Résistance

Tous suspects !

Tous suspects !

La source qui sert de base à l’article ci-dessous nous a paru fiable, mais en fait, c’est un canular ! La source réelle est “La dèche du midi”, un site parodique. Bref, on s’est fait avoir. Mais l’histoire est belle et bien trouvée ! DR

 

Tous suspects, c’est le principe même de l’anti-terrorisme ! En voici une illustration, belle comme un gag de Dany Boon.

À la mi-janvier, la DGSI alerte une brigade de gendarmerie de l’Aveyron : un présumé terroriste se prépare à partir pour le djihad et ça ce passe dans leur coin. Les gendarmes font diligence, et en à peine quelques heures, un barrage intercepte un barbu au volant d’une Citroën. Il est franchement basané ! En fouillant le véhicule, les pandores trouvent un petit arsenal : un couteau de marque Laguiole, une hachette, un fusil de chasse, les munitions qui vont avec, et un sac d’engrais qui peut servir à faire des bombes. 

Placé en garde à vue, le barbu, qui s’appelle Raymond, s’explique. Sa barbe ? Ça fait 40 ans qu’il la porte. Il l’a rasée une fois, pour voir… mais sa femme ne lui a plus adressé la parole jusqu’à ce qu’elle repousse ! Basané ? Il est agriculteur, dit-il, et avec le soleil et le vent, derrière le pare-brise de son tracteur, on est toujours bronzé ! Le couteau ? Mais dans l’Aveyron, tout le monde a un couteau dans la poche ! La hachette ? C’est pour faire du petit bois. Le fusil ? Je suis chasseur, explique-t-il, avec permis et tout ! L’engrais ? Mais c’est pour ses champs, enfin !

Mais que faisait-il sur cette route ? Il doit se justifier : « depuis cet hiver, j’ai été pas mal occupé dans ma ferme et je n’ai pas eu le temps de faire du bois », dit-il. Alors avec le froid qui vient il a décidé d’acheter des chutes de bois. Comment ça, des chutes de bois ? « Ben oui », dit-il, « des chutes de bois, c’est moins cher. Avant de monter en voiture, j’ai appelé ma femme sur son portable pour lui dire que je partais pour la scierie ».

Voilà l’affaire : la DGSI écoute tout ! Et ils sont un peu à cran en ce moment à ce qu’il paraît. Alors, ils ont tout de suite prévenu les gendarmes ! Ceux-ci reconnaissent qu’ils ont été surpris lors de l’interpellation. Au lieu de hurler « Allah Akbar », comme il convient, le bougre n’a cessé de maugréer « Diou me damne ! Diou me damne ! »

La DGSI ferait mieux d’écouter ses collègues de la DGSE qui, en Syrie, arme et conseille des terroristes tout à fait authentiques !

D.R.

Résistance

Mais où habite donc Thierry Lepaon ?

Marx et ça repart !Il y a un peu moins d’un mois, une grande journée d’action a marqué la vie de ce pays. Vous l’avez oubliée ? Vous êtes excusable : la grève interprofessionnelle et les manifestations pour la défens de la Sécurité sociale, à l’appel de la CGT, n’ont absolument pas désorganisé la production, et la mobilisation a été tellement modeste que la centrale syndicale elle-même est restée très discrète sur les chiffres…

Étranges défaites

Si Thierry Lepaon est actuellement dans le collimateur des médias, c’est pour le péché véniel des frais de rénovation de son appartement parisien et nullement pour la passivité de la confédération qu’il dirige. Aucune grande grève sous Hollande, malgré une série de cadeaux indécents au Medef, et une soumission servile aux diktats de Bruxelles et Berlin qui imposent l’austérité à vie sur le continent.

Une fois de plus, on ne gêne pas le PS au pouvoir. Mais le mal est plus profond : la CGT a certes lutté davantage sous la droite officielle, mais elle a toujours perdu… et toutes ses défaites étaient programmées. En quoi une journée de grève et de manifestations gêne-t-elle le capital ? Directement, en rien. Ce qui inquiète le grand patronat, c’est le danger d’une grève illimitée, c’est-à-dire la seule action qui touche son unique organe sensible : le portefeuille. L’action ponctuelle n’a donc de poids que si elle est assortie d’un avertissement clair : « Aujourd’hui, nous sommes dans la rue. Si vous ne nous entendez pas, la prochaine grève sera beaucoup plus dure. »

Les dirigeants des confédérations syndicales le savent parfaitement, et ceux de CGT mieux que tous. La dernière grande lutte progressiste victorieuse en France a été celle du Contrat Première Embauche. Et si Villepin a dû reculer, c’est bien parce que les lycéens qui la menaient n’obéissaient pas aux consignes des responsables syndicaux : ils sont entrés en grève illimitée, et n’ont cessé le mouvement qu’avec la victoire. La dernière grande lutte syndicale victorieuse en France fut celle de 1995, dirigée par la CGT des transports ferroviaires (SNCF et RATP) : là encore, grève générale interprofessionnelle jusqu’au retrait du plan Juppé de casse de la Sécu. Rien à voir avec la pitoyable journée du 16 octobre !

Depuis, nous assistons au même spectacle affligeant : la CGT, seule ou avec d’autres, programme une « journée d’action » de temps en temps. Quand la colère du monde du travail est à son comble, la cadence s’accélère : plusieurs journées en 2003 et 2010 pour les retraites, par exemple. Mais plus jamais de mot d’ordre de grève interprofessionnelle illimitée. Pourquoi ?

Déraillement historique

En décembre 1995, juste après la victoire contre le plan Juppé, la direction confédérale de la CGT demandait l’adhésion de la centrale à la Confédération européenne des syndicats (CES). La CFDT fut la première centrale française à en faire partie (c’est tout dire !) suivie de FO.  Mais on n’entre pas à la CES sans montrer patte blanche : pour être acceptée, la CGT dut « toiletter » ses statuts. L’objectif de l’abolition du salariat et de l’exploitation capitaliste (un des fondamentaux du marxisme) en disparut purement et simplement ! En 1999, la CGT put quitter la Fédération syndicale mondiale et rejoindre la CFDT (qui venait de se signaler en trahissant grossièrement le prolétariat lors de la grande lutte de 1995) au sein de la CES. Elle devenait enfin une de ces  « forces de proposition » qu’apprécient tant le Medef et ses « éditorialistes »…

Que fait donc la CES ? Au printemps 2003, alors que plusieurs pays d’Europe étaient en ébullition suite à une série de plans de casse des retraites (l’Autriche elle-même connut une grève générale : du jamais vu dans ce pays !), la CES tenait congrès et accueillait triomphalement un certain Valéry Giscard d’Estaing, qui lui présentait son projet de Traité Constitutionnel Européen (celui-là même qui serait piteusement blackboulé par le peuple français lors du référendum de 2005) ! Son rôle n’est pas de fédérer les luttes en Europe, bien au contraire : elle fonctionne grâce aux subventions de l’Union Européenne !

Une ou deux fois par an, la CES organise une manifestation de permanents (jamais de grève !), la plupart du temps à Bruxelles, pour demander une « Europe plus sociale ». À la fin de cette manifestation, un dirigeant prend la parole pour dire en substance : « si nous ne sommes pas entendus, nous recommencerons. » Et devinez quoi ? La manifestation n’a aucun impact, et une autre « journée d’action européenne » du même tonneau est décidée six mois ou un an après. Pendant ce temps, le grand patronat européen tremble !

Réorienter l’Europe ? Changer la CES ?

La CGT, de par la volonté de ses dirigeants, s’est donc coulée dans le moule de la CES : jamais elle ne dénonce l’intégration européenne. Elle se contente de réclamer une « Europe sociale » dont la simple lecture du traité de Maastricht montre qu’elle est une vaste blague. Jamais plus elle n’organise de grève générale illimitée : seulement des « journées d’action » au soir desquelles le patronat sait qu’elle ramènera sagement ses militants au bercail.

Voilà pourquoi toutes les luttes nationales progressistes, à l’exception du mouvement des jeunes contre le CPE, ont été perdantes depuis près de vingt ans : le plus puissant syndicat de la classe ouvrière est piloté en sous-main par des eurocrates. Quand la CGT a demandé à entrer dans la CES, ses dirigeants ont vendu le processus à la base en expliquant qu’ils allaient changer la CES de l’intérieur. On voit ce qu’il en est en réalité…

Franz Lieber

Résistance

Ils veulent la guerre !

Guerre - paixÀ Paris se sont réunis près de trente pays qui veulent la guerre ! Tout fier, le Président français (qui ne représente plus guère la France) n’est pas avare de bons sentiments : il nous parle de lutte contre le terrorisme, de démocratie, d’humanité en danger, d’unir nos efforts, etc.

Ce serait plus convaincant s’il n’avait pas lui-même aidé, protégé, armé ces mêmes terroristes de Daesh qu’il présentait comme des modérés quand il les appelait à se battre contre la Syrie présidée par Bachar el Assad !

Depuis plus de trois ans, l’armée arabe syrienne se bat effectivement contre ces mercenaires, qu’ils se dénomment Daesh ou autrement. Et alors que ces mêmes mercenaires sont en train d’être défaits en Syrie, il se passe quelque chose d’étonnant. À ce qu’on dit, 15.000 de ces hommes de main déferlent en Irak, bousculent l’armée irakienne, s’emparent de plusieurs villes importantes et, très opportunément, font main basse sur une grande quantité d’argent liquide « oublié » dans les banques du coin ainsi que sur des armes toutes neuves qui se trouvaient là ! Bizarre tout de même que tout ça soit tranquillement stocké à portée de main du premier terroriste venu, dans un pays où règne un chaos savamment entretenu par les États-Unis ! Bizarre aussi que le renseignement étasunien n’ait rien vu venir ! Il est vrai que ce même renseignement étasunien avait très clairement vu les armes de destruction massive de Saddam Hussein tout comme il a récemment vu des colonnes de chars russes se diriger vers le Donbass !

Bref, ces terroristes de Daesh déferlent et rien ne semblerait nous dit-on pouvoir les arrêter… sauf si on leur fait la guerre, en Irak comme en Syrie !

Il faut quand même savoir que dans la région, les Étasuniens ont plusieurs objectifs de guerre qu’ils n’ont jusque-là jamais atteints. D’abord la partition de l’Irak en trois parties : chiites, sunnites et kurdes, histoire que l’Irak disparaisse pour de bon et soit remplacé par trois entités dont il serait facile d’attiser les antagonismes. Et surtout détruire la Syrie qui a le toupet de mener une guerre victorieuse contre ces mercenaires envoyés par l’Occident avec le soutien actif (et financier) de pays arabes qui se vautrent dans la soumission à l’impérialisme, tels l’Arabie Saoudite, le Qatar, les Émirats…

Justement, en Irak, Daesh s’installe sur la zone qui aurait vocation à être une terre sunnite ! Les Kurdes du PKK sont vivement encouragés à occuper ce qui pourrait être une sorte de Kurdistan (ça ne fait pas trop plaisir à la Turquie, parce que ça lui prend un bon bout de son territoire, mais elle a choisi son camp – le mauvais – et cela a un prix… qu’elle n’a pas fini de payer !). Le restant, chiite, pourrait rester dans les mains du petit gouvernement irakien.

Ainsi donc, trente pays se sont réunis à Paris, justement ceux qui financent, protègent et dirigent dans les faits, les terroristes à qui ils prétendent faire la guerre. Pournous convaincre de la malfaisance de « l’ennemi » et nous appeler à soutenir leur éradication, des vidéos de décapitations sauvages apparaissent sur le net. Et elles sont « authentifiées » par les services de renseignements étasuniens ! Ben voyons !

C’est bizarre tout de même. Ceux qui combattent effectivement ces groupes de mercenaires depuis des années, ceux qui ont l’expérience de ce combat, ceux qui ont montré toute leur détermination dans l’atteinte de cet objectif, c’est-à-dire la Syrie et son armée, le Hezbollah, l’Iran, leurs alliés russe et chinois, ceux-là ne sont même pas invités !

En somme, sachant que les mercenaires de Daesh sont des hommes de main de l’Occident (à savoir les États-Unis, les pays de l’Union européenne, Israël et les pays arabes à leur solde), sachant que Bachar el Assad, la population syrienne et l’armée arabe syrienne mènent depuis plus de trois ans une lutte victorieuse contre cet Occident qui se bat par procuration en armant, finançant, instruisant des hordes barbares, sachant que la population française, dans sa majorité jamais consultée, soutient la Palestine et la Russie agressées par ce même Occident, on est en droit de considérer que cette nouvelle guerre a trois objectifs.


Le premier est de pérenniser la division en trois entités confessionnelles de l’actuel Irak. Le deuxième est de chercher à tuer Bachar el Assad et de semer le chaos en Syrie, comme ont été tués Mouammar Kadhafi et Saddam Hussein, en éliminant au passage le Hezbollah, présent en Syrie et ultime rempart au Liban contre les agressions d’Israël. Le troisième objectif de guerre est à usage interne (en tout cas en France, mais on peut supposer que les autres pays européens sont sur la même longueur d’onde) : museler le peuple !

En France, une loi est en cours d’adoption. Elle est de même nature que le « Patriot Act » étasunien : supprimer les droits du peuple pour sécuriser le capital !


Il ressort que la liberté de circuler sera suspendue, votre passeport pouvant être confisqué au moindre soupçon policier. Il suffira par exemple que vous ayez exprimé une opinion favorable au Hezbollah ou à la Résistance palestinienne !

Internet est évidemment une cible. L’accès aux sites qui combattent l’impérialisme pourra être interdit, toujours sur décision policière. Et les auteurs pourront être condamnés à de lourdes peines.

Mais ces trois buts de guerre ne sont pas encore atteints ! La Syrie a déjà déclaré qu’elle ripostera à toute agression sur son territoire ; elle a de nombreux atouts en main. La Chine et la Russie ne resteront pas de leur côté les bras croisés ! Les coalisés pourraient ainsi avoir de belles surprises balistiques et informatiques !

En France même, les protestations contre les lois liberticides arrivent de toutes parts, et on se dirige clairement vers un gouvernement autoritaire ! Et nul besoin d’être devin pour voir qu’au-delà des enjeux militaire et économique, il y a celui du contrôle de l’opinion. Or « l’opinion », c’est chacun de nous : alors, protestez, dénoncez, manifestez, faites chauffer les réseaux sociaux !

D.R.

Résistance

Patriyòt n° 27, journal du PKLS

Le Parti communiste pour l’indépendance et le socialisme (Pati kominis pour lendépandans ek sosyalizm en créole) vient de nous envoyer le dernier numéro de Patriyòt, la nouvelle version de son mensuel.

Au programme de celui-ci : 

 

  • Inscrire les luttes des travailleurs dans le combat politique. Pour la libération nationale et l’émancipation sociale ;
  •  PKLS ka fété 30 lanné-y. S’approprier l’action passée pour continuer la lutte ;
  • Un rapport de la Cour des comptes sur le chlordécone ;
  • Chikungunya : quand ARS devient RAS. Renoncement à l’action sanitaire ;
  • Lè toupé pa ni latjé ;
  • France : le Front national. Deux faces d’une même médaille : le fascisme ;
  • Sakré nèg nwè !
  • L’Europe « démocratique » : pouvoir d’un roi ou expression des masses ?
  • Hollande authentique défenseur de son « ennemi » : la finance ;
  • Quand Rosa Luxemburg s’exprimait à propos de l’éruption de la Montagne Pelée ;
  • Agence régionale de santé : la toge de la trahison ;
  • Palestine : l’OLP a cinquante ans ;
  • Syrie : Bachar el Assad réélu président ;
  • Message de soutien au personnel hospitalier en grève.

Résistance

Juin : débarquement de tromperies massives !

L'homme au cigare entre les dentsLes commémorations du débarquement du 6 juin 44 ont été l’occasion, non pas tellement d’inventer des mensonges (ils existent depuis longtemps), mais de tenter de les confirmer. Les motivations des Anglo-saxons en débarquant sur nos côtes n’étaient en effet portées par aucune noblesse.

La première raison est assez bien connue : ce sont les Soviétiques qui ont vaincu l’armée allemande… et non les Étasuniens. À plusieurs reprises et depuis plusieurs années, les Soviétiques avaient souhaité que « leurs alliés » étasuniens ouvrent un second front pour soulager leur effort de guerre. Mais ces derniers se réjouissaient des difficultés militaires de l’URSS. Entrés en guerre sur le tard, ils rêvaient secrètement à son épuisement !

Mais voilà que l’armée allemande vacille. L’affaire avait commencé à s’éclaircir depuis fin 41, après la contre-offensive victorieuse de l’Armée Rouge devant Moscou : l’Allemagne n’avait pas les ressources pour mener une guerre de longue haleine (on va y revenir…) et cette contre-offensive a montré que, justement, elle le serait.

Survint la bataille de Stalingrad, gagnée au prix d’un héroïsme reconnu par tous mais aussi grâce à une grande habileté militaire. L’armée soviétique écrabouille l’armée allemande et se retrouve à foncer vers Berlin.

Et c’est seulement à ce moment-là que les Étasuniens se sont décidé à agir. Pas pour libérer qui que ce soit, l’affaire était en court (y compris en France même par la Résistance). Mais pour voler au secours de la victoire. En clair, tirer les marrons du feu !

Les Américains n’ont donc pas vaincu l’armée allemande ! Ajoutons au passage qu’ils n’ont pas vaincu non plus l’armée japonaise : là, c’est l’Armée rouge chinoise qui s’en est occupé !

D’ailleurs, effrayés de voir que ce seraient les communistes chinois et les Soviétiques qui pourraient recevoir la capitulation du Japon, ils ont utilisé la bombe atomique  pour empêcher ça ! Les États-Unis sont encore aujourd’hui le seul pays à avoir commis ce crime.

Autre aspect un peu moins connu : le capital étasunien a participé à l’effort de guerre allemand. En effet, l’élite économique étasunienne était très admirative d’Hitler. Il y avait deux raisons à cela. Hitler apportait une solution à ses deux problèmes : la crise de surproduction était d’une part réglée par la production de matériel de guerre et d’autre part, « les rouges » (comme on disait à l’époque) étaient éliminés. Bien sûr, Hitler était raciste, mais ça ne lui posait aucun problème : elle l’était elle aussi !

La production de moteurs, de camions, de chars, d’avions, et toutes ces choses étaient assurée en partie par les Américains et en partie sur place, en Allemagne. En effet, Opel est une entreprise de General Motors depuis 1929, et Ford avait aussi des usines dans le Reich. Le personnel ne coûtait pas vraiment cher : il venait des camps de concentration. L’État allemand payait rubis sur l’ongle la production, et les capitaux étaient rapatriés via la Suisse (opportunément neutre, toute chose a toujours une bonne raison !) qui venait de créer, toujours aussi opportunément, la Banque des règlements internationaux !

Mais pour faire fonctionner tous ces moteurs, il fallait du carburant et de l’huile. Où sont les puits de pétrole allemands ? Il n’y en avait pas. Or, les États-Unis en regorgeaient ! C’est ExxonMobil, fondée fin 19ème par Rockefeller, qui fournira tout ce qu’il faut !

La stratégie allemande était basée sur la Blitzkrieg, la guerre éclair. Une bonne raison à cela était le manque de ressources de l’Allemagne : il fallait donc s’emparer rapidement des ressources de l’adversaire. L’essentiel résidait alors dans la coordination entre l’infanterie, transportée en camion, les chars et l’aviation. La performance des communications était déterminante : AT&T et IBM savaient faire et louèrent bien volontiers leurs services.

Vous trouverez encore quantité d’informations sur la participation étasunienne à la guerre de l’Allemagne hitlérienne dans le livre de Jacques Pauwels, Le mythe de la bonne guerre.

Enfin, ces soi-disant libérateurs avaient un tout autre plan : faire de la France un protectorat étasunien. C’était l’AMGOT (un gouvernement militaire) qui devait gérer le pays. Des cadres avaient été formés aux États-Unis et des francs avaient déjà été imprimés avant le débarquement. Tout était prêt. La mayonnaise n’a finalement pas pris en France (mais un peu en Italie) parce que le général de Gaulle avait déjà créé un gouvernement provisoire. Et la Résistance y était évidemment et fermement opposée. Mais l’assujettissement se poursuivit malgré tout avec le plan Marshall.

Donc, après avoir aidé l’Allemagne à faire la guerre, après avoir cherché la défaite soviétique, après avoir volé au secours de la victoire, après avoir utilisé la bombe atomique contre le Japon, le bilan était déjà bien lourd.

On rajoutera néanmoins une petite louche avec la « dénazification ». En effet, arrivés à Berlin, les Étasuniens récupérèrent tous les nazis utiles (en particulier les scientifiques, dont Von Braun) qu’ils pouvaient trouver et les ont expédiés Outre-Atlantique. Ce sont quelques milliers d’entre eux qui firent la traversée…

Enfin, nos braves Ricains ont ardemment soutenu les « chasseurs » de nazis (tels le couple Klarsfeld), mais à une condition : qu’ils aillent les chercher où ils voulaient… sauf sur le sol étasunien !

Bref, le débarquement libérateur est un sanglant conte de fée.

D.R.

Résistance

Les sanctions : en voilà un bon plan !

Hollande RussieDonc « l’Occident », fort mécontent de la Russie, lui impose des sanctions. Non mais ! Non seulement cette Russie se permet de soutenir la Syrie, qui sort victorieuse de l’agression fomentée contre elle, mais voilà que cette même Russie se mêle de râler contre la manœuvre ukrainienne ! Pourtant, les Étasuniens avaient pris l’habitude, tranquilles, de grignoter les pays composant l’ex-URSS pour les enrôler dans l’OTAN.

Et en plus la Crimée, russe depuis toujours, se hâte de rejoindre la mère patrie, et une grande partie de l’Ukraine souhaite, a minima, son autonomie, peut-être son indépendance…voire son rattachement à la Russie (là, ça va certainement être plus difficile !).

Donc, « l’Occident » sanctionne : ça va faire mal ! Alors voilà, quelques responsables russes ont leurs avoirs bancaires gelés, et ils ne pourront même plus obtenir de visa pour aller faire leurs emplettes à New-York ! Vont-ils survivre ? Peut-être même que l’Europe ne va plus acheter de gaz (encore que, le gaz, c’est bien utile …) et que la France ne va pas livrer les deux vedettes Mistral (encore que, le commerce, c’est bien utile …). Et ils réfléchissent à faire pire !

Remarquons que Vladimir Poutine se garde toujours de faire des déclarations tonitruantes, mais il prend des mesures dans l’air du temps. Simplement, la question se pose : faut-il vraiment garder les services bancaires américains pour les paiements par carte bleue en Russie ? L’instauration d’un propre système de paiement ne s’imposait-il pas ? Le parlement russe a tranché en mai. Exit les cartes Visa, exit les cartes Mastercard ! Avec la Chine et d’autres pays asiatiques, ça fait un volume suffisant pour rentabiliser l’affaire.

Justement, la Chine a reçu avec les honneurs le président russe fin mai. Des contrats ont été signés pour des centaines de milliards de dollars. En particulier pour la vente de gaz russe à la Chine. Les négociations traînaient depuis une dizaine d’années, et brusquement, tout se débloque ! Coup dur à l’Ouest !

Et puis, Airbus est embarrassé, parce que le titane, indispensable pour faire des avions, est acheté à la Russie. Allô Obama, t’en as du titane ? Euh, non, pas vraiment, faudrait qu’une bonne grosse météorite tombe chez nous !

Enfin, les producteurs de porc bretons sont plutôt réservés sur les sanctions, parce que la Russie est justement un gros acheteur ! Les Russes ont décrété un embargo sur le porc européen parce que ceux en provenance de Lituanie étaient infectés par la peste porcine !

Et je ne vous parle pas de la CICA (Conférence pour l’interaction et les mesures de confiance en Asie). Créée dans les années 90 après la chute de l’URSS, cette organisation n’avait jamais très bien fonctionné. Mais la session qui s’est tenue fin mai à Shanghai semble avoir sérieusement ressoudé les liens entre les pays membres !

Il n’y a pas de doute, le vent tourne !

D.R.

Résistance

Patriyòt n° 26, journal du PKLS

Le Parti communiste pour l’indépendance et le socialisme (Pati kominis pour lendépandans ek sosyalizm en créole) vient de nous envoyer le dernier numéro de Patriyòt, la nouvelle version de son mensuel.

Au programme de celui-ci : 

 

  • 22 mai : du combat pour la liberté à la lutte à la lutte de libération nationale ;
  • L’imagination sans limites des colons pour asséner la « civilisation » ;
  • Document : déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux ;
  • Le droit des peuples à leur libération, à leur indépendance, est un droit inaliénable ;
  • Refusons la farce électorale du 25 mai ;
  • Carifta games : petites leçons de la Caraïbe ;
  • Dans leur monde « libre » : confidentialité des communications et vie privée n’existent plus ;
  • Drapo : Eti ta’w ? Eti ta’w ?
  • Diên Biên Phu : 60 ans. Extraordinaire victoire du peupel vietnamien contre l’armée française ;
  • Palestine : toujours la même politique raciste, nazie, colonialiste d’Israël !
  • Rwanda : quand la France participe au génocide ;
  • Aprann pou konprann, konprann pou lité : dialectique de la race, de la classe, de la Nation, de la Révolution ;
  • Delgrès héros emblématique de la lutte du peuple guadeloupéen contre l’esclavage et pour la liberté ;
  • Document : à l’univers entier le cri de l’innocence et du désespoir ;
  • Pour sortir notre pays du marasme, une seule solution : l’engagement patriotique véritable.

Résistance

Le 25 mai, on va gagner !

ObélixLa plupart des sondages prévoient une abstention record de plus de 60% pour les prochaines élections du « parlement » européen. Et c’est tant mieux.

 

L’Union européenne est régie par des traités. Celui de Rome (1957) est économiquement libéral. Il érige la « libre concurrence » en principe intouchable. Quelques années auparavant, la CECA (Communauté européenne du charbon et de l’acier) avait mis en libre concurrence le charbon de France et celui de la Ruhr. Et comme le charbon de la Ruhr est bien plus facile à extraire que celui des bassins miniers français, parce qu’il est enfoui moins profondément et en couches plus épaisses et plus régulières, il était facile de prévoir ce qui allait arriver aux mines de Lorraine, du Nord-Pas-de-Calais et du Tarn. Pour l’acier, cela a pris un peu plus de temps, mais aujourd’hui, on peut dire que le grand patronat industriel allemand a atteint ses objectifs de 1940. Il a simplement dû être un peu patient…

 

Les tours de vis des traités de l’U.E.

 

Tous les traités qui ont suivi la CECA et Rome ont donné un nouveau tour de vis « libéral » à la « construction européenne », en mettant en concurrence les petits producteurs et les  mastodontes, en imposant des privatisations, en empêchant les États d’utiliser leur monnaie comme levier pour réduire leur déficit extérieur, etc. Le tout sous le regard bienveillant des États-Unis. Les réformes de la Politique agricole commune ont sinistré la petite agriculture et laissé le champ libre aux géants de l’agroalimentaire. Le mark s’impose sous le nom d’ « euro » à tous les pays signataires du traité de Maastricht, et étrangle toutes les économies… sauf celle de l’Allemagne.

 

En ce printemps, François Hollande, soi-disant élu « pour combattre la finance », impose l’austérité sous le nom de « pacte de responsabilité » : réduction des cotisations sociales des patrons (donc plombage des caisses de retraites et de la sécu) en échange de vagues promesses d’embauche qui ne seront jamais tenues (tous les précédents cadeaux aux chefs d’entreprises le montrent), poursuite du gel des salaires des fonctionnaires… Mais, même un président d’ultragauche serait obligé d’en faire autant (du moins s’il refuse de sortir de l’U.E.), puisque le TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) est entré formellement en vigueur le 1er janvier 2013 et commence à s’appliquer dans toute sa rigueur cette année.

 

La fiction d’un « parlement européen »

 

Or, que peuvent les eurodéputés pour changer de politique et sortir de cette austérité « libérale » qui vide les poches des classes populaires pour gaver les banquiers ? Absolument rien ! Les traités européens sont à l’abri de tout vote du « parlement » de Bruxelles-Strasbourg ! Ils s’appliquent mécaniquement, et définitivement ! Quant à la politique monétaire, elle est fixée par la Banque centrale européenne de Francfort, à qui les traités garantissent une totale indépendance ! Si, par miracle, une majorité d’ultragauche était élue au « parlement » le 25 mai, le TSCG resterait quand même en vigueur avec sa « règle d’or » de l’austérité à vie, et les eurodéputés continueraient à travailler dans ce cadre.

 

Alors, à quoi servent les eurodéputés ? Pourquoi organiser leur élection ? Pour faire croire au bon peuple que l’Union européenne est un espace démocratique. « L’élection » du 25 mai est une vaste tromperie. Et les grands médias ont beau se déchaîner pour tenter de culpabiliser les « mauvais citoyens » qui ont décidé de faire la grève du vote, ils n’arriveront pas à masquer cette évidence qui s’impose un peu plus chaque jour : voter aux européennes, c’est cautionner un système dictatorial.

 

PARF comme Payés À Rien Foutre !

 

Quant aux futurs eurodéputés, on peut se montrer indulgent avec eux en se souvenant que le mot « candidat » est de la même famille que « candide », et croire qu’ils se figurent qu’ils servent à quelque chose. Mais on peut aussi se rappeler un petit reportage d’une chaîne de télé allemande qui jette une lumière crue sur les motivations réelles de la plupart d’entre eux :

 

Un système qui dépense autant d’argent pour chouchouter plus de 750 plantes vertes, c’est louche… Pas étonnant que la sécurité du « parlement » de Strasbourg finisse par intervenir et violer grossièrement la liberté de la presse au bout de quelques minutes !

 

Alors, le 25 mai, nous serons 60% à fêter la victoire de ceux qui ne sont pas dupes de cette grotesque mascarade !

 

Franz Lieber

Résistance

Ukraine : « l’Occident » court à sa perte !

USA - RussiaDébut mai, le secrétaire général adjoint de l’Otan, un certain Alexander Vershbow, a déclaré devant des journalistes étasuniens, que « la politique menée par la Russie face à la crise en Ukraine pousse l’Otan à la considérer comme un adversaire et non comme un partenaire » !

 

Ben voyons ! On ne se rappelle à vrai dire pas très bien de la dernière fois où l’Otan s’est vue comme un partenaire de la Russie : elle en est même un adversaire par son existence même ! Il paraît que les journalistes prenaient un soin infini pour ne pas se tromper dans leur raisonnement en écrivant leurs éditoriaux ! Ce n’est pas ça qu’on appelle « la propagande de guerre » ?

 

Deux jours plus tard, un éditorialiste de France-Info a fait une analyse de la même veine : « en tournant le dos à l’Europe et à ses valeurs, il tourne le dos au 21ième siècle » ! Il parlait de Poutine, bien sûr, parce que la Russie se résume pour lui,  à son chef, comme dans toutes les dictatures !

 

Pour ma part, dire que je tourne le dos aux « valeurs de l’Europe » est un doux euphémisme ! Et je ne me suis pas vraiment le seul dans ce cas. Il est d’ailleurs probable qu’une majorité de Français se range à mon avis lors des prochaines élections européennes.

 

Pour l’heure, ces journalistes arrogants nous abreuvent de leurs âneries mensongères au nom de ce qu’il est convenu d’appeler « la liberté de la presse » ! Mais ils se trompent lourdement : la liberté de la presse est un privilège qui n’implique pas qu’ils disent n’importe quoi : c’est un droit du peuple à être informé !

 

De ce point de vue, les Russes, les Iraniens, les Syriens ou les Chinois sont mieux informés que nous ! Il suffit pour s’en convaincre d’aller consulter leur presse respective comme RIA Novosti, l’IRIB, SANA ou le Quotidien du Peuple.

 

C’est d’ailleurs tellement vrai que François Hollande prétend donner des leçons de démocratie à Vladimir Poutine. Toujours est-il qu’après deux ans de présidence, il convainc déjà moins de 15 % de la population alors que la cote de popularité du président russe dépasse allègrement les 85 % après quinze ans de pouvoir !

 

La situation actuelle en Ukraine est pourtant assez simple à comprendre : la crise trouve son origine dans l’agression continue de l’impérialisme (les États-Unis et l’Union européenne) contre le camp anti-impérialiste (en gros les BRICS et leurs alliés). Alors que la situation est mauvaise en Syrie pour l’Empire, non seulement du fait de la résistance acharné de l’État syrien dirigé par Bachar El-Assad avec l’appui de la population, mais aussi du soutien à la Syrie de la Chine et de la Russie, l’Empire a une bonne idée ! Il s’agit d’aller déclencher en Ukraine une émeute de type « révolution de couleur ». Bien sûr, ce n’est pas la première fois que ce genre de chose arrive : depuis la disparition de l’URSS, l’Empire n’a eu de cesse de corrompre et d’absorber les pays de l’ex URSS ; il a profité du contexte bien particulier des Jeux olympiques à Sotchi pour pousser ses pions, sachant que des déclarations intempestives de la Russie dans ce contexte auraient fait tache ! Vladimir Poutine se contentera de sourire à la tribune des JO sans piper mot…

 

L’Empire se déchaîne concomitamment place Maïdan, fait monter aux créneaux l’extrême-droite ukrainienne, démet le président ukrainien qui, il est vrai, n’a pas fait grande impression (mais quand même !) et invente un soi-disant gouvernement d’oligarques, dont le tiers est issu directement des rangs de l’extrême-droite, les deux autres tiers s’en accommodant fort bien !

 

L’une des premières mesures prises a été de retirer à la langue russe son caractère de langue officielle. Et à part ça, la Russie n’était pas la cible ? À partir de là se met en place une mécanique imparable pour l’Empire et dont l’explication est très simple : « le vent d’Est l’emporte sur le vent d’Ouest » ! C’était une expression de Mao Tsé-toung dans les années 70 pour dire que les peuples préféraient la Révolution à la domination impérialiste. Bien sûr, dans les années 80 et jusqu’à ces jours-ci, l’affaire s’était beaucoup calmée ! Mais, à force de mensonges, de mépris, de misère, de bombes, d’agressions et de morts, l’Empire a réussi à se faire détester partout et par tous dans le monde ! Alors, sans rien dire, sans rien faire, le vent est favorable à la Russie !

 

Il faut essayer de se mettre dans la peau d’un Ukrainien russophone du Donbass. Avant Maïdan, la situation économique, du fait de la corruption des oligarques de Kiev, n’était pas terrible. Après Maïdan, voir une junte prendre le pouvoir avec « Pravy sector » comme bras armé, ça commence à faire peur. Les Criméens réagirent quant à eux au quart de tour : russes depuis toujours, ils ont rapidement trouvé refuge dans la mère patrie.

 

Les autres Ukrainiens russophones (ils sont majoritaires chez eux et le savent) auraient bien vu un État fédéral comme un bon compromis. Mais la junte de Kiev ne veut rien savoir : elle veut un président issu de ses rangs qui dictera sa loi à toute l’Ukraine. Le crime d’Odessa montre aux yeux du monde que la fin justifie pour certains les moyens. Plus rien après ceci ne pourra plus être comme avant. Comment se réconcilier en effet avec des tueurs cyniques ?

 

Les Ukrainiens de l’Est semblent chercher quant à eux à asseoir leur autonomie. On verra bien. Mais ce qui est sûr, c’est que les choses tournent mal pour l’Empire ! La Syrie est en passe de gagner la guerre et Kiev se résumera à un coup d’État honteux. Le vent tourne ! Dès demain, je vais fêter ça avec mes potes !

D.R.

Résistance

Une fenêtre sur la culture libanaise

Julia Boutros est une chanteuse libanaise. Sa notice Wikipédia la dit « de confession chrétienne maronite ». Elle est capable de remplir de grandes salles de concert comme on peut le voir dans la vidéo qui suit (sous-titrée en français).

 

Dans la première chanson, la salle réagit avec enthousiasme dès que les paroles montrent son soutien à la résistance du Hezbollah. Pour la seconde chanson, manifestement connue du public, la salle en reprend les paroles avec ferveur dès les premières mesures.

 

Ce concert montre avec beaucoup d’émotion que la question-clé du Proche-Orient est la question palestinienne. Et que la résistance vaincra !

 

D.R.