Résistance

2016 : une année parmi les plus meurtrières pour les jeunes Palestiniens des territoires occupés

L’année 2016 restera comme l’année au cours de laquelle Israël a tué le plus de mineurs au cours de la dernière décennie en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. C’est ce que nous apprend le rapport de l’organisation non gouvernementale « Defence for Children International-Palestine » (DCIP) publié la semaine dernière. Selon ce dernier, ce ne sont pas moins de trente-et-un jeunes Palestiniens qui ont été tués par l’armée israélienne cette année. Le dernier en date, Farid Ziyad Atta al-Bayed, était à peine âgé de quinze ans. Il est décédé le 23 décembre après 69 jours de coma. Faris avait été blessé le 15 octobre dernier lors d’affrontements avec l’armée survenus dans le camp de réfugiés de Jalazoun, non loin de Ramallah.

L’ONG s’est ému dans son rapport qu’aucun soldat n’ait été inquiété par les autorités israéliennes pour les morts qu’ils ont commises. Ce n’est malheureusement pas une surprise… Au cours des trois dernières années, un seul militaire a fait l’objet d’une enquête en bonne et due forme. « Les forces israéliennes font depuis 2014 davantage usage de répression pour contenir les manifestations », accuse Ayed Abu Eqtaish, un des directeurs de programme de l’ONG.

La propension des militaires israéliens à avoir la gâchette facile est apparue au grand jour au cours du dernier mois de l’année écoulée. Le 18 décembre, Ahmad Hazem Atta Zeidani (19 ans) était tué dans le village cisjordanien de Beit Rima (nord-ouest de Ramallah) au cours d’affrontements nocturnes avec les forces d’occupation. Fahmi Juweilis a connu un sort meilleur ; il a survécu bien qu’il ait été touché le 14 décembre à la tête par un projectile durant le trajet qui séparait son domicile de l’école. Fahmi a été victime d’une balle perdue. Les militaires visaient en réalité un autre Palestinien suspecté d’avoir voulu les frapper plus tôt avec un couteau à Jérusalem.

L’OCHA (bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies) rapporte que l’armée israélienne a blessé pas moins de onze enfants entre le 29 novembre et le 12 décembre 2016 au cours d’affrontements avec des Palestiniens en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et à Gaza (81 enfants ont été blessés au cours de l’année 2016 selon les données recueillies par le DCIP. La presse palestinienne affirme quant à elle que les secours sont, dans de nombreux cas où de jeunes Palestiniens ont été blessés ou tués, intentionnellement ralentis par l’armée d’occupation.

Les plus âgés ne sont guère mieux lotis. Jihan Mohammed Hashimeh, Palestinienne de 35 ans, circulait entre Jérusalem et la Cisjordanie occupée lorsqu’elle a été prise à partie par les tirs des soldats israéliens. Alors qu’elle approchait du point de passage de Qalandia sur une voie destinée aux véhicules, les soldats lui ont tiré dessus à plusieurs reprises pour une raison inconnue, la blessant grièvement. Gisant sur le sol, elle a été laissée une heure durant sans aide, baignant dans son sang. On voit sur une vidéo la victime couchée sur le sol, les bras en l’air, juste après avoir essuyé les tirs de l’armée israélienne. Originaire de Jérusalem-Est, Jihan Mohammed Hashimeh tentait vraisemblablement de rentrer chez elle.

Depuis octobre 2015, il y a eu plus de 150 cas dans lesquels les forces de sécurité ont ouvert le feu et tué des adultes et des enfants palestiniens soupçonnés d’avoir tenté de poignarder, de percuter avec un véhicule ou de tirer sur des Israéliens en Israël et en Cisjordanie. Lors de la même période, des assaillants palestiniens ont tué 33 Israéliens, dont des passants et des responsables de la sécurité, en Israël et en Cisjordanie.

L’inflexibilité montrée par les autorités israéliennes à l’encontre des Palestiniens diminue curieusement lorsque les Israéliens eux-mêmes sont mis en cause. Le cas du sergent Elor Azarya est emblématique. Ce jeune sous-officier a tué par balles un Palestinien âgé de 21 ans dans la ville de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, le 24 mars 2016. Un enregistrement vidéo largement diffusé sur Internet montre Azaria, qui possède les nationalités israélienne et française, tirant une balle dans la tête d’Abdul Fatah al-Sharif lorsque ce dernier gît à terre, ne posant de toute évidence aucune menace. Elor Azaria, après quelques jours passés en prison militaire, est depuis confiné sur sa base, avec interdiction de porter des armes et d’entrer en contact avec des témoins. Il a même bénéficié de deux jours de permission pour célébrer en famille la Pâque juive. Quelques heures après le verdict d’un tribunal militaire israélien, qui a reconnu, mercredi 4 janvier, coupable d’homicide un soldat franco-israélien, le Premier ministre Benjamin Netanyahou n’a pas tardé à réagir. Il souhaite que le soldat, accusé d’avoir achevé un assaillant palestinien blessé, bénéficie d’une grâce.

L’année 2016 restera aussi marquée comme celle où l’on a enregistré un nombre record d’incursions d’extrémistes israéliens de droite sur l’esplanade des mosquées. Le porte-parole de l’Organisation des biens religieux (waqf), Firas Al-Dibs, a recensé 14.806 incursions de colons durant l’année écoulée, avec une pointe en octobre (2.856 incursions). Beaucoup de Palestinien-ne-s craignent finalement que les incursions visent, en tant qu’étape préliminaire, à changer le statu quo de longue date du complexe d’Al-Aqsa. Déjà, les forces d’occupation israéliennes ont interdit l’accès à la mosquée aux fidèles musulman-e-s pendant certaines fêtes juives, Israël célébrant actuellement le début de la nouvelle année juive.

Israël se sera donc surpassée. Le point essentiel qu’il faut retenir est que les crimes de l’entité sioniste ne sont pas des « aberrations ». Ce ne sont pas les agissements de quelques généraux à la gâchette facile ou d’un gouvernement particulièrement de droite. Il s’agit ici d’une législation de droit commun et de politiques maintenues par l’État depuis des décennies. Le sionisme porte en lui tous les germes du crime.

Capitaine Martin

Résistance

Volkswagen : d’où vient la triche ?

Volkswagen : d’où vient la triche ?Selon les médias (ici 20 minutes), la triche de Volkswagen aurait pour origine quelques développeurs informatiques qui ont bricolé, sans rien dire à personne, ce logiciel tricheur qui aurait été installé sur des millions de véhicules. Un peu difficile à croire, mais pas pour Le Monde, qui a une drôle d’explication : la direction de Volkswagen ne savait rien, parce que personne ne lui avait rien dit en raison de la terreur qu’elle inspire (comme en Corée du Nord, selon Le Monde, qui n’est pas à une petite perfidie près).

Pourtant, il y a bien eu un bureau d’études de Volkswagen qui a imaginé un bon moteur ! Ces concepteurs l’ont conçu, testé, éprouvé, et comme les plans sont parvenus jusqu’aux ingénieurs de fabrication, ils devaient en être plutôt contents !

Des chaînes de montage ont ainsi été mises en place pour la production du moteur en question. La maîtrise a mis au travail les ouvriers de Volkswagen pour le montage, et en bout de chaîne, le moteur a été essayé et testé ! Et, de l’avis général, c’est un très bon moteur.

Bien sûr, les émissions de ce moteur dépassent toutes les normes des pays où les voitures seront vendues. Mais où est le problème selon Volkswagen ? Depuis quand des gouvernements vont imposer leurs normes à un groupe industriel qui fait de si bonnes automobiles ?

Cela rappelle l’AMI, l’Accord multilatéral sur l’investissement. Son but était d’indemniser les groupes industriels par les États si les lois sociales ou environnementales de ces derniers faisaient baisser la rentabilité de leur investissement. À l’époque, l’affaire avait capoté, personne ne voulant assumer le fait que des lois sociales pouvaient être conçues par des groupes industriels et non par des États. Cependant, le capital a toujours a l’esprit ce projet et l’affaire Volkswagen en est un exemple concret.

Le message de l’entreprise allemande aux États est en réalité très simple : « vous avez vos normes, nous avons les nôtres. Et vous pouvez toujours venir contrôler nos bagnoles, vous ne trouverez rien ! »

D’où ce petit logiciel qui détectait à quel moment la voiture passait un test d’émission. Le système se basait sur la position des roues, la vitesse du véhicule, les régimes moteur et la pression barométrique. Il comparaît ces données à des mesures spécifiques, propres aux tests d’émissions et connues de tous. Si les informations corroboraient, le module de contrôle électronique du véhicule (ECM) basculait sur un mode « clean », pour flouer les tests des agences environnementales.

Cela montre le mépris profond du constructeur à l’égard de la légalité. En Corée du Nord, des dirigeants industriels qui auraient si peu de respect pour la légalité iraient au-devant de gros soucis !

D.R.

Résistance

En Grèce, les instituts de sondage ont menti

En Grèce, les instituts de sondage ont mentiÀ la veille du scrutin, les instituts de sondage ont tenté en Grèce  de manipuler la population. L’un, réalisé par la société Alco, donnait le oui gagnant « d’une courte tête », avec 44,8 % contre 43,4 % pour le non. Un autre, réalisé par l’Université de Macédoine, affirmait que le oui et le non étaient à peu près à égalité avec 42,5 % pour l’un et 43% pour l’autre. On appréciera le sérieux de ces « sondeurs », quand on voit que le non l’a emporté avec plus de 61 % !

Un tel écart entre les prévisions et les résultats sur une question aussi simple – répondre oui ou non à une seule question – ne peut pas s’expliquer par les aléas des sondages. Il faut y voir certainement une volonté de duper la population en cherchant à lui enlever tout espoir dans l’issue du scrutin.

Mais ces sondages ne sont qu’un aspect de cette tentative du capital pour décourager la population grecque. Comme ce qui s’est passé en France lors du référendum sur le TCE (traité de fonctionnement de l’Union européenne) en 2005, toute la presse a fait une intense campagne pour le oui dès qu’elle a compris que le référendum aurait bien lieu.

Dans le cas de la Grèce, l’Union européenne a cherché à faire renoncer Tsipras dès l’annonce de la tenue du référendum par ce dernier. Il faut se souvenir qu’en 2011, le Premier ministre de l’époque, Giórgios Papandréou, avait eu lui aussi l’intention d’avoir recours à ce genre de consultation populaire mais, sous la pression des instances européennes, il y avait renoncé en à peu près 24 heures !

Mais là, Tsipras a tenu bon et les médias comme les sondeurs se sont déchaînés. À la télévision (privée), non seulement les temps de paroles en faveur du non ont été ridicules par rapport à l’exposé des motifs du vote oui, mais les conditions d’expression n’avaient pour simple but que de ridiculiser les tenants du non. La cohorte des experts, les journalistes, le patronat, les « citoyens responsables »… Bref, tous ceux qui ont du bien ont expliqué que le peuple était face à une alternative : le oui ou le chaos ! C’est exactement ce que nous avons connu en 2005.

Remarquons que le Parti communiste grec (KKE) a appelé sans grand succès au vote nul (en Grèce, le vote étant obligatoire, un appel à l’abstention est illégal). La participation n’a d’ailleurs pas été si mauvaise avec deux tiers de votants. C’est-à-dire que les Grecs (le peuple, et particulièrement les jeunes) se sont prononcés en faveur du non, et ce en dépit des pressions, des intimidations et des humiliations. Comme en France en 2005…

Ce « comme en 2005 » signifie aussi que ce scrutin ne nous éclaire guère sur l’avenir. La résistance des Grecs va surement être mise à rude épreuve. Le capital bancaire ne renonce pas à mettre dans sa poche chaque euro retiré des salaires, des pensions de retraites, des hausses de fiscalité, et toutes ces douceurs qui font ses délices autant que le malheur des peuples.

Ne faisons bien évidemment pas dire à ce scrutin ce qu’il ne veut pas dire. Les Grecs n’ont pas dit « non à l’euro », ni « non à l’Union européenne ». Ils ont simplement (mais fermement) dit « non aux conditions de remboursement d’une dette illégitime qui nous jette dans la misère ».

Remarquons également que les Grecs n’ont exprimé aucune volonté d’abandonner l’euro pour la drachme. Actuellement, ce sont plutôt certains stratèges des banques européennes qui envisagent d’expulser la Grèce de la zone euro, dans le but de lui faire regretter son vote. Un peu comme un mafieux qui assassine tout en le faisant savoir son débiteur devenu insolvable du fait de prêts forcés, dans le seul but de terroriser ses autres débiteurs.

Voyons néanmoins le côté positif des choses ! Imaginons que, de gré ou de force, la Grèce soit amenée à renouer avec une monnaie nationale déconnectée de l’euro. Ce serait un véritable pied-de-nez pour le capital grec (les banques, les armateurs et leurs amis). Parce qu’une monnaie déconnectée de l’euro rendrait ce même capital déconnecté du soutien européen, de la BCE, de la Commission européenne, du FMI grâce auxquels il pouvait jusque-là s’en mettre plein les poches. Exit donc le pillage des finances publiques ! Seul face au peuple grec, il lui faudrait de nouveau se lancer dans la production industrielle, mais en ayant affaire à une classe ouvrière expérimentée. Voilà la réalité de la souveraineté nationale retrouvée !

D.R.

Résistance

Taxis contre UberPop

Taxis contre UberpopLes taxis sont très mécontents d’UberPop. Il faut dire qu’à force d’avoir bétonné autour de leur monopole, ils prêtent le flanc à une explosion de la concurrence !

La fameuse « licence »  qui vaut si cher est à l’origine un acte administratif municipal gratuit. Elle autorise, sous réserve de vérification des connaissances nécessaires, à exercer la profession de taxi. Mais les chauffeurs ont exigé que les villes ne délivrent plus cette licence, laquelle est devenue cessible entre-temps. Comme pour la « licence IV », autorisant un commerçant à servir des boissons au verre : elle n’est plus délivrée, mais elle est cessible… Plus la demande est forte, plus le « prix » de la licence s’envole ! Pour la licence IV, la demande est à peu près stable, et elle plafonne à quelques milliers d’euros. Pour la licence de taxi, la profession a organisé à un tel point la pénurie que la demande explose.

La conséquence, favorable dans un premier temps pour les taxis, a été une augmentation du prix de la licence. Il n’est pas rare que dans certaines grandes villes, celle-ci atteigne le prix d’une maison. Mais la concurrence a nécessairement fait son apparition dans un tel contexte. On a d’abord vu des taxis clandestins à proximité des gares et des aéroports où la demande est forte (c’est vrai dans toutes les grandes villes du monde, même à Pékin !). Contenir cette concurrence s’est avéré de plus en plus difficile. Bien sûr, il serait possible que les villes délivrent de nouveau des licences, mais les taxis s’y opposent fermement, menaçant de bloquer la circulation des villes qui s’y risqueraient.

Dans un monde hyper connecté, c’est la technologie qui est venue à la rescousse de cette concurrence. Il suffisait à UberPop de mettre en relation la demande et l’offre par internet pour prendre d’avance les taxis arrêtés au temps du bon vieux téléphone…

Mais un autre problème, très moderne paraît-il, apparaît : c’est le salarié sans contrat de travail. Un salarié sans protection sociale ni congé, sans règle de repos (tant quotidien qu’hebdomadaire) : un salarié sans rien ! Le chauffeur UberPop est amené, dans les faits, à payer son employeur pour travailler. C’était dans l’après-guerre le statut des garçons de café, qui payaient le patron du bistrot pour travailler dans son établissement, et se débrouillaient pour gagner leur vie avec les pourboires ! Sacré retour en arrière quand même…

Si les chauffeurs de taxis continuent à vouloir maintenir la pénurie d’offre par rapport à la demande, les réponses plus ou moins clandestines apparaîtront sous des formes variées. S’ils veulent faire preuve de lucidité, ils devront admettre que l’ajustement de l’offre à la demande est nécessaire, ce qui passe par la délivrance de nouvelles licences… au risque de voir le prix des licences actuelles s’effondrer.

Mais, à ce qu’il paraît, le conflit actuel a conduit les taxis à être un peu plus aimables avec leurs clients. C’est déjà ça.

D.R.

Résistance

Curieuse embrouille à la FIFA

Curieuse embrouille à la FIFA« Grâce à la justice américaine », affirme sans ambage 20 Minutes, « les révélations s’enchaînent depuis une semaine ». Une procureur étasunienne explique ainsi benoîtement que « ces gens » avaient pour mission de construire des terrains de foot pour les enfants et en ont profité pour s’enrichir. C’est un véritable scandale qui secoue le monde du football.

La FIFA est une organisation à but non lucratif. Elle est à ce titre exonérée d’impôts. Association de droit suisse, elle est également, c’est le moins qu’on puisse dire, liée « aux milieux d’affaires internationaux ». Rappelons que le football professionnel (dont les clubs et les joueurs appartiennent tous à des entreprises capitalistes dont le but n’est pas le sport, mais le profit) est financé par des droits télé et la pub (poliment rebaptisée « sponsoring »). Il devrait en principe être exempt de corruption. Découvrir que la corruption y existe, c’est pourtant découvrir que l’eau, ça mouille !

Encore qu’aucune preuve de cette corruption, aurez-vous remarqué, ne soit positivement établie : on nous met sous le nez de supposés corrompus, sans avoir identifié ni les corrupteurs (ceux qui payent), ni les avantages espérés. On est ainsi censé croire que la « justice » étasunienne soit porteuse de morale… ce qui n’est pas tout à fait certain.

Mais il y a plus grave. La Russie dénonce la volonté étasunienne d’imposer ses normes juridiques en dehors de son territoire. En effet, Washington a exigé de la police suisse qu’elle arrête des ressortissants, pour l’essentiel d’Amérique Latine, pour de présumés faits qui ne se sont même pas produit aux États-Unis. L’IRIB (Iran) partage cet avis, relevant que « les États-Unis se comportent de facto en gouvernement mondial, sanctionnant ici, récompensant là ».

Et il semble bien que la haine que les Étasuniens portent à la FIFA, et à son ex-président Sepp Blatter, tient au fait que, malgré leur candidature, ils n’ont pas été retenus pour organiser le mondial en 2018 et en 2022. Pis, c’est la Russie qui accueillera la coupe du monde de football en 2018.

Les arrestations opérées en Suisse (pauvre Suisse qui n’arrête pas d’avaler des couleuvres étasuniennes) à deux jours du Congrès de la FIFA avaient bien pour but d’empêcher la réélection de Sepp Blatter afin de remettre en cause l’attribution du mondial à la Russie en 2018. La réaction du Congrès a été assez claire : contre Blatter, l’Occident (États-Unis et Europe réunis) ; pour Blatter, le reste du monde, à commencer par l’Afrique…

Des pressions ultérieures ont fini par avoir raison du président de la FIFA, sans toutefois pouvoir remettre en cause l’attribution du mondial à la Russie. Ceci montre que la lutte entre l’impérialisme et l’anti-impérialisme est partout. Les conflits autour du football montrent décidément une extension assez imprévue de la lutte de classe.

D.R.

Résistance

François Hollande au pays des terroristes

10685365_1002985329712533_5323365430269085093_nFrançois Hollande a donc fait une petite visite en Arabie Saoudite et au Qatar. Il aurait même été autorisé à prendre la parole devant l’assemblée des pays du Golfe. Mais ce même François Hollande a refusé sa présence à la commémoration à Moscou de la victoire contre le nazisme, au motif d’une soi-disant agression de la Russie en Ukraine. C’est donc qu’il choisit ses destinations avec soin en mettant en avant des motivations politiques, voire idéologiques !

Il faut donc bien chercher les motivations intimes qui président à ce voyage. On dit que ce sont les affaires, la vente des fameux Rafale, la perspective de contrats de centrales nucléaires et d’autres choses encore. Bref, il serait motivé par « l’emploi en France ». Balivernes ! Le même « homme d’affaires » refuse la livraison de bateaux commandés et payés par la Russie pour des motifs fumeux et applique des « sanctions » qui mettent en difficulté ce même emploi en France ! Là encore, il y a un choix politique !

Notre président est donc ravi de se trouver au pays des terroristes. C’est son choix… Mais ceux qui, actuellement, bombardent le Yémen, arment en matériels de guerre et en idéologie les terroristes de Daesh, Al-Qaïda et autres barbares sont alors ses amis. Tout comme ceux qui, d’ailleurs, détruisent l’Irak et la Syrie avec une sanguinaire violence…

Ce François Hollande vient nous expliquer qu’il fait la guerre au terrorisme mais, dans les faits réels, il le soutient. La guerre qu’il mène en réalité est une guerre contre les peuples, à commencer contre son propre peuple, le peuple de France, où il organise une surveillance généralisée pour se préparer à frapper.

Il dit porter les valeurs des droits de l’homme, de la démocratie et de l’égalité entre les hommes et les femmes. Mais où sont les droits de l’homme, la démocratie et l’égalité hommes-femmes en Arabie Saoudite, au Qatar ou dans les autres pays du Golfe ? En Arabie Saoudite, on décapite au sabre ! Selon l’hebdomadaire L’Express, 87 condamnés à mort ont été exécutés en 2014 (selon un décompte effectué par l’AFP) et 79 l’avaient été les deux années précédentes.

Notre cher Laurent Fabius n’est pas en reste : « notre coopération passe à la vitesse supérieure », a t-il déclaré ! Alors, quelles vont être les cibles de ces Rafale vendus au Qatar ? L’Iran ? Damas ? Le Yémen ?

Ces guerres, après le désastre de la Libye, ont pourtant vu s’inverser le rapport de force. Un puissant « axe de la résistance » a vu le jour, allant de l’Iran jusqu’à la Syrie en passant par le Hezbollah, l’Irak, la Palestine. Sans compter les liens particuliers qui unissent désormais la Russie et la Chine

L’Arabie Saoudite bombarde le Yémen, mais aucun de ses objectifs de guerre ne sont atteints. La monarchie absolue contrôlée par les Saoud se livre en revanche au massacre aérien du peuple sans défense du Yémen. Écoutez ce qu’en dit Hassan Nasrallah :

D.R.

 

Résistance

Tous suspects !

Tous suspects !

La source qui sert de base à l’article ci-dessous nous a paru fiable, mais en fait, c’est un canular ! La source réelle est « La dèche du midi », un site parodique. Bref, on s’est fait avoir. Mais l’histoire est belle et bien trouvée ! DR

 

Tous suspects, c’est le principe même de l’anti-terrorisme ! En voici une illustration, belle comme un gag de Dany Boon.

À la mi-janvier, la DGSI alerte une brigade de gendarmerie de l’Aveyron : un présumé terroriste se prépare à partir pour le djihad et ça ce passe dans leur coin. Les gendarmes font diligence, et en à peine quelques heures, un barrage intercepte un barbu au volant d’une Citroën. Il est franchement basané ! En fouillant le véhicule, les pandores trouvent un petit arsenal : un couteau de marque Laguiole, une hachette, un fusil de chasse, les munitions qui vont avec, et un sac d’engrais qui peut servir à faire des bombes. 

Placé en garde à vue, le barbu, qui s’appelle Raymond, s’explique. Sa barbe ? Ça fait 40 ans qu’il la porte. Il l’a rasée une fois, pour voir… mais sa femme ne lui a plus adressé la parole jusqu’à ce qu’elle repousse ! Basané ? Il est agriculteur, dit-il, et avec le soleil et le vent, derrière le pare-brise de son tracteur, on est toujours bronzé ! Le couteau ? Mais dans l’Aveyron, tout le monde a un couteau dans la poche ! La hachette ? C’est pour faire du petit bois. Le fusil ? Je suis chasseur, explique-t-il, avec permis et tout ! L’engrais ? Mais c’est pour ses champs, enfin !

Mais que faisait-il sur cette route ? Il doit se justifier : « depuis cet hiver, j’ai été pas mal occupé dans ma ferme et je n’ai pas eu le temps de faire du bois », dit-il. Alors avec le froid qui vient il a décidé d’acheter des chutes de bois. Comment ça, des chutes de bois ? « Ben oui », dit-il, « des chutes de bois, c’est moins cher. Avant de monter en voiture, j’ai appelé ma femme sur son portable pour lui dire que je partais pour la scierie ».

Voilà l’affaire : la DGSI écoute tout ! Et ils sont un peu à cran en ce moment à ce qu’il paraît. Alors, ils ont tout de suite prévenu les gendarmes ! Ceux-ci reconnaissent qu’ils ont été surpris lors de l’interpellation. Au lieu de hurler « Allah Akbar », comme il convient, le bougre n’a cessé de maugréer « Diou me damne ! Diou me damne ! »

La DGSI ferait mieux d’écouter ses collègues de la DGSE qui, en Syrie, arme et conseille des terroristes tout à fait authentiques !

D.R.

Résistance

Mais où habite donc Thierry Lepaon ?

Marx et ça repart !Il y a un peu moins d’un mois, une grande journée d’action a marqué la vie de ce pays. Vous l’avez oubliée ? Vous êtes excusable : la grève interprofessionnelle et les manifestations pour la défens de la Sécurité sociale, à l’appel de la CGT, n’ont absolument pas désorganisé la production, et la mobilisation a été tellement modeste que la centrale syndicale elle-même est restée très discrète sur les chiffres…

Étranges défaites

Si Thierry Lepaon est actuellement dans le collimateur des médias, c’est pour le péché véniel des frais de rénovation de son appartement parisien et nullement pour la passivité de la confédération qu’il dirige. Aucune grande grève sous Hollande, malgré une série de cadeaux indécents au Medef, et une soumission servile aux diktats de Bruxelles et Berlin qui imposent l’austérité à vie sur le continent.

Une fois de plus, on ne gêne pas le PS au pouvoir. Mais le mal est plus profond : la CGT a certes lutté davantage sous la droite officielle, mais elle a toujours perdu… et toutes ses défaites étaient programmées. En quoi une journée de grève et de manifestations gêne-t-elle le capital ? Directement, en rien. Ce qui inquiète le grand patronat, c’est le danger d’une grève illimitée, c’est-à-dire la seule action qui touche son unique organe sensible : le portefeuille. L’action ponctuelle n’a donc de poids que si elle est assortie d’un avertissement clair : « Aujourd’hui, nous sommes dans la rue. Si vous ne nous entendez pas, la prochaine grève sera beaucoup plus dure. »

Les dirigeants des confédérations syndicales le savent parfaitement, et ceux de CGT mieux que tous. La dernière grande lutte progressiste victorieuse en France a été celle du Contrat Première Embauche. Et si Villepin a dû reculer, c’est bien parce que les lycéens qui la menaient n’obéissaient pas aux consignes des responsables syndicaux : ils sont entrés en grève illimitée, et n’ont cessé le mouvement qu’avec la victoire. La dernière grande lutte syndicale victorieuse en France fut celle de 1995, dirigée par la CGT des transports ferroviaires (SNCF et RATP) : là encore, grève générale interprofessionnelle jusqu’au retrait du plan Juppé de casse de la Sécu. Rien à voir avec la pitoyable journée du 16 octobre !

Depuis, nous assistons au même spectacle affligeant : la CGT, seule ou avec d’autres, programme une « journée d’action » de temps en temps. Quand la colère du monde du travail est à son comble, la cadence s’accélère : plusieurs journées en 2003 et 2010 pour les retraites, par exemple. Mais plus jamais de mot d’ordre de grève interprofessionnelle illimitée. Pourquoi ?

Déraillement historique

En décembre 1995, juste après la victoire contre le plan Juppé, la direction confédérale de la CGT demandait l’adhésion de la centrale à la Confédération européenne des syndicats (CES). La CFDT fut la première centrale française à en faire partie (c’est tout dire !) suivie de FO.  Mais on n’entre pas à la CES sans montrer patte blanche : pour être acceptée, la CGT dut « toiletter » ses statuts. L’objectif de l’abolition du salariat et de l’exploitation capitaliste (un des fondamentaux du marxisme) en disparut purement et simplement ! En 1999, la CGT put quitter la Fédération syndicale mondiale et rejoindre la CFDT (qui venait de se signaler en trahissant grossièrement le prolétariat lors de la grande lutte de 1995) au sein de la CES. Elle devenait enfin une de ces  « forces de proposition » qu’apprécient tant le Medef et ses « éditorialistes »…

Que fait donc la CES ? Au printemps 2003, alors que plusieurs pays d’Europe étaient en ébullition suite à une série de plans de casse des retraites (l’Autriche elle-même connut une grève générale : du jamais vu dans ce pays !), la CES tenait congrès et accueillait triomphalement un certain Valéry Giscard d’Estaing, qui lui présentait son projet de Traité Constitutionnel Européen (celui-là même qui serait piteusement blackboulé par le peuple français lors du référendum de 2005) ! Son rôle n’est pas de fédérer les luttes en Europe, bien au contraire : elle fonctionne grâce aux subventions de l’Union Européenne !

Une ou deux fois par an, la CES organise une manifestation de permanents (jamais de grève !), la plupart du temps à Bruxelles, pour demander une « Europe plus sociale ». À la fin de cette manifestation, un dirigeant prend la parole pour dire en substance : « si nous ne sommes pas entendus, nous recommencerons. » Et devinez quoi ? La manifestation n’a aucun impact, et une autre « journée d’action européenne » du même tonneau est décidée six mois ou un an après. Pendant ce temps, le grand patronat européen tremble !

Réorienter l’Europe ? Changer la CES ?

La CGT, de par la volonté de ses dirigeants, s’est donc coulée dans le moule de la CES : jamais elle ne dénonce l’intégration européenne. Elle se contente de réclamer une « Europe sociale » dont la simple lecture du traité de Maastricht montre qu’elle est une vaste blague. Jamais plus elle n’organise de grève générale illimitée : seulement des « journées d’action » au soir desquelles le patronat sait qu’elle ramènera sagement ses militants au bercail.

Voilà pourquoi toutes les luttes nationales progressistes, à l’exception du mouvement des jeunes contre le CPE, ont été perdantes depuis près de vingt ans : le plus puissant syndicat de la classe ouvrière est piloté en sous-main par des eurocrates. Quand la CGT a demandé à entrer dans la CES, ses dirigeants ont vendu le processus à la base en expliquant qu’ils allaient changer la CES de l’intérieur. On voit ce qu’il en est en réalité…

Franz Lieber

Résistance

Ils veulent la guerre !

Guerre - paixÀ Paris se sont réunis près de trente pays qui veulent la guerre ! Tout fier, le Président français (qui ne représente plus guère la France) n’est pas avare de bons sentiments : il nous parle de lutte contre le terrorisme, de démocratie, d’humanité en danger, d’unir nos efforts, etc.

Ce serait plus convaincant s’il n’avait pas lui-même aidé, protégé, armé ces mêmes terroristes de Daesh qu’il présentait comme des modérés quand il les appelait à se battre contre la Syrie présidée par Bachar el Assad !

Depuis plus de trois ans, l’armée arabe syrienne se bat effectivement contre ces mercenaires, qu’ils se dénomment Daesh ou autrement. Et alors que ces mêmes mercenaires sont en train d’être défaits en Syrie, il se passe quelque chose d’étonnant. À ce qu’on dit, 15.000 de ces hommes de main déferlent en Irak, bousculent l’armée irakienne, s’emparent de plusieurs villes importantes et, très opportunément, font main basse sur une grande quantité d’argent liquide « oublié » dans les banques du coin ainsi que sur des armes toutes neuves qui se trouvaient là ! Bizarre tout de même que tout ça soit tranquillement stocké à portée de main du premier terroriste venu, dans un pays où règne un chaos savamment entretenu par les États-Unis ! Bizarre aussi que le renseignement étasunien n’ait rien vu venir ! Il est vrai que ce même renseignement étasunien avait très clairement vu les armes de destruction massive de Saddam Hussein tout comme il a récemment vu des colonnes de chars russes se diriger vers le Donbass !

Bref, ces terroristes de Daesh déferlent et rien ne semblerait nous dit-on pouvoir les arrêter… sauf si on leur fait la guerre, en Irak comme en Syrie !

Il faut quand même savoir que dans la région, les Étasuniens ont plusieurs objectifs de guerre qu’ils n’ont jusque-là jamais atteints. D’abord la partition de l’Irak en trois parties : chiites, sunnites et kurdes, histoire que l’Irak disparaisse pour de bon et soit remplacé par trois entités dont il serait facile d’attiser les antagonismes. Et surtout détruire la Syrie qui a le toupet de mener une guerre victorieuse contre ces mercenaires envoyés par l’Occident avec le soutien actif (et financier) de pays arabes qui se vautrent dans la soumission à l’impérialisme, tels l’Arabie Saoudite, le Qatar, les Émirats…

Justement, en Irak, Daesh s’installe sur la zone qui aurait vocation à être une terre sunnite ! Les Kurdes du PKK sont vivement encouragés à occuper ce qui pourrait être une sorte de Kurdistan (ça ne fait pas trop plaisir à la Turquie, parce que ça lui prend un bon bout de son territoire, mais elle a choisi son camp – le mauvais – et cela a un prix… qu’elle n’a pas fini de payer !). Le restant, chiite, pourrait rester dans les mains du petit gouvernement irakien.

Ainsi donc, trente pays se sont réunis à Paris, justement ceux qui financent, protègent et dirigent dans les faits, les terroristes à qui ils prétendent faire la guerre. Pournous convaincre de la malfaisance de « l’ennemi » et nous appeler à soutenir leur éradication, des vidéos de décapitations sauvages apparaissent sur le net. Et elles sont « authentifiées » par les services de renseignements étasuniens ! Ben voyons !

C’est bizarre tout de même. Ceux qui combattent effectivement ces groupes de mercenaires depuis des années, ceux qui ont l’expérience de ce combat, ceux qui ont montré toute leur détermination dans l’atteinte de cet objectif, c’est-à-dire la Syrie et son armée, le Hezbollah, l’Iran, leurs alliés russe et chinois, ceux-là ne sont même pas invités !

En somme, sachant que les mercenaires de Daesh sont des hommes de main de l’Occident (à savoir les États-Unis, les pays de l’Union européenne, Israël et les pays arabes à leur solde), sachant que Bachar el Assad, la population syrienne et l’armée arabe syrienne mènent depuis plus de trois ans une lutte victorieuse contre cet Occident qui se bat par procuration en armant, finançant, instruisant des hordes barbares, sachant que la population française, dans sa majorité jamais consultée, soutient la Palestine et la Russie agressées par ce même Occident, on est en droit de considérer que cette nouvelle guerre a trois objectifs.


Le premier est de pérenniser la division en trois entités confessionnelles de l’actuel Irak. Le deuxième est de chercher à tuer Bachar el Assad et de semer le chaos en Syrie, comme ont été tués Mouammar Kadhafi et Saddam Hussein, en éliminant au passage le Hezbollah, présent en Syrie et ultime rempart au Liban contre les agressions d’Israël. Le troisième objectif de guerre est à usage interne (en tout cas en France, mais on peut supposer que les autres pays européens sont sur la même longueur d’onde) : museler le peuple !

En France, une loi est en cours d’adoption. Elle est de même nature que le « Patriot Act » étasunien : supprimer les droits du peuple pour sécuriser le capital !


Il ressort que la liberté de circuler sera suspendue, votre passeport pouvant être confisqué au moindre soupçon policier. Il suffira par exemple que vous ayez exprimé une opinion favorable au Hezbollah ou à la Résistance palestinienne !

Internet est évidemment une cible. L’accès aux sites qui combattent l’impérialisme pourra être interdit, toujours sur décision policière. Et les auteurs pourront être condamnés à de lourdes peines.

Mais ces trois buts de guerre ne sont pas encore atteints ! La Syrie a déjà déclaré qu’elle ripostera à toute agression sur son territoire ; elle a de nombreux atouts en main. La Chine et la Russie ne resteront pas de leur côté les bras croisés ! Les coalisés pourraient ainsi avoir de belles surprises balistiques et informatiques !

En France même, les protestations contre les lois liberticides arrivent de toutes parts, et on se dirige clairement vers un gouvernement autoritaire ! Et nul besoin d’être devin pour voir qu’au-delà des enjeux militaire et économique, il y a celui du contrôle de l’opinion. Or « l’opinion », c’est chacun de nous : alors, protestez, dénoncez, manifestez, faites chauffer les réseaux sociaux !

D.R.

Résistance

Patriyòt n° 27, journal du PKLS

Le Parti communiste pour l’indépendance et le socialisme (Pati kominis pour lendépandans ek sosyalizm en créole) vient de nous envoyer le dernier numéro de Patriyòt, la nouvelle version de son mensuel.

Au programme de celui-ci : 

 

  • Inscrire les luttes des travailleurs dans le combat politique. Pour la libération nationale et l’émancipation sociale ;
  •  PKLS ka fété 30 lanné-y. S’approprier l’action passée pour continuer la lutte ;
  • Un rapport de la Cour des comptes sur le chlordécone ;
  • Chikungunya : quand ARS devient RAS. Renoncement à l’action sanitaire ;
  • Lè toupé pa ni latjé ;
  • France : le Front national. Deux faces d’une même médaille : le fascisme ;
  • Sakré nèg nwè !
  • L’Europe « démocratique » : pouvoir d’un roi ou expression des masses ?
  • Hollande authentique défenseur de son « ennemi » : la finance ;
  • Quand Rosa Luxemburg s’exprimait à propos de l’éruption de la Montagne Pelée ;
  • Agence régionale de santé : la toge de la trahison ;
  • Palestine : l’OLP a cinquante ans ;
  • Syrie : Bachar el Assad réélu président ;
  • Message de soutien au personnel hospitalier en grève.