Mardi 24 juillet 2012 2 24 /07 /Juil /2012 00:21

vichy05[1]À propos de la rafle du Vel d’Hiv, en juillet 1942, François Hollande s’est cru malin de déclarer, l’air tragique, que « ce crime fut commis en France, par la France ». Pour être sûr qu’on ait bien compris, il ajoute, astucieux, « pas un seul soldat allemand ne fut mobilisé » pour cet acte.

 

Il cherche ainsi à culpabiliser l’ensemble des Français, supposés responsables d’un crime collectif. C’est parfaitement mensonger ! Le régime de Vichy ne fut en rien « la France ».

À la Libération, le général de Gaulle déclara que ce régime était « nul et non avenu », considérant que la République française n’avait jamais cessé d’exister dans cette période difficile, et qu’elle était présente dans la Résistance. Voir l’inverse, c’est voir en Vichy une continuité de la République, et non une rupture. C’est par essence une vision de l’histoire collaborationniste. C’est aussi oublier que le traité d’armistice, honteusement signé le 22 juin 1940, stipulait, en son article 3, que « le gouvernement français (c'est-à-dire Vichy, NDLR) invitera immédiatement toutes les autorités et tous les services administratifs français du territoire occupé à se conformer aux réglementations des autorités militaires allemandes et à collaborer avec ces dernières d'une manière correcte. ». La rafle fut un acte de soumission à l’Allemagne ! Voilà pourquoi « pas un seul soldat allemand ne fut mobilisé » ! Les traîtres au pays voulurent montrer qu’ils pouvaient faire seuls ! Voilà pourquoi la rafle du Vel d’Hiv ne peut pas être qualifiée de crime français : cela reste un crime des autorités militaires allemandes d’occupation, et de ses collaborateurs !

 

C’était d’ailleurs l’avis de François Mitterrand qui considérait, comme le général de Gaulle, que, pendant l’occupation, il n’y avait eu qu’une seule France légitime, celle de la France Libre !

 

Rétablissons brièvement la vérité historique sur les événements douloureux de la période : la bourgeoisie française, dès l’entre-deux-guerre, ne rêvait que de l’instauration en France d’un régime fasciste, dans le but d’étouffer les revendications ouvrières, comme en Allemagne. Aucune de ses manœuvres n’aboutit, y compris une tentative de coup d’État en février 34, la vigilance du pays, en particulier de sa classe ouvrière, l’empêchant. Elle choisit donc la défaite face à l’Allemagne, et Vichy couronna ses efforts !

 

Mais on peut comprendre que François Hollande se sente solidaire de Vichy, quand on sait que les pleins pouvoirs furent votés à Pétain par une majorité de députés de la gauche de l’époque, tellement dévouée au capital, qu’elle accepta de lui rendre ce service indigne. C’est de cette gauche-là que François Hollande est si proche !

 

« L’honneur fut sauvé par les Justes » déclame-t-il ! La notion de « juste » est une notion éminemment sioniste ! En effet, en 53, Israël vota une loi commémorative de la « Shoah » qui définit la notion de « justes parmi les Nations ». Á partir de 63, ces justes-là furent identifiés par Israël, décernant ainsi un certificat de bonne conduite à une poignée (quelques milliers) de Français non-juifs, mais liés au sionisme. Or, comment expliquer que l’action de ces quelques milliers de Français ait pu, à eux seuls, sauver les trois quarts des juifs de France, estimés entre 300 et 340.000 personnes) ? Le quart des juifs de France qui furent déportés, et disparurent, furent livrés à la fureur nazie par la bourgeoisie collaborationniste. Ce taux de survie est d’ailleurs de loin le meilleur de tous les pays occupés. Il est à comparer, par exemple, au taux de survie de 5 % des juifs polonais (chiffres cités par E. Todd, dans « le Destin des Immigrés »). Ce ne sont pas que quelques « justes », mais la masse du peuple français qui n’a pas accepté que les juifs soient pourchassés !

 

François Hollande a aussi évoqué un autre concept sioniste qui est « la singularité de la Shoah ». Ainsi, l’Allemagne nazie n’aurait eu pour objectifs, pendant la Seconde Guerre mondiale, que l’extermination des juifs ! Et ce massacre serait si « singulier » qu’il ne faudrait ne parler de rien d’autre ! Faut-il oublier les 20 millions de morts soviétiques, victimes civiles et militaires de l’Allemagne nazie, qui pourtant perdit la guerre à l'Est ? Et cette « singularité » devrait-elle nous faire ignorer les exactions d’Israël sur la terre de Palestine ?


Car cela permet à François Hollande de conclure par une sérieuse menace quand il laisse entendre que quiconque s’insurge contre le sionisme, quiconque critique la politique d’Israël, sera taxé d’antisémitisme : « 
l’antisémitisme, partout où il se déploie, doit être démasqué et puni. Toutes les idéologies d'exclusion, toutes les formes d'intolérance, tous les fanatismes, la xénophobie, qui tentent de développer la logique de la haine, trouveront la République sur leur chemin ». Mais de quelle République parle-t-il ? De ce nouveau vichysme, soumis à l’Empire et à Israël ?

 

Cela donne corps à l’affirmation de Gilad Atzmon, saxophoniste israélien résidant à Londres, essayiste et auteur de « la Parabole d’Esther », étude sur le différentialisme juif, quand il dit, en référence à la Seconde Guerre mondiale : « avant les antisémites étaient ceux qui détestaient les juifs, maintenant, les antisémites sont ceux que détestent les juifs ».

 

 

DR

Par Résistance - Publié dans : Á propos - Communauté : antisioniste
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