

La presse internationale s’est dite préoccupée pour l’avenir de l’union européenne, tout comme se sont alarmés les marchés financiers qui ont vu subitement une réaction négative des bourses après les résultats du premier tour. Mais pourquoi tant de panique ? Il suffit de ne pas avoir la mémoire courte et se rappeler l’entretien qu’a tenu François Hollande au Guardian le 14 février, au cours duquel il a déclaré, en abordant les années 80 : « c'était la guerre froide et Mitterrand a nommé des communistes au gouvernement. Aujourd'hui il n'y a pas de communistes en France... La gauche a gouverné pendant quinze ans pendant lesquels elle a libéralisé l'économie et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation. Il n'y a pas de crainte à avoir ». Et puis, ne sont-ce pas les socialistes français qui ont appelé à voter en faveur du traité de Maastricht, en 1992, laissant augurer l’euro-désastre d’aujourd’hui ?

 

Il reste à voir désormais si la droite libérale sans Sarkozy réussira à éviter l’implosion en restant unie autour d’un nouveau leader, si tant est qu’il y en a un. Les élections législatives de juin détermineront le nouvel échiquier politique français.

 

D’ici peu, François Fillon présentera sa démission ainsi que celle de son exécutif à Nicolas Sarkozy avant la cérémonie d’investiture. François Hollande devra alors nommer un nouveau premier ministre. Les favoris sont actuellement Manuel Valls, député-maire d’Évry et directeur de la communication de Hollande, Martine Aubry, première secrétaire du parti socialiste et enfin Jean-Marc Ayrault, chef du groupe socialiste à l’assemblée nationale.

 

Entre-temps, la passation de pouvoir officielle entre Nicolas Sarkozy et François Hollande est fixée au 15 mai. Mais, malgré le cri des alarmistes, la transition semble parfaitement s’inscrire dans la continuité du libéralisme et de l’européisme promus par Bruxelles.

 

Capitaine Martin

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Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 22:22

Science et capitalismeNaomi Oreskes, historienne des sciences de la Terre, professeure à l'université de Californie à San Diego (Etats-Unis),  est coauteure, avec Erik Conway, d'un ouvrage de référence sur les racines du climatoscepticisme, qui est paru en français  (les Marchands de doute  - Le Pommier, 524 pages, 29 euros).

 

Ce livre traite principalement des causes du scepticisme climatique. Naomi Oreskes s’est récemment rendu à Paris où elle y a tenu une série de conférences. Elle a également accordé un entretien au quotidien Le Monde. Dans cet entretien, elle explique qu’il n’y a pas de débat scientifique sur le fait que le réchauffement climatique est causé par les gaz à effet de serre et par la déforestation. Un débat s’impose selon l’auteure, et pour qu’il y ait débat, il faut que des travaux soient soumis au reste de la communauté scientifique.

 

Or, il n’en est rien. Aux États-Unis, explique la scientifique, ceux qui contestent la science climatique sont les mêmes qui ont précédemment mis en doute les pluies acides ou les trous dans la couche d’ozone… voire la nocivité du tabac. Naomi Oreskes explique dans son livre comment ces « scientifiques » agissent, poussés par ce qu’on peut appeler « le fondamentalisme du libre marché, fondé sur l’absence de toute réglementation ». C’est ainsi que les Républicains, malgré les dégâts considérables provoqués par l’ouragan Katrina en 2005, continuent de nier la science climatique. De surcroît, ces mêmes « scientifiques » toucheraient un pactole pour attaquer la science.

 

En Europe aussi, la bataille négationniste sur le climat a commencé depuis bien longtemps, menée par des cabinets de relations publiques bien « financés » qui ont diffusé des messages efficaces et convaincants. On retrouve donc d’un côté, les scientifiques qui analysent un dossier compliqué, le climat, et tentent d’anticiper la survenue d’événements extrêmes (cyclones, sécheresses, etc.) ; de l’autre, ceux qui prétendent que la main invisible du marché réussira à résoudre tous les problèmes. Le message que les braves gens préfèrent naturellement entendre est bien évidemment celui qu’assènent ces derniers.

 

Naomi Oreskes poursuit son entretien en soutenant que le « climatoscepticisme est avant tout une histoire étatsunienne qui trouve sa source dans l’angoisse face au communisme. On trouve à l’origine un groupe de « scientifiques » qui ont fait carrière durant la Guerre froide et qui, après l’effondrement de l’URSS, ont vu dans les préoccupations environnementales un avatar du socialisme ». 

 

La scientifique conclut en « voyant cette campagne contre la science climatique comme une sorte de maladie qui s'est propagée. Et il y a toujours des raisons différentes de tomber malade ! ».

 

Capitaine Martin

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Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 22:01

Gregorios III« Il n’y a plus de Révolution, il n’y a plus de manifestations. Il y a seulement du banditisme et le monde entier refuse de le reconnaître ». Ces paroles ne sont pas celles du président syrien Bachar el-Assad, ni celles d’un de ses ministres, ou celles d’un membre d’un quelconque gouvernement arabe soutien du régime, mais celles du patriarche de l’Église grecque-catholique melkite, dont la résidence est à Damas.

 

Le prélat n’a pas fait usage de termes vagues pour décrire l’actuel état de crise dans lequel se trouve plongé la Syrie : « des éléments étrangers sont entrés dans le pays et ont même commencé à frapper les chrétiens, qui ont dû quitter Homs étant donné la dangerosité de la situation », a expliqué le patriarche qui n’a pas caché une certaine insatisfaction vis-à-vis de la situation jugée trop souple du Vatican à son égard. Grégoire III s’en est pris ensuite à la presse européenne avec laquelle il a eu affaire lors de récentes visites sur le Vieux Continent pour raconter ce qui était justement en train de se passer en Syrie. « Je n’excuse pas le régime comme j’ai pu l’entendre en France, mais je soutiens une réalité. Les journaux sont stéréotypés, ont des sources uniques et ne sont prêts à écouter personne, pas même moi », a avancé le prélat qui n’ pas hésité à parler d’une vraie « dictature de la presse au service des États-Unis ». Le patriarche a même raconté une anecdote arrivée au neveu d’un évêque travaillant à Dubaï (Émirats arabes unis), qui, alors qu’il se rendait un jour à son travail, a entendu derrière lui un homme annoncer au téléphone qu’il se trouvait à Homs, pendant que les troupes gouvernementales faisaient l’assaut de la ville, en tuant femmes et enfants.

 

« On a parlé de complot, mais c’est bien plus grave que cela : il y a une volonté internationale de nuire à la Syrie », a encore affirmé Grégoire III tout en se demandant comment certains États pouvaient changer en peu de mois « le régime qui a tant fait pour sa population », alors que ces mêmes Etats ne réussissent pas à mettre fin au conflit israélo-palestinien.  « Aucune sanction n’a été approuvée contre les colonies israéliennes, a-t-il ajouté, alors qu’elles sont illégales. Tout le monde en est persuadé mais personne ne fait rien ».

 

Enfin, répondant à une question des journalistes relative aux actions de l’armée syrienne vis-à-vis de la population, le patriarche n’a pas hésité à affirmer que l’intervention des forces armées a été « tardive et trop légère » pour espérer mettre fin aux violences des bandes rebelles.

 

Un témoignage important sur la situation réelle de la Syrie qui tranche singulièrement avec ce qu’on peut trouver dans les principaux media, lesquels ne se préoccupent décidément pas d’informations claires et objectives. 

 

Capitaine Martin

Par Résistance - Publié dans : Les petits papiers du capitaine Martin - Communauté : La Cyber-résistance
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Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 21:36

Diplomatie des Etats-Unis en CoréeDans leur éditorial publié en commun le 1er janvier dernier, les trois plus grands quotidiens de la RPDC, Rodong Sinmun, Joson Inmingun et Chongnyon Jonwi, insistent sur la nécessité de faire retirer les troupes d’occupation américaines, principal obstacle au maintien de la paix dans la péninsule coréenne, ce qui traduit l’attitude immuable de la RPDC (République populaire démocratique de Corée – NDLR) désireuse d’obtenir à tout prix le règlement du problème du maintien de la paix dans la péninsule.


La paix et la sécurité en Asie du Nord-Est et dans le reste du monde passent par l’implantation d’un mécanisme de paix dans la péninsule coréenne.


Un des signataires de l’accord d’armistice de Corée, les États-Unis s’immiscent depuis longtemps dans le problème de la péninsule coréenne, en exerçant le droit de contrôle militaire sur la Corée du sud.


Donc, l’issue des efforts d’implantation du mécanisme de paix dans la péninsule dépend entièrement de leur attitude.


Tant du point de vue de la situation dans la péninsule coréenne que de la tendance du temps, les États-Unis ont le devoir de retirer au plus tôt leurs troupes de la Corée du sud.


C’est parce qu’elles sont des troupes d’occupation, celles d’agression. C’est sous couvert de « désarmer les forces japonaises » qu’elles ont occupé la Corée du sud peu après la capitulation du Japon (en août 1945) en se faisant passer pour des « libératrices ». Or, le Japon ayant signé une capitulation inconditionnelle, ses forces s’étaient désarmées d’elles-mêmes. Donc, en Corée du sud, il n’y avait pas de forces à « désarmer ». Cependant, sous prétexte de « désarmer » les forces nipponnes, les troupes américaines ont occupé la Corée du sud.


Du point de vue juridique, aussi, l’occupation américaine de la Corée du sud est tout à fait injustifiable.


L’accord d’armistice de Corée stipule qu’en trois mois après la conclusion de cet accord, une conférence politique d’un niveau plus élevé sera convoquée pour négocier le problème de l’évacuation de la Corée par toutes les troupes étrangères.


Du point de vue du droit international, il est de règle qu’après le cessez-le-feu, les belligérants dissipent l’hostilité entre eux et normalisent les relations entre eux et que, pour cela, ils mettent d’abord fin à leur présence militaire sur le territoire d’autrui.


Tous les pays, sauf les États-Unis, qui avaient envoyé leur contingent aux « forces des Nations unies » pendant la guerre de Corée ont retiré leurs troupes de la Corée du sud, mais les États-Unis ont signé avec la Corée du sud un « traité de défense mutuelle » stipulant la présence indéfinie de leurs troupes en Corée du sud, en vertu duquel ils y maintiennent toujours leur présence militaire.


Le retrait des troupes d’occupation américaines est également l’impératif découlant d’une résolution des Nations unies.


En 1975, la 30ème session de l’Assemblée générale de l’ONU a adopté à une écrasante majorité des voix une résolution de faire retirer les troupes américaines de la Corée du sud.


Avant, les États-Unis avaient allégué que leurs troupes étaient présentes en Corée du sud en vertu d’une résolution des Nations unies.


Donc, ils auraient dû avoir retiré leurs troupes de la Corée du sud en vertu de la résolution de l’ONU de 1975.


Pendant la guerre froide, les Américains avaient cherché à faire croire que leur présence militaire en Corée du sud avait pour but d’enrayer l’ « expansion soviétique vers le sud » et que leurs troupes en Corée du sud servaient de « forces de dissuasion » contre cette « expansion » et aidaient à la « défense de la paix ». Mais la guerre froide a pris fin et l’Union soviétique a été démantelée. Depuis, la présence militaire américaine en Corée du sud n’a plus de raison d’être et les États-Unis n’ont plus de prétexte de la maintenir.


La présence militaire américaine en Corée du sud est le principal obstacle à la paix dans la péninsule coréenne, ce qui nécessite également le retrait des troupes américaines de la Corée du sud.


Les États-Unis ont transformé la Corée du sud en l’arsenal nucléaire le plus grand de l’Extrême-Orient, en une base nucléaire avancée on ne peut plus dangereuse, en torpillant d’une manière systématique l’accord d’armistice de Corée, augmentant sans cesse leurs effectifs militaires dans cette partie de la péninsule et y introduisant mêmes des armes nucléaires.


Par de fréquentes manœuvres militaires, les troupes d’occupation américaines ont déjà achevé leurs préparatifs de guerre nucléaire contre la RPDC et guettent l’occasion de se lancer dans une attaque préemptive nucléaire contre la RPDC.


Á cause de leurs agissements, une nouvelle guerre risque d’éclater n’importe quand dans
la péninsule. La tension qui monte toujours dans la péninsule coréenne, menace en permanence la paix et la sécurité en Asie du Nord-Est et en Asie-Pacifique.


Elle vaut une bombe à retardement prête à éclater.


La paix et la sécurité dans la péninsule coréenne sont étroitement liées à celles en Asie du Nord-Est et dans le reste du monde. Elles passentpar le retrait des troupes d’occupation américaines en Corée du sud, qui valent un cancer dans la région.


Leur retrait est également un des impératifs de notre temps.


Les sud-Coréens exigent le départ des troupes américaines en scandant « Non aux États-Unis, indépendance, réunification du pays ! »


La voix en faveur du retrait des troupes américaines de la Corée du sud s’élève aux États-Unis aussi.


L’année dernière, dans son article publié dans la revue américaine Forbes, un chercheur supérieur d’un institut des États-Unis a écrit : que la présence militaire américaine en Corée du sud n’est plus nécessaire.


Et de poursuivre : « Á l’époque de la guerre froide, on pouvait croire que la péninsule coréenne était directement liée aux intérêts des États-Unis, mais maintenant que la RPDC possède des armes nucléaires, les dizaines de milliers de soldats américains en Corée du sud ne servent que d’otages pour les armes nucléaires de
la RPDC. Il faut donc retirer les troupes américaines de la Corée du sud. »


Les peuples de par le monde réclament eux aussi le retrait des troupes US de la Corée du sud.


Nous vivons à l’époque de la paix et du progrès.


Les États-Unis ont intérêt à ne pas tourner le dos à la tendance du nouveau siècle et à l’opinion publique mondiale et à retirer sans tarder leurs troupes de la Corée du sud.

 

Kim Jong Son

Extrait de la Corée d'aujourd'hui n° 5

Par Résistance - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 23:07

Nicolas Sarkozy à la KnessetNicolas Sarkozy qui ne cesse de dénoncer le communautarisme surtout s'il est musulman, se garde bien en revanche de vitupérer contre d'autres appels communautaires à le soutenir. Ainsi, "Les Amis de la France en Israël" organise un grand meeting de soutien pour Nicolas Sarkozy ce dimanche 29 avril à Netanya à l’hôtel Palace, 33 rue Gad Mahnes. De nombreuses personnalités de la communauté francophone d'Israël seront présentes"

Dans l'affiche de présentation de ce meeting,  il est clairement mentionné que : "Sarkozy est le dirigeant francais le plus proche de la communauté juive". Pour justifier un soutien inconditionnel à Sarkozy, les raisons invoquées par Les amis de la France en Israël se réduisent pratiquement toutes à des arguments strictement "communautaristes" (voir prospectus ci-dessous). Puis dans une rhétorique qui verse dans "le clash des civilisations", Sarkozy est également présenté comme celui qui "est le seul capable de lutter contre le terrorisme islamique".

Bref, il est des soutiens communautaristes plus légitimes et plus présentables que d'autres.

Oumma

Grand meeting de soutien à Nicolas Sarkozy

Par Résistance - Communauté : antisioniste
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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 23:03

 

 

A la source du

Par Résistance - Communauté : Parti Communiste Français
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Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 19:40

Big brother is watching youLe Parlement européen a approuvé le nouvel accord de transfert des données personnelles aux autorités étatsuniennes.  Cet accord sur les données des dossiers passagers (dites PNR : Passenger Name Record) ena fixé les conditions juridiques. Il traite en particulier des périodes de conservation desdites données, de la garantie de protection de celles concernant les passagers européens, de l’utilisation qui peut en être faite ainsi que des recours administratifs et juridiques.

 

L’accord remplace celui, provisoire, de 2007. Cela fait presque dix ans que cette discussion est régulièrement discutée par Bruxelles et Washington. Le contrôle des données personnelles a été initialement réclamé par les États-Unis, mettant systématiquement en avant les attentats du 11 Septembre pour justifier leur détermination à décrocher cet accord.

 

Le premier du genre est entré en vigueur en 2004, avant d’être invalidé par la cour européenne de justice le 30 mai 2006. Un second PNR a alors été signé, quasiment dans la foulée du précédent, en juillet 2007... Avant de céder la place à son successeur que les eurodéputés ont approuvé jeudi dernier (19 avril, NDLR) par 409 voix pour, 226 contre et 33 abstentions.

 

Une minorité significative de députés a voté contre l’accord : les craintes restent principalement liées à la conservation des données. La rapporteure Sophie In't Veld a pris la tête du « camp des contre », en menaçant de déférer l’accord devant la cour européenne de justice. 

 

Juste avant le vote, la commissaire aux affaires intérieures, Cécilia Malmström, a admis que « l’accord n’était pas parfait à 100 % », mais que « les négociations en vue d’aboutir à un accord avec Washington ne constituent en aucun cas une option ».

 

En clair, les États-Unis ordonnent et l’Europe-colonie obéit. Sophie In’t Veld, qui s’était fait connaître par le passé par ses propos enflammées dénonçant la sujétion à l’Oncle Sam, a exhorté ses collègues à faire bloc contre cet accord. « Demandez-vous si les autres pays frappaient à notre porte tout en sachant ce qu’ils cherchent… la Chine, Cuba, la Russie, serions-nous prêts à leur céder nos données comme nous sommes en train de le faire avec les États-Unis ? », a affirmé l’eurodéputée néerlandaise, qui, ne s’arrêtant pas en si bon chemin, accusa tout de go l’assemblée de Strasbourg d’être au service de Washington : « le Parlement européen croit que les relations transatlantiques sont plus importantes que les droits des citoyens européens ».

 

Le nouveau dispositif approuvé par l’assemblée européenne prévoit en effet que les autorités étatsuniennes conserveront les données PNR dans une banque active pendant une période de cinq ans. Après les six premiers mois, toutes les informations qui pourraient être utilisées pour identifier un passager « dépersonnalisées », ce qui signifie que des données telles que le nom des passagers et ses coordonnées devront être masquées.

 

Après les cinq premières années, les données seront transmises à une « banque de données inactive » pour une période maximale de dix ans. Enfin, l’accord prévoit que les données doivent être rendues complètement « anonymes », c’est-à-dire que toutes les données permettant d’identifier un passager devront avoir complètement disparu, à l’exception de celles liées « à des cas spécifiques » qui seront conservées dans une banque de données PNR jusqu’au « classement de l’enquête »

 

Encore une fois, le caniche européen se couche pour satisfaire les volontés de son maître étasunien.

 

Capitaine Martin

Par Résistance - Publié dans : Les petits papiers du capitaine Martin - Communauté : La Cyber-résistance
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