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La crise de la zone euro s’aggrave encore. Après la Grèce, ce sont la Belgique, l’Espagne et le Portugal qui sont entrés en
récession et risquent de s’endetter encore un peu plus vec « l’aide » des grands organismes de l’usure internationale.
La Belgique est le troisième État de la zone euro à connaître la récession après avoir connu une légère baisse de sa production dans les trois derniers mois de 2011 ainsi que de son produit
intérieur brut, avec une contraction de 0,2 % de ce dernier et de 0,1 % rien qu’au dernier trimestre de l’année dernière. Contraction survenue dans une période tumultueuse marquée par la
formation d’un nouveau gouvernement après dix-huit mois de paralysie politique, la nationalisation de la filiale belge
de Dexia par l’État belge et le déclassement par Standard & Poor’s. Les économistes retiennent pour leur part que la cause des chiffres peu brillants est imputable à une recrudescence de la
crise de la dette de la zone euro et à un ralentissement économique global.
La situation de l’Espagne est autrement plus grave. Début février, le ministre ibérique du travail a dévoilé le nombre record des sans-travail : 4.599.829. Madrid ne sera certainement pas en
mesure de porter le déficit sous le seuil voulu par l’Union européenne de 3 % du PIB en 2013. Les entrepreneurs espagnols pensent au contraire qu’atteindre en 2012 l’objectif de 4,4 % de déficit
du PIVB est quasi impossible et risque de miner définitivement une économie déjà en crise. Leurs inquiétudes sont corroborées par l’annonce faite par le président du gouvernement Mariano Rajoy
selon laquelle le déficit de l’année dernière pourrait atteindre 8,4 % du PIB, bien en-deçà des 6% fixés par le précédent gouvernement socialiste et par l’Union européenne, avec de surcroît le
risque d’avoir à combler un déficit de 40 milliards d’euros cette année si l’économie reste au point mort. Or, les prévisions des économistes tablent sur une baisse de 1,5 % du PIB cette
année.
Le gouvernement Rajoy espère confirmer son engagement pour atteindre l’objectif des 4,4 % de déficit du PIB, objectif qui va de pair avec la rigueur, et espère que la commission européenne et la
chancelière allemande Angela Merkel seront disposées à accepter des mesures moins dures sur le plan économico-financier. Tout porte malheureusement à croire que la situation s’aggravera et
affaiblira davantage une économie en récession aux prises avec un taux de chômage à deux chiffres.
Mais si Athènes pleure, Sparte ne rit pas forcément. L’économie du Portugal subira une contraction d’au moins 3 % de son produit intérieur brut cette année. Le gouvernement lusitanien estime que
pour renforcer l’économie et lui faire prendre son élan, il faut créer une nouvelle vague de privatisations de l’énergie, des services postaux jusqu’aux chemins de fer. Une série de
mesures qui appauvriraient un peu plus le peuple lusitanien comme les autres peuples européens aux prises avec la crise, jetant sur le pavé des millions de famille et provoquant seulement la faim
et le chômage.
Capitaine Martin.